Mais avec le temps, les choses ont changé.
Anissa MEKOUAR SENHADJI.
D'abord, on a installé quelques barrières timides. Puis des policiers sont apparus, postés çà et là comme des statues un peu nerveuses. Les supporters, eux, ont commencé à arriver plus tôt, transformant le stationnement en sport olympique.
Et puis c'est devenu la folie douce. Avec les années, on a érigé des barrières et des policiers ont été postés à des points précis et les férus de foot arrivent assez tôt pour trouver une place de stationnement . Ceci dans un petit périmètre autour du stade.
Au fur et à mesure qu’on avance dans le temps, l’espace est grignoté.
On pousse les barrières un peu plus loin, et on augmente les agents de la sécurité.
Les barrières ont été repoussées à des limites dépassant l’entendement. Elles sont posées la veille du match.
Et le jour du match, on barricade des rues entières, ne laissant qu’un petit espace pour que les voitures puissent passer. Pour un match qui commence à 22 h aujourd’hui, notre rue est inaccessible aux non résidents à partir de 15 h. Et on exige que vous rentriez votre voiture dans le garage. C’est normal.
Il arrive souvent que faute de n’avoir pas été averti à l’avance, la sécurité se voit dans l’obligation de déménager les voitures stationnées dans la rue dans un endroit que vous ignorez. Alors il faut jouer aux devinettes ou faire appel à l’intuition géographique.
C'est ce qu'on appelle la participation citoyenne active.
Et puis c'est devenu la folie douce. Avec les années, on a érigé des barrières et des policiers ont été postés à des points précis et les férus de foot arrivent assez tôt pour trouver une place de stationnement . Ceci dans un petit périmètre autour du stade.
Au fur et à mesure qu’on avance dans le temps, l’espace est grignoté.
On pousse les barrières un peu plus loin, et on augmente les agents de la sécurité.
Les barrières ont été repoussées à des limites dépassant l’entendement. Elles sont posées la veille du match.
Et le jour du match, on barricade des rues entières, ne laissant qu’un petit espace pour que les voitures puissent passer. Pour un match qui commence à 22 h aujourd’hui, notre rue est inaccessible aux non résidents à partir de 15 h. Et on exige que vous rentriez votre voiture dans le garage. C’est normal.
Il arrive souvent que faute de n’avoir pas été averti à l’avance, la sécurité se voit dans l’obligation de déménager les voitures stationnées dans la rue dans un endroit que vous ignorez. Alors il faut jouer aux devinettes ou faire appel à l’intuition géographique.
C'est ce qu'on appelle la participation citoyenne active.
Le meilleur dans tout ça ? Plus on éloigne les barrières du stade, plus le public change.
Fini les messieurs en costume ! Place aux armées de gamins surexcités, drapés dans les couleurs de leur équipe, débarquant des heures à l'avance pour défier les forces de l'ordre, hurler des chants hystériques et transformer le trottoir en décharge publique.
Leurs parents ? Mystère et boule de gomme.
Les soirs de derby, c'est l'apocalypse. L'armée déploie ses soldats formant un mur humain impressionnant. On se croirait en zone de guerre. On tient le décor parfait pour "La Chute des Dieux", version ouled el houma.
Et ce n'est pas fini ! Avec la Coupe du Monde qui qui pointe le bout de son nez, , les matchs s'enchaînent à un rythme infernal au beau milieu des horaires de bureau et de classe. Les écoles, commerces et entreprises du quartier survivent comme ils peuvent, obligés de slalomer entre les barrières.
Les riverains doivent désormais prévoir leur itinéraire comme s’ils préparaient une expédition en Amazonie.
Attention, hein ! Je ne critique pas le foot. Vive le ballon rond ! Je ne critique pas la sécurité non plus.
Pauvres agents, postés sous le soleil ou la pluie, ils font ce qu'ils peuvent. Je déplore l’absence de visibilité relative à la vie autour de ce stade qui a été érigé dans les années 60 en plein milieu d’un périmètre de vie quotidienne.
Aujourd’hui, les nouveaux stades sont construits aux portes des villes, loin des habitants. Tant mieux pour Tanger, Rabat et Marrakech … Pendant ce temps, les Casablancais continuent leur parcours du combattant quotidien. Entre les embouteillages chroniques de la ville et ces nouvelles barrières. Une ville qui a déjà du mal à grandir.
Bientôt, les barrières seront à Derb Ghallef. Puis au CIL. Pourquoi pas à la corniche tant qu'on y est ? Pour un match Maroc-Algérie, on bouclera peut être toute la ville. Les Casablancais devront montrer patte blanche pour rentrer chez eux. Ce sera pratique, non ?
Par Anissa MEKOUAR SENHADJI.
Leurs parents ? Mystère et boule de gomme.
Les soirs de derby, c'est l'apocalypse. L'armée déploie ses soldats formant un mur humain impressionnant. On se croirait en zone de guerre. On tient le décor parfait pour "La Chute des Dieux", version ouled el houma.
Et ce n'est pas fini ! Avec la Coupe du Monde qui qui pointe le bout de son nez, , les matchs s'enchaînent à un rythme infernal au beau milieu des horaires de bureau et de classe. Les écoles, commerces et entreprises du quartier survivent comme ils peuvent, obligés de slalomer entre les barrières.
Les riverains doivent désormais prévoir leur itinéraire comme s’ils préparaient une expédition en Amazonie.
Attention, hein ! Je ne critique pas le foot. Vive le ballon rond ! Je ne critique pas la sécurité non plus.
Pauvres agents, postés sous le soleil ou la pluie, ils font ce qu'ils peuvent. Je déplore l’absence de visibilité relative à la vie autour de ce stade qui a été érigé dans les années 60 en plein milieu d’un périmètre de vie quotidienne.
Aujourd’hui, les nouveaux stades sont construits aux portes des villes, loin des habitants. Tant mieux pour Tanger, Rabat et Marrakech … Pendant ce temps, les Casablancais continuent leur parcours du combattant quotidien. Entre les embouteillages chroniques de la ville et ces nouvelles barrières. Une ville qui a déjà du mal à grandir.
Bientôt, les barrières seront à Derb Ghallef. Puis au CIL. Pourquoi pas à la corniche tant qu'on y est ? Pour un match Maroc-Algérie, on bouclera peut être toute la ville. Les Casablancais devront montrer patte blanche pour rentrer chez eux. Ce sera pratique, non ?
Par Anissa MEKOUAR SENHADJI.