Avant d’aller plus loin, encore faut-il préciser ce que l’on entend par intelligence artificielle.
L’IA n’est ni une entité autonome, ni une intelligence magique tombée du ciel numérique.
L’intelligence artificielle repose sur un ensemble complexe de composants matériels et immatériels : infrastructures de calcul, centres de données, processeurs, semi-conducteurs, réseaux, logiciels, architectures algorithmiques, données, plateformes, interfaces, protocoles, dispositifs organisationnels, compétences humaines, méthodes statistiques et modèles computationnels.
Les grands modèles de langage - les LLM mobilisés dans l’IA générative - ne représentent qu’un composant parmi d’autres de cet ensemble technologique beaucoup plus vaste.
Réduire l’IA aux seuls chatbots, aux agents conversationnels ou aux modèles génératifs constituerait donc une simplification excessive.
Wald Maâlam rappelle ici une évidence parfois oubliée dans l’enthousiasme contemporain autour de l’intelligence artificielle.
Quelles que soient leur sophistication, leurs performances, leur puissance computationnelle ou leur capacité à simuler certains comportements humains, les solutions d’IA demeurent produites par des femmes et des hommes.
Des femmes et des hommes les imaginent, les financent, définissent les architectures, conçoivent les algorithmes, sélectionnent les données, entraînent les modèles, codent les logiciels, administrent les infrastructures, commercialisent les solutions, rédigent les normes, organisent la gouvernance et décident des usages.
L’intelligence artificielle repose sur un ensemble complexe de composants matériels et immatériels : infrastructures de calcul, centres de données, processeurs, semi-conducteurs, réseaux, logiciels, architectures algorithmiques, données, plateformes, interfaces, protocoles, dispositifs organisationnels, compétences humaines, méthodes statistiques et modèles computationnels.
Les grands modèles de langage - les LLM mobilisés dans l’IA générative - ne représentent qu’un composant parmi d’autres de cet ensemble technologique beaucoup plus vaste.
Réduire l’IA aux seuls chatbots, aux agents conversationnels ou aux modèles génératifs constituerait donc une simplification excessive.
Wald Maâlam rappelle ici une évidence parfois oubliée dans l’enthousiasme contemporain autour de l’intelligence artificielle.
Quelles que soient leur sophistication, leurs performances, leur puissance computationnelle ou leur capacité à simuler certains comportements humains, les solutions d’IA demeurent produites par des femmes et des hommes.
Des femmes et des hommes les imaginent, les financent, définissent les architectures, conçoivent les algorithmes, sélectionnent les données, entraînent les modèles, codent les logiciels, administrent les infrastructures, commercialisent les solutions, rédigent les normes, organisent la gouvernance et décident des usages.
L’intelligence artificielle n’existe pas indépendamment de cet écosystème humain, organisationnel et numérique.
C’est précisément sous cet angle que Magnifica Humanitas mérite d’être discutée.
L’encyclique peut être interprétée, du point de vue du numérique, comme une invitation à ne pas dissocier les performances techniques des responsabilités associées à leur production, à leur diffusion et à leurs impacts.
Cette lecture rejoint une idée que Wald Maâlam défend depuis longtemps.
Dans l’artisanat comme dans le numérique, maîtriser un outil ne signifie pas nécessairement comprendre le sens du geste.
Pour le Maroc, pour l’Afrique et pour le Sud global, cette réflexion possède une portée stratégique particulière.
L’enjeu ne consiste pas uniquement à adopter davantage d’outils d’intelligence artificielle. Il concerne également la capacité à participer à leur conception, à leur adaptation, à leur gouvernance et à leur contextualisation linguistique, culturelle, organisationnelle et économique.
La souveraineté numérique ne saurait être réduite à la seule question des infrastructures. Elle concerne également la maîtrise des composants matériels et immatériels du phénomène numérique : données, architectures, logiciels, compétences, standards, gouvernance, formation, modèles économiques et capacité d’innovation.
L’intérêt de Magnifica Humanitas, lu dans ce périmètre limité du numérique, est peut-être là.
Le texte rappelle implicitement que les technologies IA ne sont pas des forces naturelles autonomes évoluant en dehors des sociétés humaines. Elles appartiennent au phénomène numérique contemporain. Elles reposent sur des dispositifs matériels et immatériels. Elles traduisent des choix humains.
Wald Maâlam pense que l’intelligence artificielle doit être comprise à partir de celles et ceux qui la rendent possible : les femmes, les hommes, les architectures numériques, les chaînes techniques et les dispositifs organisationnels qui conçoivent, produisent, déploient et gouvernent ces technologies.
Car l’intelligence artificielle, même générative, même spectaculaire, même capable de simuler certains traits du comportement humain, reste d’abord une construction du phénomène numérique contemporain.
Par Dr Az‑Eddine Bennani.
L’encyclique peut être interprétée, du point de vue du numérique, comme une invitation à ne pas dissocier les performances techniques des responsabilités associées à leur production, à leur diffusion et à leurs impacts.
Cette lecture rejoint une idée que Wald Maâlam défend depuis longtemps.
Dans l’artisanat comme dans le numérique, maîtriser un outil ne signifie pas nécessairement comprendre le sens du geste.
Pour le Maroc, pour l’Afrique et pour le Sud global, cette réflexion possède une portée stratégique particulière.
L’enjeu ne consiste pas uniquement à adopter davantage d’outils d’intelligence artificielle. Il concerne également la capacité à participer à leur conception, à leur adaptation, à leur gouvernance et à leur contextualisation linguistique, culturelle, organisationnelle et économique.
La souveraineté numérique ne saurait être réduite à la seule question des infrastructures. Elle concerne également la maîtrise des composants matériels et immatériels du phénomène numérique : données, architectures, logiciels, compétences, standards, gouvernance, formation, modèles économiques et capacité d’innovation.
L’intérêt de Magnifica Humanitas, lu dans ce périmètre limité du numérique, est peut-être là.
Le texte rappelle implicitement que les technologies IA ne sont pas des forces naturelles autonomes évoluant en dehors des sociétés humaines. Elles appartiennent au phénomène numérique contemporain. Elles reposent sur des dispositifs matériels et immatériels. Elles traduisent des choix humains.
Wald Maâlam pense que l’intelligence artificielle doit être comprise à partir de celles et ceux qui la rendent possible : les femmes, les hommes, les architectures numériques, les chaînes techniques et les dispositifs organisationnels qui conçoivent, produisent, déploient et gouvernent ces technologies.
Car l’intelligence artificielle, même générative, même spectaculaire, même capable de simuler certains traits du comportement humain, reste d’abord une construction du phénomène numérique contemporain.
Par Dr Az‑Eddine Bennani.
