Le district de Nabatiyé de nouveau visé
Les frappes ont touché la localité d’Arab Salim, dans le district de Nabatiyé, au sud du Liban. Le ministère de la Santé a également annoncé plusieurs blessés parmi des secouristes du Comité islamique de la santé et des membres de l’association Risala, proche du mouvement Amal, allié du Hezbollah.
Les autorités libanaises dénoncent une multiplication des attaques visant les équipes médicales et les services de secours dans la région. Dans la nuit, un centre de la Défense civile à Nabatiyé a été détruit par une frappe israélienne. Sur place, des secouristes tentaient encore de récupérer du matériel sous les décombres.
Des colonnes de fumée ont été observées après plusieurs bombardements sur Nabatiyé et Zawtar el-Charqiyé. Une partie des raids a eu lieu avant l’appel israélien à évacuer onze villages du sud du Liban et de la Bekaa.
Une trêve toujours plus fragile
Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril, Israël poursuit ses opérations contre des positions qu’il présente comme liées au Hezbollah pro-iranien. Le mouvement chiite continue de son côté ses attaques contre des cibles israéliennes près de la frontière.
Dimanche, le Hezbollah a revendiqué des tirs de roquettes visant des soldats israéliens opérant en territoire libanais. Cette nouvelle séquence de violences confirme la fragilité de la trêve instaurée après plusieurs semaines d’escalade régionale.
Le Liban avait été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, après des tirs du Hezbollah sur Israël en réaction à la mort du guide suprême iranien lors d’une attaque contre Téhéran.
Washington et Téhéran au cœur des tensions
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a appelé à une «cessation complète des hostilités» et espéré un accord entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin au conflit régional. Il a également réaffirmé son refus de désarmer le mouvement chiite malgré les demandes du gouvernement libanais.
De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que le président américain Donald Trump soutenait le droit d’Israël à se défendre face au Hezbollah.
Dans ce contexte explosif, les prochaines négociations directes entre le Liban et Israël, prévues début juin à Washington, pourraient devenir un nouveau point de tension diplomatique.