La marche est souvent présentée comme l’une des activités physiques les plus simples et accessibles.
Elle contribue au bon fonctionnement du cœur, au maintien de la masse musculaire et au bien-être psychologique.
Mais au-delà de ses effets bénéfiques classiques, les médecins s’intéressent désormais à la manière dont une personne marche, et plus particulièrement à sa vitesse de déplacement.
Pour les professionnels de santé, marcher rapidement ne signifie pas simplement aller vite.
Cette capacité repose sur plusieurs fonctions du corps qui doivent fonctionner harmonieusement : les muscles, le système nerveux, l’équilibre ou encore les capacités respiratoires. Une allure soutenue serait donc le reflet d’un organisme en bon état général.
Le Dr Gérald Kierzek, directeur médical de Doctissimo, explique ainsi que l’essentiel ne réside pas dans la performance maximale mais dans la régularité d’une marche active pratiquée fréquemment.
Selon lui, adopter une allure tonique au quotidien constitue déjà un outil important de prévention cardiovasculaire.
L’article évoque également une étude selon laquelle les personnes marchant à une vitesse supérieure à 1,32 mètre par seconde présentent un risque de mortalité plus faible.
À l’inverse, une allure inférieure à 0,8 mètre par seconde pourrait être associée à une perte musculaire liée au vieillissement.
Avec l’âge, il est normal que la vitesse de marche diminue progressivement. Un jeune adulte marche généralement plus vite qu’une personne âgée.
Toutefois, les spécialistes alertent sur les ralentissements soudains ou importants, qui peuvent parfois signaler des problèmes de santé plus sérieux.
Une diminution marquée de l’allure peut notamment être liée à une fragilité physique ou à un déclin des fonctions cognitives.
Certaines maladies neurodégénératives, comme Parkinson ou certaines formes de démence, peuvent ainsi se manifester par des modifications de la démarche.
Le Dr Kierzek recommande donc de consulter un professionnel de santé lorsqu’un changement durable de mobilité apparaît.
Le texte insiste également sur les dangers de la sédentarité, décrite comme un véritable ennemi de la longévité.
Le manque d’activité physique fragilise progressivement l’organisme et affecte notamment les mitochondries, responsables de la production d’énergie dans les cellules.
Pour préserver sa santé, les recommandations évoquées dans l’article préconisent entre 150 et 300 minutes d’activité physique modérée par semaine. Mais surtout, les spécialistes soulignent l’importance d’éviter les longues périodes d’inactivité.
L’idée est de bouger régulièrement tout au long de la journée, même pendant quelques minutes seulement.