Dans le prolongement de ma tribune « Après la MINURSO », publiée hier sur les plateformes électroniques, je voudrais revenir sur une explication qui m’a été avancée :
L’Algérie aurait consenti d’importantes concessions pour obtenir le veto russe, notamment au bénéfice d’entreprises russes présentes dans le secteur des hydrocarbures et des infrastructures gazières.
Je ne suis pas entièrement convaincu par cette interprétation, et je voudrais dire pourquoi, en m’efforçant de distinguer ce que l’on sait de ce que l’on suppose.
Il est parfaitement possible que les intérêts économiques russes en Algérie aient pesé dans le calcul de Moscou. Les relations énergétiques entre les deux pays sont anciennes et les entreprises russes y disposent de positions établies.
Mais passer de cette présence à l’établissement d’un lien de cause à effet entre une concession algérienne sur les gazoducs et le veto du 30 octobre, c’est franchir un pas que rien ne documente à ce jour.
Une concomitance d’intérêts ne constitue pas une preuve de transaction, et l’histoire diplomatique est pleine d’explications séduisantes qui n’ont jamais résisté à l’ouverture des archives.
Je ne suis pas entièrement convaincu par cette interprétation, et je voudrais dire pourquoi, en m’efforçant de distinguer ce que l’on sait de ce que l’on suppose.
Il est parfaitement possible que les intérêts économiques russes en Algérie aient pesé dans le calcul de Moscou. Les relations énergétiques entre les deux pays sont anciennes et les entreprises russes y disposent de positions établies.
Mais passer de cette présence à l’établissement d’un lien de cause à effet entre une concession algérienne sur les gazoducs et le veto du 30 octobre, c’est franchir un pas que rien ne documente à ce jour.
Une concomitance d’intérêts ne constitue pas une preuve de transaction, et l’histoire diplomatique est pleine d’explications séduisantes qui n’ont jamais résisté à l’ouverture des archives.
Le décompte du scrutin mérite d’être regardé de près.
La Chine, qui entretient avec Alger des relations économiques et stratégiques considérables, s’est abstenue sur le projet américain, tandis que la Russie choisissait le veto, puis votait en faveur de son propre texte, qui ne recueillait que trois suffrages, ceux de Moscou, de Pékin et de Mogadiscio.
Moscou savait, selon toute vraisemblance, que ce projet n’atteindrait pas la majorité requise ; elle a néanmoins accepté de se trouver isolée, face à onze membres abstenus et au vote négatif de Washington.
Un État qui aurait reçu un paiement aurait cherché à livrer un résultat. Or le résultat est la disparition juridique de la mission que l’Algérie entendait préserver telle qu’elle était. Alger avait sollicité le veto pour sauver la MINURSO ; il l’a, de fait, privée de mandat.
Cette différence de comportement entre Moscou et Pékin ne livre pas, à elle seule, la clé de la décision russe, mais elle rappelle que les grandes puissances ne déterminent pas leurs positions à partir de la seule géographie de leurs partenariats économiques.
Moscou savait, selon toute vraisemblance, que ce projet n’atteindrait pas la majorité requise ; elle a néanmoins accepté de se trouver isolée, face à onze membres abstenus et au vote négatif de Washington.
Un État qui aurait reçu un paiement aurait cherché à livrer un résultat. Or le résultat est la disparition juridique de la mission que l’Algérie entendait préserver telle qu’elle était. Alger avait sollicité le veto pour sauver la MINURSO ; il l’a, de fait, privée de mandat.
Cette différence de comportement entre Moscou et Pékin ne livre pas, à elle seule, la clé de la décision russe, mais elle rappelle que les grandes puissances ne déterminent pas leurs positions à partir de la seule géographie de leurs partenariats économiques.
La chronologie invite elle aussi à la prudence.
Moscou s’était abstenue sur le renouvellement de la MINURSO en 2023, en 2024 et en 2025, y compris lorsque la résolution 2797 avait fait de l’autonomie la base des négociations.
Si les intérêts liés aux gazoducs avaient été déterminants dans le comportement russe, ils auraient dû peser dès ces scrutins, et rien n’indique que la nature de la relation entre Moscou et Alger ait changé en quelques mois.
Moscou et Alger sont par ailleurs deux grands exportateurs de gaz. Leurs intérêts se croisent, se complètent parfois, mais entrent aussi en concurrence sur certains marchés.
Une relation de cette nature se prête mal à la mécanique simpliste du troc que l’on décrit, et les Russes sont des négociateurs trop expérimentés pour que l’on tienne pour acquise l’hypothèse d’un veto accordé en échange d’un contrat de gazoduc.
Ils n’ont pas besoin d’être achetés pour défendre une position qui relève de leur conception des rapports de force internationaux.
Si les intérêts liés aux gazoducs avaient été déterminants dans le comportement russe, ils auraient dû peser dès ces scrutins, et rien n’indique que la nature de la relation entre Moscou et Alger ait changé en quelques mois.
Moscou et Alger sont par ailleurs deux grands exportateurs de gaz. Leurs intérêts se croisent, se complètent parfois, mais entrent aussi en concurrence sur certains marchés.
Une relation de cette nature se prête mal à la mécanique simpliste du troc que l’on décrit, et les Russes sont des négociateurs trop expérimentés pour que l’on tienne pour acquise l’hypothèse d’un veto accordé en échange d’un contrat de gazoduc.
Ils n’ont pas besoin d’être achetés pour défendre une position qui relève de leur conception des rapports de force internationaux.
L’histoire du Conseil de sécurité fournit d’autres éléments de comparaison.
En février 1999, la Chine avait mis fin, par son veto, à la mission préventive des Nations unies en Macédoine, l’UNPREDEP, après que Skopje eut établi des relations diplomatiques avec Taïwan.
En juin 2009, la Russie avait empêché la reconduction de la Mission d’observation des Nations unies en Géorgie, la MONUG, dans le prolongement de la guerre d’août 2008 et de la reconnaissance par Moscou de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud.
Dans ces deux circonstances, le veto répondait à un intérêt stratégique directement assumé par la puissance qui l’exerçait, et l’on voit mal comment l’expliquer par la recherche d’une contrepartie commerciale.
La MINURSO rejoint ainsi la très courte liste des missions qui ont disparu sous le coup d’un veto, et il est frappant que ce soit, chaque fois, la logique de puissance qui ait prévalu sur celle du marché.
C’est ici que la maxime de Lord Palmerston, prononcée devant la Chambre des communes le 1er mars 1848, retrouve toute sa portée : « Nous n’avons pas d’alliés éternels ni d’ennemis perpétuels. Nos intérêts sont éternels et perpétuels, et notre devoir est de les suivre. » Hans Morgenthau donnera à cette conception l’une de ses formulations théoriques les plus connues, en définissant l’intérêt national en termes de puissance.
Les alliances, les affinités et les engagements comptent, mais ils ne dispensent jamais les États de procéder à leur propre appréciation des intérêts qu’ils entendent défendre, et Moscou ne fait pas exception à cette règle que Londres, Paris et Washington ont appliquée avant elle.
En juin 2009, la Russie avait empêché la reconduction de la Mission d’observation des Nations unies en Géorgie, la MONUG, dans le prolongement de la guerre d’août 2008 et de la reconnaissance par Moscou de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud.
Dans ces deux circonstances, le veto répondait à un intérêt stratégique directement assumé par la puissance qui l’exerçait, et l’on voit mal comment l’expliquer par la recherche d’une contrepartie commerciale.
La MINURSO rejoint ainsi la très courte liste des missions qui ont disparu sous le coup d’un veto, et il est frappant que ce soit, chaque fois, la logique de puissance qui ait prévalu sur celle du marché.
C’est ici que la maxime de Lord Palmerston, prononcée devant la Chambre des communes le 1er mars 1848, retrouve toute sa portée : « Nous n’avons pas d’alliés éternels ni d’ennemis perpétuels. Nos intérêts sont éternels et perpétuels, et notre devoir est de les suivre. » Hans Morgenthau donnera à cette conception l’une de ses formulations théoriques les plus connues, en définissant l’intérêt national en termes de puissance.
Les alliances, les affinités et les engagements comptent, mais ils ne dispensent jamais les États de procéder à leur propre appréciation des intérêts qu’ils entendent défendre, et Moscou ne fait pas exception à cette règle que Londres, Paris et Washington ont appliquée avant elle.
La politique étrangère conduite par Vladimir Poutine depuis son arrivée au pouvoir en 2000 s’inscrit dans cette logique.
La contestation de la prépondérance américaine et de l’ordre unipolaire né de la disparition de l’Union soviétique ne constitue pas une réaction circonstancielle à la guerre en Ukraine :
Elle s’était exprimée bien avant celle-ci, avec une netteté particulière lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, en février 2007, où le président russe avait dénoncé la prétention d’une seule puissance à organiser les relations internationales ainsi que l’élargissement de l’OTAN, puis au Forum de Valdaï, à Sotchi, en octobre 2014, où il avait repris cette critique en des termes plus sévères encore.
Derrière ce discours se dessinait une ambition constante, celle de faire reconnaître à la Russie une place dans un ordre international où aucun centre de puissance ne pourrait prétendre décider seul de l’équilibre du monde.
Reprendre à notre compte la lecture russe de l’histoire serait assurément excessif, et confondre le discours de Moscou avec la réalité de sa pratique ne le serait pas moins ; il suffit ici de constater la permanence d’une orientation stratégique.
La guerre en Ukraine a porté la confrontation avec les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN à un niveau sans précédent depuis la fin de la guerre froide. Dans ces conditions, le Conseil de sécurité conserve pour Moscou une valeur particulière : il demeure l’un des rares espaces où la Russie peut opposer à Washington, avec effet immédiat, une résistance institutionnelle.
Le veto n’est pas seulement un droit ; entre les mains des grandes puissances, il constitue un instrument de rapport de force, une capacité de blocage et un moyen de rappeler à l’adversaire les limites de sa propre puissance.
La Russie ne cherche-t-elle pas, à travers cet usage, à démontrer que la multipolarité qu’elle revendique doit aussi se traduire dans le fonctionnement concret des institutions internationales ?
La question mérite d’être posée, sans que l’on prête à Moscou une stratégie dont nous ne connaissons pas tous les ressorts.
Elle s’était exprimée bien avant celle-ci, avec une netteté particulière lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, en février 2007, où le président russe avait dénoncé la prétention d’une seule puissance à organiser les relations internationales ainsi que l’élargissement de l’OTAN, puis au Forum de Valdaï, à Sotchi, en octobre 2014, où il avait repris cette critique en des termes plus sévères encore.
Derrière ce discours se dessinait une ambition constante, celle de faire reconnaître à la Russie une place dans un ordre international où aucun centre de puissance ne pourrait prétendre décider seul de l’équilibre du monde.
Reprendre à notre compte la lecture russe de l’histoire serait assurément excessif, et confondre le discours de Moscou avec la réalité de sa pratique ne le serait pas moins ; il suffit ici de constater la permanence d’une orientation stratégique.
La guerre en Ukraine a porté la confrontation avec les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN à un niveau sans précédent depuis la fin de la guerre froide. Dans ces conditions, le Conseil de sécurité conserve pour Moscou une valeur particulière : il demeure l’un des rares espaces où la Russie peut opposer à Washington, avec effet immédiat, une résistance institutionnelle.
Le veto n’est pas seulement un droit ; entre les mains des grandes puissances, il constitue un instrument de rapport de force, une capacité de blocage et un moyen de rappeler à l’adversaire les limites de sa propre puissance.
La Russie ne cherche-t-elle pas, à travers cet usage, à démontrer que la multipolarité qu’elle revendique doit aussi se traduire dans le fonctionnement concret des institutions internationales ?
La question mérite d’être posée, sans que l’on prête à Moscou une stratégie dont nous ne connaissons pas tous les ressorts.
La confrontation du 30 octobre en offre une illustration presque schématique.
Washington voulait transformer la mission, son appellation et ses fonctions, en donnant une place centrale au plan d’autonomie marocain ; Moscou entendait la maintenir dans son cadre antérieur ; aucun des deux textes n’a été adopté, et deux puissances permanentes, chacune en mesure de bloquer le texte de l’autre, ont laissé le Conseil sans décision.
Le représentant russe, Vassili Nebenzia, a ensuite rendu les adversaires de son projet responsables de la disparition de la mission, alors que le veto de son propre pays au texte américain avait lui-même ouvert la voie à cette situation. Le paradoxe est manifeste.
Il serait toutefois erroné de considérer que les intérêts russes au Maghreb se limitent à Alger. Moscou a également des intérêts à Rabat : la coopération dans le domaine de la pêche maritime, les échanges de blé et les approvisionnements en engrais témoignent d’une relation économique qui n’est pas négligeable.
Ces intérêts ne sont pas de même nature que ceux qui lient la Russie à l’Algérie, mais ils interdisent de réduire sa politique maghrébine à une seule capitale.
S’y ajoute une dimension africaine. La présence russe au Sahel et les recompositions en cours dans cette région introduisent de nouveaux paramètres dans l’équation : des pays enclavés ont besoin de débouchés, d’infrastructures et de connexions avec les marchés internationaux, et l’Initiative royale pour l’Atlantique comme le développement du port de Dakhla dessinent à cet égard une nouvelle géoéconomie des échanges.
Il est concevable que la diplomatie russe ait voulu préserver sa relation ancienne avec Alger sans renoncer à compter à Rabat ni auprès de ses partenaires sahéliens. Je n’en détiens aucune preuve, et je ne la présente que comme une hypothèse parmi d’autres, que le veto ne suffit pas à démontrer.
Le représentant russe, Vassili Nebenzia, a ensuite rendu les adversaires de son projet responsables de la disparition de la mission, alors que le veto de son propre pays au texte américain avait lui-même ouvert la voie à cette situation. Le paradoxe est manifeste.
Il serait toutefois erroné de considérer que les intérêts russes au Maghreb se limitent à Alger. Moscou a également des intérêts à Rabat : la coopération dans le domaine de la pêche maritime, les échanges de blé et les approvisionnements en engrais témoignent d’une relation économique qui n’est pas négligeable.
Ces intérêts ne sont pas de même nature que ceux qui lient la Russie à l’Algérie, mais ils interdisent de réduire sa politique maghrébine à une seule capitale.
S’y ajoute une dimension africaine. La présence russe au Sahel et les recompositions en cours dans cette région introduisent de nouveaux paramètres dans l’équation : des pays enclavés ont besoin de débouchés, d’infrastructures et de connexions avec les marchés internationaux, et l’Initiative royale pour l’Atlantique comme le développement du port de Dakhla dessinent à cet égard une nouvelle géoéconomie des échanges.
Il est concevable que la diplomatie russe ait voulu préserver sa relation ancienne avec Alger sans renoncer à compter à Rabat ni auprès de ses partenaires sahéliens. Je n’en détiens aucune preuve, et je ne la présente que comme une hypothèse parmi d’autres, que le veto ne suffit pas à démontrer.
L’Algérie a certainement exercé des pressions diplomatiques sur son partenaire russe ; je n’en doute pas, et c’est de bonne guerre.
Mais il faut distinguer les démarches diplomatiques, la convergence d’intérêts, la solidarité politique et le marchandage économique, qui sont des réalités différentes et que l’on gagne à ne pas confondre.
L’influence d’Alger sur Moscou est une hypothèse parfaitement recevable ; la présenter comme la cause déterminante du veto, en l’absence de preuves, est une autre affaire.
Reste ce qui est établi.
Le veto du 30 octobre n’a pas effacé les onze voix qui ont soutenu le texte américain, et la résolution 2797, qui avait fait de l’autonomie la base du règlement, demeure en vigueur. Washington, qui tient la plume sur ce dossier, peut revenir devant le Conseil avec un texte remanié.
Le Cabinet royal a salué cette évolution comme un développement significatif vers la clôture définitive du dossier aux Nations unies et demandé que le Conseil de sécurité en soit dessaisi ; il appartiendra aux semaines qui viennent de montrer si le Conseil y consent, car le cessez-le-feu de 1991 se trouve désormais privé de tout mécanisme de surveillance, ce qui crée un vide dont Royaume du Maroc a mesuré à coups sûr les risques.
Le Maroc se trouve ainsi délivré, d’une « mission »que le Cabinet royal a décrite au grand jour comme un instrument d’internationalisation du différend. Il nous revient d’en tirer parti avec la sobriété qui convient.
Le marché des gazoducs ou de l’armement peuvent constituer un élément de la relation russo-algérienne en faire la contrepartie du veto supposerait des éléments précis que nous ne possédons pas.
Si les pièces d’une transaction venaient à apparaître, je réviserais mon jugement sans état d’âme ; en attendant, mieux vaut ne pas confondre une explication séduisante avec une démonstration établie.
Un veto n’est pas nécessairement la preuve d’une transaction ; il est d’abord l’expression d’un intérêt de puissance, et c’est à ce titre qu’il convient de le lire.
Par Omar Hasnaoui Chaoui : Docteur en sciences politiques, ancien diplomate / Auteur de « Le partenariat stratégique Maroc–Russie dans un monde multipolaire »
L’influence d’Alger sur Moscou est une hypothèse parfaitement recevable ; la présenter comme la cause déterminante du veto, en l’absence de preuves, est une autre affaire.
Reste ce qui est établi.
Le veto du 30 octobre n’a pas effacé les onze voix qui ont soutenu le texte américain, et la résolution 2797, qui avait fait de l’autonomie la base du règlement, demeure en vigueur. Washington, qui tient la plume sur ce dossier, peut revenir devant le Conseil avec un texte remanié.
Le Cabinet royal a salué cette évolution comme un développement significatif vers la clôture définitive du dossier aux Nations unies et demandé que le Conseil de sécurité en soit dessaisi ; il appartiendra aux semaines qui viennent de montrer si le Conseil y consent, car le cessez-le-feu de 1991 se trouve désormais privé de tout mécanisme de surveillance, ce qui crée un vide dont Royaume du Maroc a mesuré à coups sûr les risques.
Le Maroc se trouve ainsi délivré, d’une « mission »que le Cabinet royal a décrite au grand jour comme un instrument d’internationalisation du différend. Il nous revient d’en tirer parti avec la sobriété qui convient.
Le marché des gazoducs ou de l’armement peuvent constituer un élément de la relation russo-algérienne en faire la contrepartie du veto supposerait des éléments précis que nous ne possédons pas.
Si les pièces d’une transaction venaient à apparaître, je réviserais mon jugement sans état d’âme ; en attendant, mieux vaut ne pas confondre une explication séduisante avec une démonstration établie.
Un veto n’est pas nécessairement la preuve d’une transaction ; il est d’abord l’expression d’un intérêt de puissance, et c’est à ce titre qu’il convient de le lire.
Par Omar Hasnaoui Chaoui : Docteur en sciences politiques, ancien diplomate / Auteur de « Le partenariat stratégique Maroc–Russie dans un monde multipolaire »