Les ménages marocains résistent. Malgré la pression du coût de la vie, les contraintes budgétaires et l’incertitude économique, leur moral demeure relativement stable selon les derniers indicateurs disponibles.
Ce constat mérite d’être lu avec prudence. Une confiance qui ne s’effondre pas ne signifie pas forcément un confort retrouvé. Dans beaucoup de foyers, l’arbitrage quotidien reste dur : alimentation, transport, logement, scolarité, santé.
La stabilité du moral peut traduire une forme d’adaptation, presque une endurance sociale. Les familles marocaines savent absorber les chocs, reporter certaines dépenses, mobiliser les solidarités proches.
Mais cette résistance a ses limites. Si les prix restent élevés et si les revenus progressent lentement, la confiance peut s’éroder sans bruit.
Le bon indicateur, au fond, n’est pas seulement ce que les ménages déclarent. C’est ce qu’ils peuvent encore se permettre de faire sans renoncer à l’essentiel.