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Manifestations du 17 octobre : une journée sous tension en France


Rédigé par le Vendredi 16 Octobre 2026

Lycéens, étudiants, gilets jaunes et militants du climat préparent une journée de mobilisation nationale samedi 17 octobre en France. Les autorités anticipent entre 70.000 et 140.000 participants, tandis que les gilets jaunes annoncent un millier d’actions pour défendre le pouvoir d’achat. À Paris, le parcours du cortège faisait encore l’objet de discussions vendredi.



L’éducation et le pouvoir d’achat au cœur des appels

Manifestations du 17 octobre : une journée sous tension en France
Après plusieurs semaines de blocages d’établissements scolaires, la contestation lycéenne pourrait trouver un nouveau relais dans la rue. Des lycéens, des étudiants, des gilets jaunes et des militants du climat préparent des mobilisations samedi 17 octobre, avec l’objectif de rapprocher leurs revendications.

Selon les estimations des autorités rapportées par l’AFP, entre 70.000 et 140.000 personnes pourraient manifester dans l’ensemble de la France. Les rassemblements doivent prendre des formes différentes selon les villes. Les gilets jaunes annoncent, de leur côté, un millier d’actions consacrées à la défense du pouvoir d’achat, en plein débat budgétaire.

Les appels à ressortir les gilets jaunes, symboles du mouvement de 2018-2019, circulent depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux. Ils se sont renforcés ces derniers jours dans le sillage de la mobilisation lycéenne.

Du côté de l’éducation, les revendications portent notamment sur Parcoursup et sur les moyens consacrés aux établissements scolaires et à l’enseignement supérieur. La participation annoncée de militants du climat élargit les préoccupations de cette journée, sans effacer les priorités propres à chaque mouvement.

Vendredi matin, la situation était plus calme devant plusieurs établissements touchés par les blocages. Dans le Rhône, la préfecture recensait neuf établissements concernés par des barricades ou de petits rassemblements : cinq lycées et quatre universités. À Lyon, aucune présence lycéenne ni obstacle ne bloquait l’entrée du lycée Ampère en début de matinée, selon l’AFP. Les cours y étaient organisés à distance.

À Paris, le calme semblait également revenu devant le lycée Hélène-Boucher. À Saint-Denis, le lycée Paul-Éluard restait fermé après une journée de mobilisation tendue. À Toulouse, plusieurs établissements perturbés la veille avaient également leurs grilles closes. La mobilisation se poursuivait toutefois ailleurs. À Lille, une trentaine d’étudiants bloquaient l’accès à Sciences Po. Certains voyaient dans la journée de samedi un prolongement de leur mouvement, avec l’arrivée d’autres catégories de manifestants.

Les préparatifs de la manifestation parisienne se poursuivent ce vendredi. Après une réunion avec des représentants des organisateurs, le préfet de police, Patrice Faure, a indiqué qu’aucun accord n’avait encore été trouvé sur le parcours du cortège. Ses services continuaient à travailler à une solution.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé au Premier ministre, Sébastien Lecornu, de convoquer une cellule interministérielle de crise en prévision des mobilisations. Il a également précisé que les grenades assourdissantes, dont l’usage avait été suspendu pour le mouvement lycéen, pourraient être employées en cas de « violences urbaines extrêmement graves ».

La journée du 17 octobre doit désormais montrer si les appels à la convergence se traduisent par une mobilisation commune. Au cœur de cette tentative de rapprochement figurent trois préoccupations : les conditions d’études, le coût de la vie et l’avenir environnemental. Reste aux différents mouvements à leur donner une expression collective capable de peser sur les choix du gouvernement.




Mamoune ACHARKI
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la... En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 16 Octobre 2026