L'ODJ Média

Liberté, quand tu nous tiens !


Par Ali Boualou.

L’être marocain, pour désigner indistinctement l’homme ou la femme marocaine, est intrinsèquement libre. Sa liberté s’exprime sous différentes formes tout au long de la journée et de l’année.

L’être marocain se sent libre d’enfreindre le code de la route. Il se donne le droit de klaxonner pour annoncer le feu vert de signalisation, de déborder de son couloir sur l’autoroute, de se rabattre à gauche au niveau du rond-point sans prévenir, d’aller à contresens d‘une rue pour livrer un sandwich ou une pizza, de traverser la route en diagonale ou à quelques mètres du passage pour piétons, de parler au téléphone en conduisant sa moto ou son vélo d’une seule main…le tout sans la moindre conscience des dangers qui le guettent.



L’être marocain se sent poussé des ailes sur Internet.

Il s’autorise de diffamer, d’insulter, de parjurer sur les réseaux sociaux et se victimise ensuite devant la force de la loi.

L’être marocain aime aller à sa plage préférée pour profiter du sable et de la vue de la mer mais prend un malin plaisir de parler fort, avec des propos disgracieux des fois, d’imposer à autrui sa musique, de laisser ses détritus sur place dans un panurgisme déconcertant et sans le moindre remord.

En sa composante féminine, l’être marocain ose patauger dans les eaux de mer en djellabas et en burka Afghane alors que le burkini de plage a été pensé pour la circonstance.

Ces comportements ne choquent plus personne car ces libertés d’agir semblent être au dessus des règles de la bienséance à la plage alors qu’elles empiètent sur les libertés de toutes celles et de tous ceux qui voient en la plage un lieu de repos et de sérénité, de lecture et de fraicheur corporelle.

L’être marocain pense avant toute chose à contourner les codes et les lois pour faire vite et pour s’acquitter du moindre.

Sans scrupule et au nom, encore une fois, de la liberté, il est prêt à la prévarication et la perversion pour servir ses intérêts personnels au détriment de la collectivité.

La liste des formes d’expression des libertés de l’être marocain est longue et incommensurable…

Au bout du compte, l’être marocain a un rapport insolite à l’espace public en partage au nom des libertés constitutionnelles et d’autres libertés qu’il s’est octroyées de sa propre initiative avec le temps, et qui amenuisent la cohésion sociale.

Ce constat acerbe interroge le sens à donner au mot liberté. N’est-il pas temps de lier la liberté à la raison, à la conscience et à la loi morale ? Ne devrait-on pas assumer la responsabilité de ses actes ?

L’être marocain a la chance d’être « condamné à vivre libre ».

Il doit profiter de cette condamnation heureuse pour donner un sens à son existence et celle de son environnement afin qu’il comprenne enfin que la liberté n’est que le droit de faire ce que les lois permettent comme dirait Montesquieu.


Mercredi 16 Septembre 2026

La Rédaction