À Marrakech, une œuvre monumentale de Mahi Binebine s'installe dans le paysage urbain. Sa sculpture You and me, en marbre de Carrare, a été offerte à sa ville natale et placée au rond-point de Bab Atlas.
On évoque une œuvre de douze tonnes, déjà visible avant son inauguration officielle, tandis que Le Desk y voit un geste de retour, presque une promesse faite à la ville.
Le geste compte autant que l'objet.
Dans une ville où l'espace public est souvent mangé par la circulation, les enseignes, la pression touristique et la vitesse immobilière, installer une sculpture de cette ampleur rappelle que la ville n'est pas seulement un lieu de passage ou de consommation. Elle peut encore être un espace de regard, de pause, de symboles partagés.
Mahi Binebine n'est pas un artiste décoratif. Son univers parle du corps, de la solitude, de la fraternité, des blessures humaines.
Le titre You and me ouvre une lecture simple, presque désarmante : toi et moi, dans la même ville, sous le même soleil, avec nos distances et nos liens.
Reste le débat habituel, mais nécessaire : quelle place réelle donnons-nous à l'art dans les villes marocaines ? Quelques œuvres fortes ne suffisent pas à faire une politique culturelle urbaine.
Mais elles peuvent ouvrir une brèche. Et parfois, une brèche dans le béton, c'est déjà beaucoup.
On évoque une œuvre de douze tonnes, déjà visible avant son inauguration officielle, tandis que Le Desk y voit un geste de retour, presque une promesse faite à la ville.
Le geste compte autant que l'objet.
Dans une ville où l'espace public est souvent mangé par la circulation, les enseignes, la pression touristique et la vitesse immobilière, installer une sculpture de cette ampleur rappelle que la ville n'est pas seulement un lieu de passage ou de consommation. Elle peut encore être un espace de regard, de pause, de symboles partagés.
Mahi Binebine n'est pas un artiste décoratif. Son univers parle du corps, de la solitude, de la fraternité, des blessures humaines.
Le titre You and me ouvre une lecture simple, presque désarmante : toi et moi, dans la même ville, sous le même soleil, avec nos distances et nos liens.
Reste le débat habituel, mais nécessaire : quelle place réelle donnons-nous à l'art dans les villes marocaines ? Quelques œuvres fortes ne suffisent pas à faire une politique culturelle urbaine.
Mais elles peuvent ouvrir une brèche. Et parfois, une brèche dans le béton, c'est déjà beaucoup.