Dans un contexte marqué par une raréfaction structurelle des précipitations et une pression croissante sur les ressources en eau, la vigilance est de mise au plus haut sommet de l’État. Le prochain Conseil de gouvernement consacrera une part essentielle de ses travaux à l’examen de la sécurité des barrages, infrastructures vitales pour l’économie et l’approvisionnement des populations. Loin d’être une simple formalité technique, ce dossier revêt désormais une dimension de sécurité nationale.
Alerte hydrique : La sûreté des barrages s'invite au Conseil de gouvernement
La question de l'eau au Maroc ne se limite plus à la seule problématique de la pluviométrie ; elle englobe désormais la résilience et la pérennité des infrastructures de stockage. C’est dans cette optique que le prochain Conseil de gouvernement a inscrit à son ordre du jour un point crucial relatif à la sécurité des barrages. Le Royaume, qui a fait de la politique des barrages un levier de développement depuis l'ère de Feu Hassan II, dispose d'un patrimoine hydraulique considérable qu'il convient aujourd'hui d'adapter aux nouvelles réalités climatiques. Les phénomènes météorologiques extrêmes, alternant sécheresses sévères et crues soudaines, imposent une réévaluation constante des normes de sécurité et de maintenance de ces ouvrages d'art.
L'enjeu est double : garantir la sécurité physique des populations situées en aval et assurer la disponibilité de la ressource stockée. Les rapports techniques qui seront présentés aux membres du gouvernement devraient mettre l'accent sur les risques liés au vieillissement de certains ouvrages et, surtout, sur le phénomène d'envasement qui réduit progressivement la capacité de stockage réelle des retenues. La lutte contre l'érosion des sols en amont des bassins versants apparaît ainsi comme un corollaire indispensable à la maintenance des digues et des évacuateurs de crues.
Cette réunion gouvernementale devrait déboucher sur l'adoption de nouveaux protocoles de surveillance, intégrant potentiellement des technologies de pointe telles que la télédétection par satellite et l'utilisation de drones pour l'inspection des parois. Il s'agit de passer d'une gestion réactive à une maintenance prédictive, capable d'anticiper les défaillances avant qu'elles ne surviennent. De plus, la mise à jour du cadre réglementaire régissant la police des eaux et la sécurité des ouvrages hydrauliques sera probablement débattue pour s'aligner sur les standards internationaux les plus stricts.
En plaçant ce sujet au cœur de l'agenda exécutif, le gouvernement envoie un signal fort : la souveraineté hydrique du Maroc ne dépend pas seulement de la construction de nouvelles stations de dessalement ou d'autoroutes de l'eau, mais aussi de la capacité à préserver et à optimiser l'existant. La sécurité des barrages est la clé de voûte de cette stratégie de résilience face aux défis climatiques du XXIe siècle.
L'enjeu est double : garantir la sécurité physique des populations situées en aval et assurer la disponibilité de la ressource stockée. Les rapports techniques qui seront présentés aux membres du gouvernement devraient mettre l'accent sur les risques liés au vieillissement de certains ouvrages et, surtout, sur le phénomène d'envasement qui réduit progressivement la capacité de stockage réelle des retenues. La lutte contre l'érosion des sols en amont des bassins versants apparaît ainsi comme un corollaire indispensable à la maintenance des digues et des évacuateurs de crues.
Cette réunion gouvernementale devrait déboucher sur l'adoption de nouveaux protocoles de surveillance, intégrant potentiellement des technologies de pointe telles que la télédétection par satellite et l'utilisation de drones pour l'inspection des parois. Il s'agit de passer d'une gestion réactive à une maintenance prédictive, capable d'anticiper les défaillances avant qu'elles ne surviennent. De plus, la mise à jour du cadre réglementaire régissant la police des eaux et la sécurité des ouvrages hydrauliques sera probablement débattue pour s'aligner sur les standards internationaux les plus stricts.
En plaçant ce sujet au cœur de l'agenda exécutif, le gouvernement envoie un signal fort : la souveraineté hydrique du Maroc ne dépend pas seulement de la construction de nouvelles stations de dessalement ou d'autoroutes de l'eau, mais aussi de la capacité à préserver et à optimiser l'existant. La sécurité des barrages est la clé de voûte de cette stratégie de résilience face aux défis climatiques du XXIe siècle.



