Par Mohammed Yassir Mouline
Face à la tempête « Leonardo », le Maroc a conduit une opération d’évacuation préventive de grande ampleur, protégeant des dizaines de milliers de personnes grâce à l’activation anticipée de ses dispositifs d’urgence… Cette efficacité a rapidement suscité des comparaisons au-delà des frontières. Au Portugal, le débat s’est déplacé jusqu’au parlement, où la gestion des inondations dans l’Alentejo et l’Algarve « marquées par des retards d’évacuation et des pertes humaines » a été vivement contestée… Le Maroc a alors été cité comme point de référence… comment un État du sud de la Méditerranée a-t-il pu anticiper là où un pays européen a montré ses limites ? La question dépasse le cas portugais et renvoie à un enjeu central… face au choc climatique, l’efficacité procède d’abord de la décision politique…
Quand la nature devient un fait politique
Les grandes catastrophes ne sont jamais de simples événements naturels… Elles constituent des moments de vérité politique... Elles testent la solidité des institutions, la maturité des sociétés et la capacité des États à transformer l’urgence en action collective… Le Maroc traverse aujourd’hui l’un de ces moments critiques, où le climat cesse d’être un paramètre extérieur pour devenir un enjeu central de souveraineté… Depuis le séisme d’Al Hoceïma, puis celui d’Al Haouz, une inflexion est perceptible… l’État marocain a renforcé sa capacité à gérer ses propres tragédies sans dépendance structurelle à l’assistance extérieure.... Les inondations récentes, par leur ampleur et leur violence, confirment cette évolution…
Le climat, nouvelle frontière de la souveraineté
Pluies exceptionnelles, barrages dépassant leurs capacités de rétention, fleuves sortant de leur lit, villes partiellement ou totalement évacuées… Ksar El Kébir, Sidi Kacem, Kénitra, Tétouan… Les infrastructures sont mises sous tension, les équilibres territoriaux fragilisés… Ce choc climatique impose une évidence stratégique… la catastrophe doit désormais être intégrée de manière permanente dans la doctrine nationale… Non comme un accident, mais comme un champ structurant de l’action publique… La nature, elle aussi, classe les États…
Une société sans panique
Au cœur de la crise, un fait mérite attention… l’absence d’effondrement social… Pas de scènes de chaos généralisé, pas de panique collective... Une société qui encaisse, s’organise et aide… Des images s’imposent … un policier portant une femme âgée sur son dos, la protégeant comme un fils… des jeunes bénévoles évacuant le mobilier de familles modestes pendant que les chefs de ménage conservent leur dignité… Ces scènes ne relèvent pas de l’anecdote émotionnelle… Elles traduisent une culture de résilience forgée dans la durée, par la cohabitation avec la sécheresse, l’inondation et l’incertitude climatique…
L’État visible dans l’urgence
À ceux qui s’interrogent périodiquement sur la présence de l’État marocain, la crise apporte une réponse sans discours... L’État est là, physiquement, opérationnellement… Il évacue, secourt, nourrit, informe… Il agit avec ses institutions, mais aussi avec ses agents, présents au cœur même des zones sinistrées… Il ne s’agit pas d’un exercice de communication, mais d’un mode de gouvernance en situation extrême… une souveraineté qui s’exerce, plutôt qu’elle ne se proclame…
De l’intervention immédiate à l’après-catastrophe
L’épreuve ne se limite pas au sauvetage… Elle se prolonge dans l’après... Indemnisation des sinistrés, reconstruction, sécurisation des zones à risque, refonte des dispositifs de prévention… l’après-catastrophe constitue un test politique encore plus exigeant… Un choix semble néanmoins affirmé, celui de l’assumption… L’État ne se défausse pas sur la fatalité climatique… Il endosse la responsabilité, avec un sang-froid institutionnel qui contraste avec la violence de la situation…
Quand l’exemple marocain traverse les frontières
Cette efficacité n’est pas passée inaperçue à l’échelle internationale... La tempête « Leonardo », qui a touché simultanément plusieurs pays de la façade atlantique, a donné lieu à un débat politique nourri au parlement portugais… À São Bento, des députés de l’opposition et des représentants des régions sinistrées ont mis en cause la gestion gouvernementale, notamment en raison des retards d’évacuation observés dans l’Alentejo et l’Algarve, où les inondations ont causé plusieurs pertes humaines… Au cours des échanges, le Maroc a été explicitement cité comme point de comparaison… comment expliquer, ont interrogé certains parlementaires, qu’un État du sud de la Méditerranée ait pu évacuer préventivement plus de 100 000 personnes, alors que les autorités portugaises ont rencontré des difficultés à gérer une situation d’ampleur plus limitée ?!!
Des sources concordantes (Reuters, ReliefWeb) ont confirmé que le Maroc avait mené l’une des plus importantes opérations d’évacuation préventive liées à cette tempête, grâce à l’activation anticipée de ses plans d’urgence, soulignant que l’efficacité de la protection des populations dépend moins du niveau de ressources que de la capacité d’anticipation et de décision politique…
La souveraineté à l’épreuve du réel
Les nations se forgent autant dans leurs réussites que dans leur manière de traverser leurs crises... Préserver le moral collectif, garantir la sécurité humaine dans des conditions qui la menacent, produire de l’humanité quand tout y résiste… voilà ce qui distingue les États solides… Le Maroc a appris à vivre avec l’eau et avec son absence, avec la sécheresse et avec l’inondation, avec un climat instable à la croisée de plusieurs mondes... Cette expérience historique nourrit aujourd’hui une capacité d’adaptation politique tangible…
Car l’épreuve climatique ne distingue pas seulement les territoires vulnérables… elle distingue les États souverains des États dépendants… Ceux qui se dissolvent dans la catastrophe, et ceux qui s’y affirment… Face à un climat déréglé, le Maroc rappelle une vérité simple… la souveraineté ne se proclame pas, elle s’exerce… Et dans la tempête, elle se voit… Wa Salam Aleykoum wa Rahmatou Allah.
Quand la nature devient un fait politique
Les grandes catastrophes ne sont jamais de simples événements naturels… Elles constituent des moments de vérité politique... Elles testent la solidité des institutions, la maturité des sociétés et la capacité des États à transformer l’urgence en action collective… Le Maroc traverse aujourd’hui l’un de ces moments critiques, où le climat cesse d’être un paramètre extérieur pour devenir un enjeu central de souveraineté… Depuis le séisme d’Al Hoceïma, puis celui d’Al Haouz, une inflexion est perceptible… l’État marocain a renforcé sa capacité à gérer ses propres tragédies sans dépendance structurelle à l’assistance extérieure.... Les inondations récentes, par leur ampleur et leur violence, confirment cette évolution…
Le climat, nouvelle frontière de la souveraineté
Pluies exceptionnelles, barrages dépassant leurs capacités de rétention, fleuves sortant de leur lit, villes partiellement ou totalement évacuées… Ksar El Kébir, Sidi Kacem, Kénitra, Tétouan… Les infrastructures sont mises sous tension, les équilibres territoriaux fragilisés… Ce choc climatique impose une évidence stratégique… la catastrophe doit désormais être intégrée de manière permanente dans la doctrine nationale… Non comme un accident, mais comme un champ structurant de l’action publique… La nature, elle aussi, classe les États…
Une société sans panique
Au cœur de la crise, un fait mérite attention… l’absence d’effondrement social… Pas de scènes de chaos généralisé, pas de panique collective... Une société qui encaisse, s’organise et aide… Des images s’imposent … un policier portant une femme âgée sur son dos, la protégeant comme un fils… des jeunes bénévoles évacuant le mobilier de familles modestes pendant que les chefs de ménage conservent leur dignité… Ces scènes ne relèvent pas de l’anecdote émotionnelle… Elles traduisent une culture de résilience forgée dans la durée, par la cohabitation avec la sécheresse, l’inondation et l’incertitude climatique…
L’État visible dans l’urgence
À ceux qui s’interrogent périodiquement sur la présence de l’État marocain, la crise apporte une réponse sans discours... L’État est là, physiquement, opérationnellement… Il évacue, secourt, nourrit, informe… Il agit avec ses institutions, mais aussi avec ses agents, présents au cœur même des zones sinistrées… Il ne s’agit pas d’un exercice de communication, mais d’un mode de gouvernance en situation extrême… une souveraineté qui s’exerce, plutôt qu’elle ne se proclame…
De l’intervention immédiate à l’après-catastrophe
L’épreuve ne se limite pas au sauvetage… Elle se prolonge dans l’après... Indemnisation des sinistrés, reconstruction, sécurisation des zones à risque, refonte des dispositifs de prévention… l’après-catastrophe constitue un test politique encore plus exigeant… Un choix semble néanmoins affirmé, celui de l’assumption… L’État ne se défausse pas sur la fatalité climatique… Il endosse la responsabilité, avec un sang-froid institutionnel qui contraste avec la violence de la situation…
Quand l’exemple marocain traverse les frontières
Cette efficacité n’est pas passée inaperçue à l’échelle internationale... La tempête « Leonardo », qui a touché simultanément plusieurs pays de la façade atlantique, a donné lieu à un débat politique nourri au parlement portugais… À São Bento, des députés de l’opposition et des représentants des régions sinistrées ont mis en cause la gestion gouvernementale, notamment en raison des retards d’évacuation observés dans l’Alentejo et l’Algarve, où les inondations ont causé plusieurs pertes humaines… Au cours des échanges, le Maroc a été explicitement cité comme point de comparaison… comment expliquer, ont interrogé certains parlementaires, qu’un État du sud de la Méditerranée ait pu évacuer préventivement plus de 100 000 personnes, alors que les autorités portugaises ont rencontré des difficultés à gérer une situation d’ampleur plus limitée ?!!
Des sources concordantes (Reuters, ReliefWeb) ont confirmé que le Maroc avait mené l’une des plus importantes opérations d’évacuation préventive liées à cette tempête, grâce à l’activation anticipée de ses plans d’urgence, soulignant que l’efficacité de la protection des populations dépend moins du niveau de ressources que de la capacité d’anticipation et de décision politique…
La souveraineté à l’épreuve du réel
Les nations se forgent autant dans leurs réussites que dans leur manière de traverser leurs crises... Préserver le moral collectif, garantir la sécurité humaine dans des conditions qui la menacent, produire de l’humanité quand tout y résiste… voilà ce qui distingue les États solides… Le Maroc a appris à vivre avec l’eau et avec son absence, avec la sécheresse et avec l’inondation, avec un climat instable à la croisée de plusieurs mondes... Cette expérience historique nourrit aujourd’hui une capacité d’adaptation politique tangible…
Car l’épreuve climatique ne distingue pas seulement les territoires vulnérables… elle distingue les États souverains des États dépendants… Ceux qui se dissolvent dans la catastrophe, et ceux qui s’y affirment… Face à un climat déréglé, le Maroc rappelle une vérité simple… la souveraineté ne se proclame pas, elle s’exerce… Et dans la tempête, elle se voit… Wa Salam Aleykoum wa Rahmatou Allah.



