Une souveraineté libanaise sous pression
Le sud du Liban a de nouveau été placé sous tension après l’ordre d’évacuation lancé par l’armée israélienne dans un secteur de Deir Zahrani, avant des frappes annoncées contre un site présenté comme lié au Hezbollah. Israël affirme agir après le lancement d’un drone explosif en direction de ses forces. Comme souvent dans ce conflit, la version israélienne domine les premières dépêches internationales, tandis que les conséquences humaines, matérielles et politiques sur le terrain libanais restent à confirmer avec prudence.
Vu depuis Beyrouth, cette séquence ne peut pas être réduite à une simple opération militaire ciblée. Elle s’inscrit dans un rapport de force ancien, marqué par l’occupation passée du sud du Liban, les guerres successives, les violations répétées de l’espace aérien libanais et l’affrontement permanent entre Israël et le Hezbollah. Pour une partie importante de l’opinion arabe, le Hezbollah n’est pas seulement une organisation armée : il représente une force de résistance née face à l’occupation israélienne et renforcée par le sentiment d’abandon du monde arabe devant les offensives israéliennes.
Cette lecture ne signifie pas que toutes les actions militaires soient exemptes de débat. Mais elle rappelle un fait central : dans la région, Israël agit avec une supériorité militaire massive, un soutien occidental solide et une capacité de frappe qui dépasse largement celle de ses adversaires. Face à cela, les mouvements de résistance, au Liban comme en Palestine, présentent leurs armes comme un moyen de dissuasion et de défense, notamment après les destructions massives à Gaza et la poursuite de l’occupation des territoires palestiniens.
Le risque, aujourd’hui, est celui d’un élargissement du conflit. Chaque frappe israélienne au Liban peut provoquer une riposte, puis une nouvelle escalade. Dans ce cycle, les populations civiles paient le prix le plus lourd : habitants déplacés, villages sous menace, économie paralysée, peur quotidienne. Le vocabulaire militaire parle de cibles, de drones et de positions. Mais sur le terrain, il s’agit d’hommes, de femmes et d’enfants qui vivent dans l’incertitude.
Pour le Maroc, cette crise résonne fortement. L’opinion publique marocaine reste profondément attachée à la cause palestinienne et sensible aux souffrances des peuples arabes confrontés aux offensives israéliennes. Dans les cafés, les universités et les réseaux sociaux, beaucoup de jeunes lisent ces événements à travers une grille anti-coloniale : celle d’un peuple qui résiste à une puissance militaire perçue comme occupante et protégée par les grandes capitales occidentales.
Au sud du Liban comme à Gaza, la question dépasse la sécurité d’Israël : elle touche au droit des peuples à la souveraineté, à la dignité et à la résistance face à l’occupation. Vu du Maroc, cette guerre rappelle une vérité simple : aucune paix durable ne naîtra des bombardements, tant que la justice restera absente.
Vu depuis Beyrouth, cette séquence ne peut pas être réduite à une simple opération militaire ciblée. Elle s’inscrit dans un rapport de force ancien, marqué par l’occupation passée du sud du Liban, les guerres successives, les violations répétées de l’espace aérien libanais et l’affrontement permanent entre Israël et le Hezbollah. Pour une partie importante de l’opinion arabe, le Hezbollah n’est pas seulement une organisation armée : il représente une force de résistance née face à l’occupation israélienne et renforcée par le sentiment d’abandon du monde arabe devant les offensives israéliennes.
Cette lecture ne signifie pas que toutes les actions militaires soient exemptes de débat. Mais elle rappelle un fait central : dans la région, Israël agit avec une supériorité militaire massive, un soutien occidental solide et une capacité de frappe qui dépasse largement celle de ses adversaires. Face à cela, les mouvements de résistance, au Liban comme en Palestine, présentent leurs armes comme un moyen de dissuasion et de défense, notamment après les destructions massives à Gaza et la poursuite de l’occupation des territoires palestiniens.
Le risque, aujourd’hui, est celui d’un élargissement du conflit. Chaque frappe israélienne au Liban peut provoquer une riposte, puis une nouvelle escalade. Dans ce cycle, les populations civiles paient le prix le plus lourd : habitants déplacés, villages sous menace, économie paralysée, peur quotidienne. Le vocabulaire militaire parle de cibles, de drones et de positions. Mais sur le terrain, il s’agit d’hommes, de femmes et d’enfants qui vivent dans l’incertitude.
Pour le Maroc, cette crise résonne fortement. L’opinion publique marocaine reste profondément attachée à la cause palestinienne et sensible aux souffrances des peuples arabes confrontés aux offensives israéliennes. Dans les cafés, les universités et les réseaux sociaux, beaucoup de jeunes lisent ces événements à travers une grille anti-coloniale : celle d’un peuple qui résiste à une puissance militaire perçue comme occupante et protégée par les grandes capitales occidentales.
Au sud du Liban comme à Gaza, la question dépasse la sécurité d’Israël : elle touche au droit des peuples à la souveraineté, à la dignité et à la résistance face à l’occupation. Vu du Maroc, cette guerre rappelle une vérité simple : aucune paix durable ne naîtra des bombardements, tant que la justice restera absente.



