Par Mohammed Yassir Mouline
La future équipe gouvernementale est encore dans les discussions, les arbitrages et les négociations… Les portefeuilles ne sont pas tous distribués, les ministres ne sont pas encore autour de la table et le programme gouvernemental n’a pas encore été soumis au jugement des Marocains… Mais qu’importe !! Le verdict, lui, est déjà prêt… le prochain gouvernement doit tomber… !!
On connaissait le contrôle parlementaire, la critique du programme, l’évaluation des résultats et la motion de censure… Voici désormais la censure préventive… on ne juge plus un gouvernement sur ce qu’il fait, mais sur ce qu’il n’a pas encore fait… Il n’a pas encore présenté son programme ? Il est mauvais… Il n’a pas encore pris de décisions ? Elles seront mauvaises… Ses ministres ne sont pas encore connus ? Ils sont déjà responsables de leurs futurs échecs… Il n’a même pas commencé à travailler ? Voilà précisément la preuve qu’il ne travaille pas !!
Avec une telle méthode, la politique devient merveilleusement simple… Plus besoin d’attendre les résultats… il suffit de les prédire… Plus besoin de bilan… un horoscope politique fera l’affaire… Mais derrière cette précipitation se cache une autre question, beaucoup plus politique… Pourquoi cette obsession de faire tomber une équipe qui n’existe pas encore ?... Parce qu’en politique, le calendrier est parfois un adversaire plus redoutable que l’adversaire politique… Cinq années, ce n’est pas seulement une législature… c’est du temps qui passe, des générations qui avancent et des ambitions qui peuvent, elles aussi, prendre de l’âge… Alors certains semblent vouloir livrer bataille non pas au gouvernement qui viendra, mais au temps qui passe… !!
Le spectacle devient franchement savoureux… Imaginez un match de football marocain « Botola Pro D1 »… les joueurs sont encore dans les vestiaires, l’arbitre n’a pas sifflé, les supporters n’ont même pas commencé à chanter… et quelqu’un réclame déjà l’expulsion de toute l’équipe adverse… Mieux encore… le match n’a pas commencé, mais certains cherchent déjà le responsable de la défaite… Voilà donc la nouvelle politique… l’opposition avant le gouvernement, le procès avant le programme et la condamnation avant le bilan… !!
Il reste pourtant une petite difficulté… en démocratie, on juge normalement un gouvernement sur ses actes… Il faut donc, horreur suprême, lui laisser le temps d’exister… Qu’il naisse d’abord… Qu’il présente son programme… Qu’il travaille… Et qu’ensuite viennent les comptes, les critiques, les interpellations et, si nécessaire, les sanctions politiques… Sinon, autant supprimer directement l’étape gouvernementale et passer aux funérailles… !!
D’ailleurs, puisque nous sommes au Maroc, pourquoi faire les choses à moitié ?!!... On pourrait déjà préparer le cérémonial… les Tolba « Madih Wa Samaa » convoqués, les chaises installées, le grand couscous commandé, le café servi aux invités et, bien entendu, quelques discours improvisés sur la « faillite » d’un gouvernement dont personne n’a encore vu le premier Conseil… Il ne manquerait plus que quelqu’un annonce, entre deux assiettes de couscous : « Allah yerham had Lhoukouma… il n’aura vraiment pas eu de chance, ce gouvernement ! »… Le seul détail gênant, c’est que le défunt serait encore vivant… !!
Mais qu’importe… dans cette nouvelle école de l’opposition, on n’attend même plus le décès pour organiser les funérailles… Le gouvernement n’est pas encore né… que certains ont déjà convoqué les Tolba, réservé le couscous et commencé la cérémonie… Il ne reste décidément qu’une chose à vérifier… qui va porter le cercueil d’un gouvernement qui n’a même pas encore prêté serment ?!!
« Je suis désolé, car mon imagination est débordante et finira un jour par me mener à une situation aux conséquences fâcheuses… » Wa Assalamou Alaikoum wa Rahmatou Allah.
On connaissait le contrôle parlementaire, la critique du programme, l’évaluation des résultats et la motion de censure… Voici désormais la censure préventive… on ne juge plus un gouvernement sur ce qu’il fait, mais sur ce qu’il n’a pas encore fait… Il n’a pas encore présenté son programme ? Il est mauvais… Il n’a pas encore pris de décisions ? Elles seront mauvaises… Ses ministres ne sont pas encore connus ? Ils sont déjà responsables de leurs futurs échecs… Il n’a même pas commencé à travailler ? Voilà précisément la preuve qu’il ne travaille pas !!
Avec une telle méthode, la politique devient merveilleusement simple… Plus besoin d’attendre les résultats… il suffit de les prédire… Plus besoin de bilan… un horoscope politique fera l’affaire… Mais derrière cette précipitation se cache une autre question, beaucoup plus politique… Pourquoi cette obsession de faire tomber une équipe qui n’existe pas encore ?... Parce qu’en politique, le calendrier est parfois un adversaire plus redoutable que l’adversaire politique… Cinq années, ce n’est pas seulement une législature… c’est du temps qui passe, des générations qui avancent et des ambitions qui peuvent, elles aussi, prendre de l’âge… Alors certains semblent vouloir livrer bataille non pas au gouvernement qui viendra, mais au temps qui passe… !!
Le spectacle devient franchement savoureux… Imaginez un match de football marocain « Botola Pro D1 »… les joueurs sont encore dans les vestiaires, l’arbitre n’a pas sifflé, les supporters n’ont même pas commencé à chanter… et quelqu’un réclame déjà l’expulsion de toute l’équipe adverse… Mieux encore… le match n’a pas commencé, mais certains cherchent déjà le responsable de la défaite… Voilà donc la nouvelle politique… l’opposition avant le gouvernement, le procès avant le programme et la condamnation avant le bilan… !!
Il reste pourtant une petite difficulté… en démocratie, on juge normalement un gouvernement sur ses actes… Il faut donc, horreur suprême, lui laisser le temps d’exister… Qu’il naisse d’abord… Qu’il présente son programme… Qu’il travaille… Et qu’ensuite viennent les comptes, les critiques, les interpellations et, si nécessaire, les sanctions politiques… Sinon, autant supprimer directement l’étape gouvernementale et passer aux funérailles… !!
D’ailleurs, puisque nous sommes au Maroc, pourquoi faire les choses à moitié ?!!... On pourrait déjà préparer le cérémonial… les Tolba « Madih Wa Samaa » convoqués, les chaises installées, le grand couscous commandé, le café servi aux invités et, bien entendu, quelques discours improvisés sur la « faillite » d’un gouvernement dont personne n’a encore vu le premier Conseil… Il ne manquerait plus que quelqu’un annonce, entre deux assiettes de couscous : « Allah yerham had Lhoukouma… il n’aura vraiment pas eu de chance, ce gouvernement ! »… Le seul détail gênant, c’est que le défunt serait encore vivant… !!
Mais qu’importe… dans cette nouvelle école de l’opposition, on n’attend même plus le décès pour organiser les funérailles… Le gouvernement n’est pas encore né… que certains ont déjà convoqué les Tolba, réservé le couscous et commencé la cérémonie… Il ne reste décidément qu’une chose à vérifier… qui va porter le cercueil d’un gouvernement qui n’a même pas encore prêté serment ?!!
« Je suis désolé, car mon imagination est débordante et finira un jour par me mener à une situation aux conséquences fâcheuses… » Wa Assalamou Alaikoum wa Rahmatou Allah.