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Le Sahara marocain ne se raconte pas, il se vit


Il y a les récits que l’on fabrique à distance, les cartes que l’on dessine dans les salons diplomatiques et les communiqués où chaque mot est pesé comme une pièce sur un échiquier… Et puis il y a la réalité... Celle qui ne se décrète pas, ne s’invente pas et ne disparaît pas au gré des déclarations… Elle se trouve à Laâyoune, à Dakhla, à Boujdour, à Tarfaya, à Aousserd… Elle se vit dans les rues, dans les institutions, dans les familles, dans les administrations et, désormais encore, dans les urnes…



Par Mohammed Yassir Mouline

Le Sahara marocain ne se raconte pas, il se vit
Le scrutin du 23 septembre n’est donc pas seulement une échéance électorale parmi d’autres… Dans les provinces du Sud, il constitue aussi une nouvelle photographie d’une réalité politique et citoyenne que l’on ne peut sérieusement ignorer… À Laâyoune, la participation a atteint 79,52 %, contre 75,36 % à Boujdour, 88,88 % à Tarfaya et 80,17 % à Aousserd, alors que le taux national s’est établi à 38,02 %... Rationnellement, ces données devraient, par elles-mêmes, régler les dimensions internationales du dossier du Sahara…  parce qu’ils disent une chose très concrète… des citoyens vivant dans ces territoires participent au processus électoral marocain, élisent leurs représentants et prennent part à la vie institutionnelle du Royaume…
 
C’est précisément là que les récits doivent céder la place aux faits… Car Laâyoune, Dakhla, Boujdour, Tarfaya ou Aousserd ne sont pas des pions déplacés sur un échiquier diplomatique… Ce sont des territoires où vivent des citoyens, où fonctionnent des institutions, où se construisent des infrastructures, où se développent des activités économiques et où se forge une vie publique… Le Sahara marocain n’est donc pas une abstraction diplomatique… Il est, pour le Maroc, une réalité territoriale, humaine et institutionnelle… Et plus le débat international se rapproche de la question de l’autonomie, plus cette réalité devient centrale… Une solution politique ne peut être pensée uniquement dans les communiqués ou les salles de négociation… Elle devra nécessairement rencontrer une réalité humaine… des populations, des institutions, des élus, une administration et un développement territorial…
 
Le Maroc ne part pas de zéro… Il dispose déjà de cette architecture institutionnelle et d’une dynamique de développement dans ses provinces du Sud… Les urnes du 23 septembre viennent y ajouter un élément particulièrement visible… la participation de citoyens à la vie électorale nationale… Cela ne remplace évidemment ni la diplomatie ni les négociations internationales. Mais cela rappelle une vérité essentielle… la souveraineté ne se résume pas à une formule prononcée dans une tribune… Elle se traduit aussi par des institutions qui fonctionnent, des citoyens qui participent et un territoire qui construit son avenir…
 
Voilà pourquoi les urnes du Sud méritent d’être regardées autrement… Elles ne parlent pas seulement d’une élection… Elles parlent de citoyens… Elles parlent d’institutions... Elles parlent de développement… Elles parlent d’un territoire qui vit… Et face aux récits fabriqués loin du terrain, le Maroc n’a pas besoin d’en inventer un autre… Il lui suffit de montrer ce qui existe, ce qui se construit et ce qui se vit… De Laâyoune à Dakhla, de Boujdour à Aousserd, le Sahara marocain n’est pas une promesse suspendue aux discours des autres… Il est une réalité assumée, portée par ses citoyens et inscrite dans les institutions du Royaume…
 
Le Maroc n’a pas à inventer son Sahara pour convaincre ceux qui refusent de le regarder… Il a à poursuivre ce qu’il y construit, à défendre son intégrité territoriale avec constance et à donner toujours davantage de contenu concret à son développement… Le reste appartient aux discours… Le Sahara marocain, lui, appartient à une histoire, à une terre, à des citoyens et à un avenir… Au Sahara marocain, les urnes viennent de rappeler une chose essentielle… quand le réel parle, les récits peuvent toujours continuer à parler… mais ils ne parlent plus seuls…
 
Le Maroc ne demande pas au monde de croire à son Sahara… il lui demande de regarder sa réalité… Et cette réalité, de Tanger à Lagouira, porte une même évidence… un Royaume uni, une terre qui vit, des citoyens qui construisent et un avenir que le Maroc entend écrire lui-même, avec ses enfants, sur son propre sol… Le Sahara marocain ne se raconte pas… Il se vit… Il se construit… Et il avance…

Wa Assalamou Alaikoum wa Rahmatou Allah.


Vendredi 25 Septembre 2026