Calendrier économique international du 28/09/2026 au 2/10/2026
Chine
Les enquêtes PMI signalent un retour de l’activité en zone d’expansion. Le PMI manufacturier officiel NBS atteint 50,1 en septembre, contre 49,8 en août, conformément aux attentes ; le non-manufacturier progresse à 50,2, au-dessus du consensus de 49,3. Le PMI manufacturier RatingDog atteint 52,1, contre 51,6 attendu, tandis que les services ressortent à 51,6, également au-dessus des prévisions. Ces résultats suggèrent une amélioration conjoncturelle, à confirmer par la demande intérieure et l’environnement commercial externe.
Japon
La production industrielle préliminaire recule de 1,7% sur un mois en août, alors qu’une hausse de 1,7% était attendue. Les ventes au détail progressent toutefois de 2,7% en glissement annuel, sous 3,3% anticipé, et les mises en chantier augmentent de 6,1% sur un an, contre 7% attendu. L’indice Tankan des grandes entreprises manufacturières s’établit à 24 au troisième trimestre, contre 25 prévu. Le taux de chômage remonte à 2,5% en août, contre 2,4% attendus.
Corée du Sud
Les exportations bondissent de 83,5% en glissement annuel en septembre, après 68,7%, très au-dessus des 61,7% attendus. Le PMI manufacturier progresse à 53,9 contre 52,3, tandis que la confiance des entreprises recule à 79 après 81. L’inflation annuelle ralentit néanmoins à 2,9% en septembre, contre 3,1%, conformément au consensus.
Inde
La production industrielle accélère à 8,0% en glissement annuel en août, contre 7,4% révisé et 6,5% attendu. La production manufacturière progresse de 9,0% sur un an, après 8,2%, confirmant la vigueur du secteur industriel.
Europe continentale
L’inflation annuelle estimée accélère dans la zone euro à 3,8% en septembre, contre 3,2% et 3,6% attendu ; l’inflation sous-jacente demeure à 2,5%, conforme aux attentes. En Allemagne, l’inflation annuelle estimée atteint 3,3%, contre 3,2% prévu, et le chômage reste à 6,4%. En France, l’inflation annuelle estimée ressort à 3,0%, au-dessus de 2,8% attendu. Les PMI manufacturiers espagnol et italien repassent au-dessus de 50, tandis que le chômage de la zone euro reste à 6,4%, conformément aux attentes.
Royaume-Uni
Le déficit courant se réduit à 19,9 milliards de livres au deuxième trimestre, contre 24,7 milliards attendu. Le crédit à la consommation atteint 2,464 milliards de livres en août, au-dessus du consensus, mais les prix immobiliers Nationwide reculent de 0,2% sur un mois et n’augmentent que de 0,8% sur un an, sous 1,3% anticipé. Cette combinaison traduit une consommation financée par le crédit et un marché immobilier moins dynamique.
États-Unis
Le marché du travail reste solide : les créations d’emplois non agricoles atteignent 29 000 en septembre, contre 90 000 attendus, tandis que taux de chômage ressort à 4,2% contre 4,1% attendus. L’indice PCE annuel ressort à 3,4% en août, sous 3,7% attendu, et le PCE sous-jacent mensuel progresse de 0,2%, contre 0,3% prévu. La confiance des consommateurs chute à 81,9 contre 89,2 attendus et les offres d’emploi diminuent à 7,079 millions contre 7,23 millions attendues.
Canada
Le PIB réel est stable sur un mois en juillet, conformément aux attentes, après +0,4% révisé. L’estimation préliminaire indique une hausse de 0,2% en août. Le PMI manufacturier recule à 51,5 en septembre, après 53,0, mais reste en expansion.
Brésil
Le taux de chômage demeure à 5,3% en août, conforme aux attentes. La production industrielle recule de 0,6% sur un mois en août, après +0,1%, indiquant une dégradation limitée de l’activité productive. Les investisseurs surveillent l’évolution de l’inflation et les orientations de la banque centrale, alors que l’OPEP+ peut influencer les prix énergétiques et les équilibres externes.
La réunion de l’OPEP+ du 4 octobre devrait maintenir les objectifs de production pour novembre, selon plusieurs sources, sans décision définitive à ce stade. Ce statu quo prolongerait une politique prudente, alors que l’offre effective reste contrainte et que l’alliance prépare les références de quotas pour 2027. Il pourrait soutenir les cours si les tensions géopolitiques persistent, mais limiter leur hausse en cas d’affaiblissement de la demande mondiale.
Principaux indices mondiaux, pétrole et or au 2/10/2026 à 16h00
Les marchés mondiaux clôturent la semaine sur une note contrastée : les indices américains ont soutenu l’univers développé, tandis que les marchés émergents sont restés en retrait. La géopolitique, la volatilité des prix de l’énergie et les anticipations de politique monétaire ont continué de guider les allocations, avec une préférence sélective pour la technologie et certains actifs défensifs.
MSCI World
Le MSCI World recule de 0,75% sur la semaine, malgré une progression journalière de 0,56% lors de la dernière séance. L’indice reste en hausse de 11,07% depuis le début de l’année. Cette baisse hebdomadaire illustre un mouvement de prudence des investisseurs face aux incertitudes sur les taux longs et aux risques géopolitiques, même si le rebond de Wall Street en fin de semaine a limité le repli.
MSCI Emerging Markets
Le MSCI Emerging Markets perd 1,37% sur la semaine et progresse seulement de 0,31% sur un mois. Sa performance depuis le début de l’année reste élevée, à 21,67%, mais les marchés émergents ont pâti d’une combinaison moins favorable : incertitudes commerciales, volatilité des matières premières et sensibilité accrue aux mouvements du dollar. Les écarts entre marchés asiatiques, producteurs de ressources et pays importateurs d’énergie se sont accentués.
Chine
Les marchés chinois ont été fermés à compter du 1er octobre pour les congés de la Fête nationale et de la Fête de la mi-automne. Avant cette interruption, le CSI 300 a gagné 0,29% sur la semaine et le Shanghai Composite 0,31%, tandis que le ChiNext a cédé 0,23%. Cette divergence traduit une hausse concentrée sur les grandes capitalisations, alors que les valeurs de croissance sont restées sous pression.
Japon
Le Nikkei 225 a progressé de 2,93% sur la semaine, prolongeant son avance à 6,38% sur un mois et à 35,70% depuis le début de l’année. Le marché a été soutenu par l’affaiblissement du yen, favorable aux groupes exportateurs, ainsi que par l’intérêt persistant pour les valeurs technologiques et industrielles. La hausse a toutefois été volatile en fin de période, les investisseurs restants attentifs à la Banque du Japon et aux perspectives de normalisation monétaire.
Europe continentale
Le STOXX Europe 600 recule de 1,20% sur la semaine, malgré un gain de 0,69% pendant la séance en cours. Les marchés continentaux restent vulnérables à la remontée des prix énergétiques, qui pèse sur les marges des entreprises et sur les perspectives de consommation. Les risques géopolitiques ont renforcé la volatilité, même si les valeurs de défense, d’énergie et certaines financières ont offert un soutien ponctuel.
Royaume-Uni
Le FTSE 100 baisse de 2,20% sur la semaine, davantage que les marchés continentaux. Sa forte exposition aux mines, à l’énergie et aux financières l’a rendu sensible aux fluctuations des matières premières et à l’appréciation éventuelle de la livre sterling. Les investisseurs ont aussi privilégié une réduction du risque dans les valeurs cycliques après les performances positives accumulées depuis le début de l’année.
États-Unis
Les indices américains ont mieux résisté : le S&P 500 recule de 0,22%, le Dow Jones de 1,37%, alors que le Nasdaq 100 gagne 0,82%. Cette divergence souligne la surperformance de la technologie et des entreprises liées à l’intelligence artificielle. Les valeurs industrielles, financières et cycliques du Dow ont davantage souffert des préoccupations sur l’activité mondiale, les coûts de financement et l’énergie.
Brent et Or
Le Brent perd 2,57% sur la semaine, malgré une hausse de 6,41% sur un mois et de 67,03% depuis le début de l’année. La baisse hebdomadaire traduit des prises de bénéfices et l’attente de la réunion de l’OPEP+. Cette baisse s’explique aussi par l’anticipation d’un déblocage des réserves européennes de gazole sous la pression des Etats-Unis, alors qu'une visioconférence du G7 est organisée pour tenter de répondre à la flambée des prix des carburants ; tout maintien des objectifs de production pourrait toutefois préserver les tensions sur l’offre. L’or baisse de 3,77%, pénalisé par la hausse des rendements réels et par des arbitrages après son appréciation antérieure, malgré son rôle traditionnel de couverture géopolitique.
Calendrier économique africain du 28/09/2026 au 2/10/2026
La semaine a donné une image contrastée des économies africaines : amélioration de plusieurs indicateurs d’activité et de crédit, mais ralentissement de la croissance marocaine et pressions inflationnistes persistantes dans certains pays.
Afrique du Sud
La masse monétaire M3 a progressé de 8,89% en glissement annuel en août, après 8,57%, tandis que le crédit au secteur privé a accéléré à 7,47% sur un an, contre 7,41%. L’inflation à la production a ralenti à 5,0% en août, après 5,7%, et a diminué de 0,4% sur un mois. L’indice PMI manufacturier Absa s’est redressé à 50,7 en septembre, après 45,8, signalant un retour du secteur en expansion. La balance commerciale a dégagé un excédent de 20,47 milliards de rands, contre 18,04 milliards précédemment, tandis que le déficit budgétaire s’est réduit à 29,14 milliards. Les ventes de véhicules neufs ont atteint 61 650 unités, après 57 760.
Égypte
En Égypte, la masse monétaire M2 a progressé de 17,0% en glissement annuel en août, contre 17,5% en juillet. Ce léger ralentissement suggère une modération de la dynamique de liquidité, qui demeure néanmoins élevée et doit être suivie au regard de ses implications potentielles pour l’inflation, le crédit et le taux de change.
Nigéria
Les réserves de change ont atteint 54,91 milliards de dollars en septembre, contre 53,81 milliards précédemment, renforçant la position extérieure. L’indice PMI Stanbic IBTC s’établit à 56,4 en septembre, après 54,3, confirmant une expansion plus soutenue de l’activité privée.
Maroc
La croissance du PIB a ralenti à 4,0% en glissement annuel au deuxième trimestre, contre 4,6% au trimestre précédent. En revanche, la masse monétaire M2 a accéléré à 12,0% sur un an en août, après 11,8%, signalant une progression de la liquidité domestique.
Kenya
L’inflation annuelle a atteint 6,8% en septembre, contre 6,6% en août. Cette accélération légère pourrait limiter la marge d’assouplissement monétaire si elle se confirme.
Autres pays africains
Le Botswana affiche une croissance de 8,7% en glissement annuel au deuxième trimestre, après 3,5%, malgré une progression trimestrielle limitée à 1,3%, contre 9,2% auparavant. Le Cap-Vert accélère à 8,9% sur un an, contre 6,4%. Le Sénégal croît de 6,1%, après 4,3%, tandis que Maurice atteint 3,0%, contre 1,7%. La Zambie abaisse son taux directeur à 10,75%, contre 13,25%, alors que la Sierra Leone le porte à 17,25%.
MSCI Frontier et principaux indices africains au 2/10/2026 à 16h00
Les places africaines ont terminé la semaine dans une configuration contrastée. Les marchés de référence sud-africain et des marchés frontières ont reculé, tandis que l’Égypte et la BRVM ont affiché une meilleure résistance. Les investisseurs ont privilégié les marchés soutenus par des catalyseurs domestiques, tout en restant prudents face aux tensions géopolitiques, à la volatilité des devises et au recul hebdomadaire des matières premières.
MSCI Frontier Markets
Le MSCI Frontier Markets a cédé 2,19% sur la semaine, après un recul de 6,25% sur un mois. L’indice conserve néanmoins une hausse de 8,63% depuis le début de l’année. Le mouvement traduit un désengagement des actifs les plus sensibles aux flux internationaux et aux conditions de financement en dollars. La faiblesse du sentiment global, combinée à une plus grande sélectivité des investisseurs, a pesé sur cet univers hétérogène.
FTSE JSE All Africa 40
Le FTSE JSE All Africa 40 a perdu 3,45% sur la semaine, portant son recul mensuel à 9,86%. Il reste légèrement positif depuis le début de l’année, à +1,78%. Sa correction reflète principalement la sensibilité de ses grandes composantes aux marchés mondiaux, aux valeurs cycliques et aux matières premières. Le repli du Brent et la nervosité entourant les actifs risqués ont favorisé des prises de bénéfices.
Afrique du Sud
Le South Africa Top 40 a abandonné 2,30% sur la semaine, malgré un gain de 0,61% lors de la dernière séance. L’indice accuse désormais une baisse de 6,67% depuis le début de l’année. Le marché a souffert de la pression sur les grandes valeurs minières, financières et industrielles, ainsi que d’un environnement mondial moins porteur pour les actifs cycliques. La faiblesse de certaines valeurs exposées à la Chine et aux ressources a également pu peser.
Égypte
L’EGX 30 a reculé de 1,34% sur la semaine, après un repli de 5,71% sur un mois. Sa performance reste toutefois solide depuis le début de l’année, à +26,84%, et atteint +43,78% sur un an. Cette baisse apparaît comme une consolidation après une forte hausse antérieure. Les investisseurs ont probablement procédé à des prises de bénéfices, dans un marché où il faut suivre l’inflation et qui est sensible à l’évolution du change, de la liquidité et des conditions de financement locales.
Nigéria
Le NSE 30 a baissé de 0,52% sur la semaine, tout en conservant une hausse de 62,71% depuis le début de l’année. La modération hebdomadaire s’explique par des arbitrages après un parcours très favorable et par la volatilité des valeurs énergétiques et bancaires. Le recul du Brent a pu limiter l’intérêt pour certains titres liés au pétrole, dans un marché également dépendant des évolutions du naira et de la liquidité domestique.
Kenya
Le NSE20 a baissé de 0,92% sur la semaine. L’indice maintient toutefois une hausse de 37,73% depuis le début de l’année. Ce repli s’inscrit dans une phase de consolidation, après la forte performance accumulée, dans un contexte de prudence des investisseurs face aux rendements internationaux et aux risques régionaux.
BRVM
Le BRVM Composite a progressé de 1,11% sur la semaine. La hausse depuis le début de l’année atteint 58,14%. Cette surperformance relative illustre la résilience de la cote régionale, portée par l’intérêt pour les valeurs bancaires, de télécommunications et de consommation, ainsi que par une base d’investisseurs largement locale.
Implications pour le marché marocain
Pour la Bourse de Casablanca, le repli simultané des marchés mondiaux et des marchés frontières nourrit un environnement moins favorable à la prise de risque, sans constituer nécessairement un facteur directeur pour une cote largement domestique. La dynamique locale devrait rester principalement déterminée par les résultats semestriels, les perspectives de rentabilité futures ainsi que par la visibilité sur la demande intérieure.
Après la publication de l’ensemble des résultats du premier semestre 2026, l’attention devrait se porter sur la capacité des émetteurs à préserver leurs marges et à confirmer leurs trajectoires au second semestre. Les valeurs exportatrices, minières et industrielles demeurent particulièrement sensibles à l’évolution des matières premières, du change et de la demande externe, tandis que les secteurs domestiques seront davantage guidés par la consommation, l’investissement et le coût du financement.
Les enquêtes PMI signalent un retour de l’activité en zone d’expansion. Le PMI manufacturier officiel NBS atteint 50,1 en septembre, contre 49,8 en août, conformément aux attentes ; le non-manufacturier progresse à 50,2, au-dessus du consensus de 49,3. Le PMI manufacturier RatingDog atteint 52,1, contre 51,6 attendu, tandis que les services ressortent à 51,6, également au-dessus des prévisions. Ces résultats suggèrent une amélioration conjoncturelle, à confirmer par la demande intérieure et l’environnement commercial externe.
Japon
La production industrielle préliminaire recule de 1,7% sur un mois en août, alors qu’une hausse de 1,7% était attendue. Les ventes au détail progressent toutefois de 2,7% en glissement annuel, sous 3,3% anticipé, et les mises en chantier augmentent de 6,1% sur un an, contre 7% attendu. L’indice Tankan des grandes entreprises manufacturières s’établit à 24 au troisième trimestre, contre 25 prévu. Le taux de chômage remonte à 2,5% en août, contre 2,4% attendus.
Corée du Sud
Les exportations bondissent de 83,5% en glissement annuel en septembre, après 68,7%, très au-dessus des 61,7% attendus. Le PMI manufacturier progresse à 53,9 contre 52,3, tandis que la confiance des entreprises recule à 79 après 81. L’inflation annuelle ralentit néanmoins à 2,9% en septembre, contre 3,1%, conformément au consensus.
Inde
La production industrielle accélère à 8,0% en glissement annuel en août, contre 7,4% révisé et 6,5% attendu. La production manufacturière progresse de 9,0% sur un an, après 8,2%, confirmant la vigueur du secteur industriel.
Europe continentale
L’inflation annuelle estimée accélère dans la zone euro à 3,8% en septembre, contre 3,2% et 3,6% attendu ; l’inflation sous-jacente demeure à 2,5%, conforme aux attentes. En Allemagne, l’inflation annuelle estimée atteint 3,3%, contre 3,2% prévu, et le chômage reste à 6,4%. En France, l’inflation annuelle estimée ressort à 3,0%, au-dessus de 2,8% attendu. Les PMI manufacturiers espagnol et italien repassent au-dessus de 50, tandis que le chômage de la zone euro reste à 6,4%, conformément aux attentes.
Royaume-Uni
Le déficit courant se réduit à 19,9 milliards de livres au deuxième trimestre, contre 24,7 milliards attendu. Le crédit à la consommation atteint 2,464 milliards de livres en août, au-dessus du consensus, mais les prix immobiliers Nationwide reculent de 0,2% sur un mois et n’augmentent que de 0,8% sur un an, sous 1,3% anticipé. Cette combinaison traduit une consommation financée par le crédit et un marché immobilier moins dynamique.
États-Unis
Le marché du travail reste solide : les créations d’emplois non agricoles atteignent 29 000 en septembre, contre 90 000 attendus, tandis que taux de chômage ressort à 4,2% contre 4,1% attendus. L’indice PCE annuel ressort à 3,4% en août, sous 3,7% attendu, et le PCE sous-jacent mensuel progresse de 0,2%, contre 0,3% prévu. La confiance des consommateurs chute à 81,9 contre 89,2 attendus et les offres d’emploi diminuent à 7,079 millions contre 7,23 millions attendues.
Canada
Le PIB réel est stable sur un mois en juillet, conformément aux attentes, après +0,4% révisé. L’estimation préliminaire indique une hausse de 0,2% en août. Le PMI manufacturier recule à 51,5 en septembre, après 53,0, mais reste en expansion.
Brésil
Le taux de chômage demeure à 5,3% en août, conforme aux attentes. La production industrielle recule de 0,6% sur un mois en août, après +0,1%, indiquant une dégradation limitée de l’activité productive. Les investisseurs surveillent l’évolution de l’inflation et les orientations de la banque centrale, alors que l’OPEP+ peut influencer les prix énergétiques et les équilibres externes.
La réunion de l’OPEP+ du 4 octobre devrait maintenir les objectifs de production pour novembre, selon plusieurs sources, sans décision définitive à ce stade. Ce statu quo prolongerait une politique prudente, alors que l’offre effective reste contrainte et que l’alliance prépare les références de quotas pour 2027. Il pourrait soutenir les cours si les tensions géopolitiques persistent, mais limiter leur hausse en cas d’affaiblissement de la demande mondiale.
Principaux indices mondiaux, pétrole et or au 2/10/2026 à 16h00
Les marchés mondiaux clôturent la semaine sur une note contrastée : les indices américains ont soutenu l’univers développé, tandis que les marchés émergents sont restés en retrait. La géopolitique, la volatilité des prix de l’énergie et les anticipations de politique monétaire ont continué de guider les allocations, avec une préférence sélective pour la technologie et certains actifs défensifs.
MSCI World
Le MSCI World recule de 0,75% sur la semaine, malgré une progression journalière de 0,56% lors de la dernière séance. L’indice reste en hausse de 11,07% depuis le début de l’année. Cette baisse hebdomadaire illustre un mouvement de prudence des investisseurs face aux incertitudes sur les taux longs et aux risques géopolitiques, même si le rebond de Wall Street en fin de semaine a limité le repli.
MSCI Emerging Markets
Le MSCI Emerging Markets perd 1,37% sur la semaine et progresse seulement de 0,31% sur un mois. Sa performance depuis le début de l’année reste élevée, à 21,67%, mais les marchés émergents ont pâti d’une combinaison moins favorable : incertitudes commerciales, volatilité des matières premières et sensibilité accrue aux mouvements du dollar. Les écarts entre marchés asiatiques, producteurs de ressources et pays importateurs d’énergie se sont accentués.
Chine
Les marchés chinois ont été fermés à compter du 1er octobre pour les congés de la Fête nationale et de la Fête de la mi-automne. Avant cette interruption, le CSI 300 a gagné 0,29% sur la semaine et le Shanghai Composite 0,31%, tandis que le ChiNext a cédé 0,23%. Cette divergence traduit une hausse concentrée sur les grandes capitalisations, alors que les valeurs de croissance sont restées sous pression.
Japon
Le Nikkei 225 a progressé de 2,93% sur la semaine, prolongeant son avance à 6,38% sur un mois et à 35,70% depuis le début de l’année. Le marché a été soutenu par l’affaiblissement du yen, favorable aux groupes exportateurs, ainsi que par l’intérêt persistant pour les valeurs technologiques et industrielles. La hausse a toutefois été volatile en fin de période, les investisseurs restants attentifs à la Banque du Japon et aux perspectives de normalisation monétaire.
Europe continentale
Le STOXX Europe 600 recule de 1,20% sur la semaine, malgré un gain de 0,69% pendant la séance en cours. Les marchés continentaux restent vulnérables à la remontée des prix énergétiques, qui pèse sur les marges des entreprises et sur les perspectives de consommation. Les risques géopolitiques ont renforcé la volatilité, même si les valeurs de défense, d’énergie et certaines financières ont offert un soutien ponctuel.
Royaume-Uni
Le FTSE 100 baisse de 2,20% sur la semaine, davantage que les marchés continentaux. Sa forte exposition aux mines, à l’énergie et aux financières l’a rendu sensible aux fluctuations des matières premières et à l’appréciation éventuelle de la livre sterling. Les investisseurs ont aussi privilégié une réduction du risque dans les valeurs cycliques après les performances positives accumulées depuis le début de l’année.
États-Unis
Les indices américains ont mieux résisté : le S&P 500 recule de 0,22%, le Dow Jones de 1,37%, alors que le Nasdaq 100 gagne 0,82%. Cette divergence souligne la surperformance de la technologie et des entreprises liées à l’intelligence artificielle. Les valeurs industrielles, financières et cycliques du Dow ont davantage souffert des préoccupations sur l’activité mondiale, les coûts de financement et l’énergie.
Brent et Or
Le Brent perd 2,57% sur la semaine, malgré une hausse de 6,41% sur un mois et de 67,03% depuis le début de l’année. La baisse hebdomadaire traduit des prises de bénéfices et l’attente de la réunion de l’OPEP+. Cette baisse s’explique aussi par l’anticipation d’un déblocage des réserves européennes de gazole sous la pression des Etats-Unis, alors qu'une visioconférence du G7 est organisée pour tenter de répondre à la flambée des prix des carburants ; tout maintien des objectifs de production pourrait toutefois préserver les tensions sur l’offre. L’or baisse de 3,77%, pénalisé par la hausse des rendements réels et par des arbitrages après son appréciation antérieure, malgré son rôle traditionnel de couverture géopolitique.
Calendrier économique africain du 28/09/2026 au 2/10/2026
La semaine a donné une image contrastée des économies africaines : amélioration de plusieurs indicateurs d’activité et de crédit, mais ralentissement de la croissance marocaine et pressions inflationnistes persistantes dans certains pays.
Afrique du Sud
La masse monétaire M3 a progressé de 8,89% en glissement annuel en août, après 8,57%, tandis que le crédit au secteur privé a accéléré à 7,47% sur un an, contre 7,41%. L’inflation à la production a ralenti à 5,0% en août, après 5,7%, et a diminué de 0,4% sur un mois. L’indice PMI manufacturier Absa s’est redressé à 50,7 en septembre, après 45,8, signalant un retour du secteur en expansion. La balance commerciale a dégagé un excédent de 20,47 milliards de rands, contre 18,04 milliards précédemment, tandis que le déficit budgétaire s’est réduit à 29,14 milliards. Les ventes de véhicules neufs ont atteint 61 650 unités, après 57 760.
Égypte
En Égypte, la masse monétaire M2 a progressé de 17,0% en glissement annuel en août, contre 17,5% en juillet. Ce léger ralentissement suggère une modération de la dynamique de liquidité, qui demeure néanmoins élevée et doit être suivie au regard de ses implications potentielles pour l’inflation, le crédit et le taux de change.
Nigéria
Les réserves de change ont atteint 54,91 milliards de dollars en septembre, contre 53,81 milliards précédemment, renforçant la position extérieure. L’indice PMI Stanbic IBTC s’établit à 56,4 en septembre, après 54,3, confirmant une expansion plus soutenue de l’activité privée.
Maroc
La croissance du PIB a ralenti à 4,0% en glissement annuel au deuxième trimestre, contre 4,6% au trimestre précédent. En revanche, la masse monétaire M2 a accéléré à 12,0% sur un an en août, après 11,8%, signalant une progression de la liquidité domestique.
Kenya
L’inflation annuelle a atteint 6,8% en septembre, contre 6,6% en août. Cette accélération légère pourrait limiter la marge d’assouplissement monétaire si elle se confirme.
Autres pays africains
Le Botswana affiche une croissance de 8,7% en glissement annuel au deuxième trimestre, après 3,5%, malgré une progression trimestrielle limitée à 1,3%, contre 9,2% auparavant. Le Cap-Vert accélère à 8,9% sur un an, contre 6,4%. Le Sénégal croît de 6,1%, après 4,3%, tandis que Maurice atteint 3,0%, contre 1,7%. La Zambie abaisse son taux directeur à 10,75%, contre 13,25%, alors que la Sierra Leone le porte à 17,25%.
MSCI Frontier et principaux indices africains au 2/10/2026 à 16h00
Les places africaines ont terminé la semaine dans une configuration contrastée. Les marchés de référence sud-africain et des marchés frontières ont reculé, tandis que l’Égypte et la BRVM ont affiché une meilleure résistance. Les investisseurs ont privilégié les marchés soutenus par des catalyseurs domestiques, tout en restant prudents face aux tensions géopolitiques, à la volatilité des devises et au recul hebdomadaire des matières premières.
MSCI Frontier Markets
Le MSCI Frontier Markets a cédé 2,19% sur la semaine, après un recul de 6,25% sur un mois. L’indice conserve néanmoins une hausse de 8,63% depuis le début de l’année. Le mouvement traduit un désengagement des actifs les plus sensibles aux flux internationaux et aux conditions de financement en dollars. La faiblesse du sentiment global, combinée à une plus grande sélectivité des investisseurs, a pesé sur cet univers hétérogène.
FTSE JSE All Africa 40
Le FTSE JSE All Africa 40 a perdu 3,45% sur la semaine, portant son recul mensuel à 9,86%. Il reste légèrement positif depuis le début de l’année, à +1,78%. Sa correction reflète principalement la sensibilité de ses grandes composantes aux marchés mondiaux, aux valeurs cycliques et aux matières premières. Le repli du Brent et la nervosité entourant les actifs risqués ont favorisé des prises de bénéfices.
Afrique du Sud
Le South Africa Top 40 a abandonné 2,30% sur la semaine, malgré un gain de 0,61% lors de la dernière séance. L’indice accuse désormais une baisse de 6,67% depuis le début de l’année. Le marché a souffert de la pression sur les grandes valeurs minières, financières et industrielles, ainsi que d’un environnement mondial moins porteur pour les actifs cycliques. La faiblesse de certaines valeurs exposées à la Chine et aux ressources a également pu peser.
Égypte
L’EGX 30 a reculé de 1,34% sur la semaine, après un repli de 5,71% sur un mois. Sa performance reste toutefois solide depuis le début de l’année, à +26,84%, et atteint +43,78% sur un an. Cette baisse apparaît comme une consolidation après une forte hausse antérieure. Les investisseurs ont probablement procédé à des prises de bénéfices, dans un marché où il faut suivre l’inflation et qui est sensible à l’évolution du change, de la liquidité et des conditions de financement locales.
Nigéria
Le NSE 30 a baissé de 0,52% sur la semaine, tout en conservant une hausse de 62,71% depuis le début de l’année. La modération hebdomadaire s’explique par des arbitrages après un parcours très favorable et par la volatilité des valeurs énergétiques et bancaires. Le recul du Brent a pu limiter l’intérêt pour certains titres liés au pétrole, dans un marché également dépendant des évolutions du naira et de la liquidité domestique.
Kenya
Le NSE20 a baissé de 0,92% sur la semaine. L’indice maintient toutefois une hausse de 37,73% depuis le début de l’année. Ce repli s’inscrit dans une phase de consolidation, après la forte performance accumulée, dans un contexte de prudence des investisseurs face aux rendements internationaux et aux risques régionaux.
BRVM
Le BRVM Composite a progressé de 1,11% sur la semaine. La hausse depuis le début de l’année atteint 58,14%. Cette surperformance relative illustre la résilience de la cote régionale, portée par l’intérêt pour les valeurs bancaires, de télécommunications et de consommation, ainsi que par une base d’investisseurs largement locale.
Implications pour le marché marocain
Pour la Bourse de Casablanca, le repli simultané des marchés mondiaux et des marchés frontières nourrit un environnement moins favorable à la prise de risque, sans constituer nécessairement un facteur directeur pour une cote largement domestique. La dynamique locale devrait rester principalement déterminée par les résultats semestriels, les perspectives de rentabilité futures ainsi que par la visibilité sur la demande intérieure.
Après la publication de l’ensemble des résultats du premier semestre 2026, l’attention devrait se porter sur la capacité des émetteurs à préserver leurs marges et à confirmer leurs trajectoires au second semestre. Les valeurs exportatrices, minières et industrielles demeurent particulièrement sensibles à l’évolution des matières premières, du change et de la demande externe, tandis que les secteurs domestiques seront davantage guidés par la consommation, l’investissement et le coût du financement.
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African Financial Investment (AFI), une société marocaine spécialisée dans l’analyse financière et l’accompagnement des investisseurs sur les marchés africains et MENA.
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