Sortir le sport de la logique du spectacle
Le premier mérite de cette vision est de déplacer le centre de gravité du débat.
Le sport marocain est souvent appréhendé à travers ses grandes compétitions, ses clubs les plus prestigieux, ses infrastructures ou les performances de quelques champions.
Cette approche, nécessaire mais insuffisante, laisse dans l’ombre une réalité autrement plus déterminante : la pratique sportive quotidienne de millions de jeunes et l’accès inégal aux infrastructures selon les territoires.
Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de produire davantage de champions. Il est de construire une société dans laquelle chaque enfant, chaque adolescent et chaque jeune puisse accéder à une pratique sportive de qualité, indépendamment de son lieu de résidence ou de son origine sociale.
Cette conception fait du sport un instrument de cohésion nationale.
Elle permet également de répondre à l’un des grands défis contemporains : celui d’une jeunesse de plus en plus exposée à la sédentarité, à l’isolement et à un univers numérique omniprésent.
Le terrain de sport peut ainsi redevenir un espace de socialisation, d’apprentissage collectif, de discipline et de confiance en soi.
Le sport marocain est souvent appréhendé à travers ses grandes compétitions, ses clubs les plus prestigieux, ses infrastructures ou les performances de quelques champions.
Cette approche, nécessaire mais insuffisante, laisse dans l’ombre une réalité autrement plus déterminante : la pratique sportive quotidienne de millions de jeunes et l’accès inégal aux infrastructures selon les territoires.
Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de produire davantage de champions. Il est de construire une société dans laquelle chaque enfant, chaque adolescent et chaque jeune puisse accéder à une pratique sportive de qualité, indépendamment de son lieu de résidence ou de son origine sociale.
Cette conception fait du sport un instrument de cohésion nationale.
Elle permet également de répondre à l’un des grands défis contemporains : celui d’une jeunesse de plus en plus exposée à la sédentarité, à l’isolement et à un univers numérique omniprésent.
Le terrain de sport peut ainsi redevenir un espace de socialisation, d’apprentissage collectif, de discipline et de confiance en soi.
L’équité territoriale : le véritable test
L’un des axes les plus intéressants du discours concerne précisément la question territoriale.
Le Maroc a considérablement investi dans ses infrastructures sportives. Mais la prochaine étape ne peut être uniquement quantitative. Elle doit être qualitative et territoriale.
Le Maroc sportif de demain ne peut pas être celui des seules grandes métropoles.
Il doit aussi être celui des petites villes, des provinces rurales, des zones montagneuses et des douars.
C’est dans cette perspective que la proposition de dépasser la logique classique des « terrains de proximité » prend tout son sens. Il ne s’agit plus simplement d’installer un équipement ici ou là, mais de créer de véritables écosystèmes sportifs territoriaux, capables d’associer plusieurs disciplines, la formation, la détection des talents et l’animation locale.
La montagne, notamment, peut devenir un extraordinaire laboratoire de cette nouvelle politique sportive : cyclisme, randonnée, sports de nature, compétitions régionales et tourisme sportif peuvent se conjuguer pour créer une nouvelle économie locale.
Le sport cesse alors d’être une dépense publique pour devenir un investissement territorial.
Le Maroc a considérablement investi dans ses infrastructures sportives. Mais la prochaine étape ne peut être uniquement quantitative. Elle doit être qualitative et territoriale.
Le Maroc sportif de demain ne peut pas être celui des seules grandes métropoles.
Il doit aussi être celui des petites villes, des provinces rurales, des zones montagneuses et des douars.
C’est dans cette perspective que la proposition de dépasser la logique classique des « terrains de proximité » prend tout son sens. Il ne s’agit plus simplement d’installer un équipement ici ou là, mais de créer de véritables écosystèmes sportifs territoriaux, capables d’associer plusieurs disciplines, la formation, la détection des talents et l’animation locale.
La montagne, notamment, peut devenir un extraordinaire laboratoire de cette nouvelle politique sportive : cyclisme, randonnée, sports de nature, compétitions régionales et tourisme sportif peuvent se conjuguer pour créer une nouvelle économie locale.
Le sport cesse alors d’être une dépense publique pour devenir un investissement territorial.
L’école : là où commence la politique sportive
Mais aucune stratégie sportive durable ne peut réussir si elle reste séparée de l’école.
C’est sans doute l’un des enseignements les plus structurants de cette intervention : la détection des talents ne doit pas commencer dans les clubs professionnels, mais dans les établissements scolaires.
L’école doit pouvoir identifier les aptitudes, accompagner les jeunes et leur offrir la possibilité de construire simultanément un parcours académique et sportif.
Le choix entre les études et le sport ne devrait plus être une fatalité.
Cette approche répond à une double exigence. Elle permet, d’une part, de donner une véritable chance aux talents issus de milieux modestes ou de territoires éloignés des grands centres sportifs. Elle contribue, d’autre part, à sécuriser l’avenir des sportifs en leur garantissant une formation qui ne dépende pas de la durée de leur carrière.
Former un champion, ce n’est donc pas seulement préparer une médaille. C’est préparer un citoyen.
C’est sans doute l’un des enseignements les plus structurants de cette intervention : la détection des talents ne doit pas commencer dans les clubs professionnels, mais dans les établissements scolaires.
L’école doit pouvoir identifier les aptitudes, accompagner les jeunes et leur offrir la possibilité de construire simultanément un parcours académique et sportif.
Le choix entre les études et le sport ne devrait plus être une fatalité.
Cette approche répond à une double exigence. Elle permet, d’une part, de donner une véritable chance aux talents issus de milieux modestes ou de territoires éloignés des grands centres sportifs. Elle contribue, d’autre part, à sécuriser l’avenir des sportifs en leur garantissant une formation qui ne dépende pas de la durée de leur carrière.
Former un champion, ce n’est donc pas seulement préparer une médaille. C’est préparer un citoyen.
Du financement à la performance
Autre question fondamentale : celle de la gouvernance.
Le développement du sport ne pourra pas reposer indéfiniment sur une logique où le financement public est essentiellement déconnecté de critères précis de performance, de transparence et d’impact.
L’argent public doit produire davantage que des compétitions et des infrastructures. Il doit produire des résultats mesurables : licenciés, jeunes formés, talents détectés, infrastructures effectivement utilisées, performances internationales, emplois créés et territoires bénéficiaires.
Cette évolution suppose naturellement davantage de responsabilité et d’évaluation.
Mais elle pose aussi une question souvent insuffisamment traitée : que devient le sportif lorsque sa carrière s’achève ?
Une politique sportive moderne ne peut pas célébrer les champions pendant leurs années de gloire puis les laisser seuls face à l’après-carrière. La protection sociale, la reconversion, la formation et l’accompagnement professionnel doivent faire partie intégrante du modèle.
C’est précisément à ce niveau que le sport peut devenir un secteur économique à part entière, générateur d’emplois, de compétences et de valeur.
Le développement du sport ne pourra pas reposer indéfiniment sur une logique où le financement public est essentiellement déconnecté de critères précis de performance, de transparence et d’impact.
L’argent public doit produire davantage que des compétitions et des infrastructures. Il doit produire des résultats mesurables : licenciés, jeunes formés, talents détectés, infrastructures effectivement utilisées, performances internationales, emplois créés et territoires bénéficiaires.
Cette évolution suppose naturellement davantage de responsabilité et d’évaluation.
Mais elle pose aussi une question souvent insuffisamment traitée : que devient le sportif lorsque sa carrière s’achève ?
Une politique sportive moderne ne peut pas célébrer les champions pendant leurs années de gloire puis les laisser seuls face à l’après-carrière. La protection sociale, la reconversion, la formation et l’accompagnement professionnel doivent faire partie intégrante du modèle.
C’est précisément à ce niveau que le sport peut devenir un secteur économique à part entière, générateur d’emplois, de compétences et de valeur.
2030 : transformer un rendez-vous mondial en accélérateur national
La perspective de la Coupe du monde 2030 donne à cette réflexion une dimension supplémentaire.
L’organisation de cet événement constitue pour le Maroc une formidable vitrine internationale. Mais son véritable succès ne se mesurera pas uniquement à la qualité des stades ou à la capacité à accueillir les supporters du monde entier.
Le véritable héritage de 2030 sera ce que le pays aura construit pour l’après-2030.
Si les investissements liés à la Coupe du monde permettent d’améliorer durablement les transports, les infrastructures sportives, la formation, le tourisme, les métiers du sport et l’attractivité des territoires, alors l’événement aura joué son rôle de catalyseur.
Mais il faudra surtout éviter que la dynamique mondiale du football éclipse les autres disciplines.
Le Maroc dispose d’un potentiel considérable dans l’athlétisme, le cyclisme, les sports nautiques, les sports de montagne, les arts martiaux et bien d’autres disciplines.
L’ambition doit donc être de faire de 2030 un accélérateur de toute la politique sportive nationale, et non simplement une échéance footballistique.
L’organisation de cet événement constitue pour le Maroc une formidable vitrine internationale. Mais son véritable succès ne se mesurera pas uniquement à la qualité des stades ou à la capacité à accueillir les supporters du monde entier.
Le véritable héritage de 2030 sera ce que le pays aura construit pour l’après-2030.
Si les investissements liés à la Coupe du monde permettent d’améliorer durablement les transports, les infrastructures sportives, la formation, le tourisme, les métiers du sport et l’attractivité des territoires, alors l’événement aura joué son rôle de catalyseur.
Mais il faudra surtout éviter que la dynamique mondiale du football éclipse les autres disciplines.
Le Maroc dispose d’un potentiel considérable dans l’athlétisme, le cyclisme, les sports nautiques, les sports de montagne, les arts martiaux et bien d’autres disciplines.
L’ambition doit donc être de faire de 2030 un accélérateur de toute la politique sportive nationale, et non simplement une échéance footballistique.
Le véritable enjeu : changer de modèle
Au fond, le discours de Larache porte sur une transformation beaucoup plus profonde.
Il invite à passer d’un sport essentiellement considéré comme une politique de consommation à un sport conçu comme un investissement dans le capital humain.
Investir dans le sport, c’est investir dans la santé.
- C’est investir dans l’éducation.
- C’est investir dans la jeunesse.
- C’est investir dans les territoires.
- C’est investir dans l’emploi.
Et, au-delà, c’est investir dans la cohésion sociale et le rayonnement international du Royaume.
La question n’est donc plus de savoir combien le Maroc peut dépenser pour le sport.
La question stratégique est désormais de savoir quelle société le Maroc veut construire grâce au sport.
C’est ce changement de perspective qui donne à la réflexion de Nizar Baraka toute sa portée.
À l’approche de 2030, le Maroc dispose d’une occasion historique : transformer l’élan suscité par le football mondial en une politique sportive nationale, durable, inclusive et créatrice de valeur.
Le défi est immense. Mais l’ambition peut l’être davantage encore : faire du sport non plus le miroir de la réussite d’une poignée de champions, mais l’un des moteurs de la réussite collective du Maroc.
Il invite à passer d’un sport essentiellement considéré comme une politique de consommation à un sport conçu comme un investissement dans le capital humain.
Investir dans le sport, c’est investir dans la santé.
- C’est investir dans l’éducation.
- C’est investir dans la jeunesse.
- C’est investir dans les territoires.
- C’est investir dans l’emploi.
Et, au-delà, c’est investir dans la cohésion sociale et le rayonnement international du Royaume.
La question n’est donc plus de savoir combien le Maroc peut dépenser pour le sport.
La question stratégique est désormais de savoir quelle société le Maroc veut construire grâce au sport.
C’est ce changement de perspective qui donne à la réflexion de Nizar Baraka toute sa portée.
À l’approche de 2030, le Maroc dispose d’une occasion historique : transformer l’élan suscité par le football mondial en une politique sportive nationale, durable, inclusive et créatrice de valeur.
Le défi est immense. Mais l’ambition peut l’être davantage encore : faire du sport non plus le miroir de la réussite d’une poignée de champions, mais l’un des moteurs de la réussite collective du Maroc.
