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Le run/walk, une méthode accessible pour courir plus longtemps et préserver son corps


Longtemps associée à la performance et à l’endurance intense, la course à pied connaît aujourd’hui une évolution importante grâce à des approches plus douces et plus accessibles. Parmi elles, la méthode « run/walk », également appelée « Jeffing », séduit un nombre croissant de pratiquants à travers le monde. Popularisée par l’entraîneur américain Jeff Galloway, cette technique repose sur un principe simple : alterner des phases de course et de marche afin de mieux gérer l’effort physique tout en réduisant les risques de fatigue et de blessures.



Le run/walk, une méthode accessible pour courir plus longtemps et préserver son corps
Contrairement aux idées reçues, cette méthode n’est pas réservée aux débutants. Elle est aujourd’hui utilisée aussi bien par des personnes découvrant la course à pied que par des sportifs expérimentés préparant des marathons ou des courses de longue distance. Grâce à son approche progressive et adaptable, le run/walk s’impose comme une alternative efficace pour pratiquer une activité physique régulière tout en respectant les capacités de chacun.

Une méthode basée sur l’alternance entre course et marche

Le principe du run/walk consiste à alterner des périodes de course avec des moments de marche active selon un rythme défini à l’avance. Par exemple, un coureur peut courir pendant deux minutes puis marcher une minute avant de reprendre la course. Les intervalles varient selon le niveau, les objectifs et la condition physique de chaque personne.


L’objectif n’est pas de ralentir la progression, mais au contraire de mieux répartir l’effort afin de courir plus longtemps sans épuisement excessif. Cette alternance permet au corps de récupérer régulièrement, ce qui réduit considérablement la sensation de fatigue accumulée au fil de l’entraînement.


Pour de nombreux spécialistes du sport et de la préparation physique, cette méthode favorise une pratique plus durable de la course à pied, notamment chez les personnes qui abandonnent rapidement à cause du manque de souffle ou des douleurs musculaires.


Une réduction importante de la fatigue et des blessures

L’un des principaux avantages du run/walk réside dans sa capacité à diminuer le stress exercé sur le corps. La course à pied, surtout lorsqu’elle est pratiquée de manière intensive ou sans préparation adaptée, peut entraîner des douleurs articulaires, des tensions musculaires ou des blessures liées aux impacts répétés sur les genoux, les chevilles ou les hanches.


Les périodes de marche permettent justement de réduire cette pression en offrant aux muscles et aux articulations un temps de récupération actif. Cette récupération limite les microtraumatismes et aide le corps à mieux supporter l’effort sur la durée.


Les spécialistes estiment également que cette méthode réduit le risque de surentraînement, particulièrement chez les débutants qui ont tendance à vouloir progresser trop rapidement. En intégrant des phases de marche, le coureur apprend à écouter son corps et à respecter son rythme naturel.


Une meilleure gestion du souffle et de l’endurance

Le run/walk aide aussi à améliorer progressivement les capacités respiratoires et cardiovasculaires. Beaucoup de personnes abandonnent la course à pied après quelques séances en raison d’un essoufflement rapide ou d’une difficulté à maintenir un rythme constant.


Grâce aux intervalles de marche, la respiration devient plus contrôlée et l’effort paraît plus accessible psychologiquement. Le corps apprend progressivement à développer son endurance sans subir un épuisement brutal.


Avec le temps, les pratiquants constatent généralement une amélioration de leur capacité à courir plus longtemps et plus confortablement. Certains augmentent progressivement la durée des phases de course jusqu’à pouvoir réaliser plusieurs kilomètres sans difficulté majeure.


Cette approche progressive contribue également à renforcer la confiance en soi, un élément essentiel pour maintenir une activité physique régulière sur le long terme.


Une méthode efficace pour reprendre une activité physique

Le run/walk est souvent recommandé aux personnes souhaitant reprendre le sport après une longue pause. Après plusieurs mois ou années d’inactivité, le corps peut avoir du mal à supporter immédiatement des efforts intenses. L’alternance entre marche et course permet alors une reprise plus douce et plus sécurisée.


Cette méthode convient aussi particulièrement aux personnes en surpoids ou souffrant de douleurs articulaires. La réduction des impacts aide à préserver les articulations tout en permettant une dépense énergétique intéressante.


Les professionnels de santé et les coachs sportifs soulignent régulièrement l’importance de reprendre l’activité physique de manière progressive afin d’éviter les blessures et le découragement. Dans ce contexte, le run/walk apparaît comme une solution rassurante et motivante.


Un allié pour la perte de poids et le bien-être

Associé à une alimentation équilibrée, le run/walk peut également contribuer à la perte de poids. En favorisant une pratique régulière et modérée, cette méthode aide à augmenter la dépense calorique sans imposer une intensité excessive difficile à maintenir sur le long terme.


L’activité physique régulière améliore par ailleurs plusieurs aspects de la santé générale : la qualité du sommeil, la gestion du stress, la santé cardiovasculaire et le bien-être mental. Comme toute pratique sportive, le run/walk stimule la production d’endorphines, souvent appelées « hormones du bonheur », qui participent à une meilleure humeur après l’effort.


De nombreuses personnes apprécient également le caractère moins intimidant de cette méthode. Le fait d’autoriser la marche enlève une partie de la pression souvent associée à la course à pied traditionnelle.


Une technique utilisée même par les coureurs expérimentés

Contrairement à certaines idées reçues, le run/walk n’est pas uniquement destiné aux novices. De nombreux coureurs expérimentés utilisent cette technique dans le cadre du fractionné, de la récupération ou des courses longues distances.


Lors des marathons ou des trails, certains athlètes alternent volontairement course et marche afin d’économiser leur énergie et de maintenir un rythme plus stable sur plusieurs heures. Cette stratégie permet parfois de mieux gérer l’effort global et d’éviter les baisses de performance en fin de course.


Le run/walk démontre ainsi qu’il ne s’agit pas d’une méthode « moins performante », mais plutôt d’une approche intelligente de la gestion de l’effort physique.


Une pratique accessible à tous

L’un des plus grands avantages du run/walk reste son accessibilité. Aucun niveau particulier n’est nécessaire pour commencer, et les séances peuvent être adaptées selon l’âge, la condition physique ou les objectifs de chacun.


Quelques minutes suffisent pour débuter : une alternance simple entre une courte phase de course et une période de marche peut déjà produire des effets bénéfiques sur la santé. L’essentiel reste la régularité et l’écoute de son corps.


Dans un contexte où de nombreuses personnes cherchent des activités physiques plus douces, plus progressives et moins décourageantes, le run/walk s’impose aujourd’hui comme une solution efficace pour bouger davantage, améliorer son endurance et prendre soin de sa santé sans pression excessive.


Jeudi 7 Mai 2026



Rédigé par le Jeudi 7 Mai 2026
Salma Labtar
Journaliste sportive et militante féministe, lauréate de l'ISIC. Dompteuse de mots, je jongle avec... En savoir plus sur cet auteur