Une performance financière hors normes
Déjà premier club à avoir franchi le seuil symbolique du milliard d’euros, le Real Madrid a encore repoussé les limites. Sur la saison écoulée, les recettes du club sont estimées à 1,191 milliard d’euros, un record absolu. Cette progression confirme la solidité d’un modèle économique bâti sur le long terme et peu dépendant des aléas sportifs immédiats.
Le rapport souligne que cette croissance repose principalement sur les revenus commerciaux, qui atteignent à eux seuls 594 millions d’euros. Sponsoring, partenariats stratégiques et merchandising constituent le cœur de cette performance. À eux seuls, ces revenus placeraient déjà le Real Madrid dans le top 10 mondial, devant plusieurs clubs historiques européens en chiffre d’affaires global.
Un football européen toujours plus riche
Au-delà du cas madrilène, le rapport Deloitte dresse le portrait d’un football européen en expansion continue. Les revenus cumulés des clubs européens atteignent désormais 12,4 milliards d’euros, illustrant une dynamique positive malgré un contexte économique international parfois incertain. La croissance reste tirée par les grands championnats, mais certaines hiérarchies évoluent.
En France, le Paris Saint-Germain conserve la quatrième place mondiale avec 837 millions d’euros de revenus. Sa première victoire en Ligue des champions confirme le lien direct entre succès sportif et performance économique, un facteur toujours déterminant dans la Money League.
Liverpool dépasse les géants de Premier League
La principale surprise de cette édition vient d’Angleterre. Pour la première fois depuis la création du classement, Liverpool devient le club le plus riche de Premier League, avec 836 millions d’euros, devant Manchester City et Manchester United. Un basculement symbolique dans un championnat réputé pour sa puissance financière.
En Italie, la Juventus et l’Inter Milan ont franchi le seuil des 500 millions d’euros, portées par leur participation à la nouvelle Coupe du monde des clubs. La Serie A reste toutefois freinée par la stagnation des droits télévisés nationaux, un handicap structurel persistant.
Le Barça revient, City recule
Autre enseignement majeur : le FC Barcelone signe un retour remarqué sur le podium mondial. Deuxième avec 975 millions d’euros, le club catalan affiche une hausse de 27 %, malgré l’absence prolongée du public au Camp Nou. Une progression rendue possible par une stratégie innovante autour des licences de sièges personnels.
Le podium est complété par le Bayern Munich, tandis que Manchester City recule à la sixième place après une saison sportive moins lucrative. Une preuve supplémentaire que, dans le football moderne, la puissance économique se gagne aussi en dehors du terrain.