La Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales de l’Éducation-Formation accueille une nouvelle exposition artistique intitulée « Maquamat Al Imtidâd : De l’Horizon à la Lumière », signée par l’artiste plasticien Rachid Chaârir. Installée à la Galerie Zephyr d’Ifrane, cette exposition est ouverte au public jusqu’au 31 août 2026.
À travers ce projet, l’artiste propose une expérience à la fois visuelle et conceptuelle, où la calligraphie arabe se libère de ses formes classiques pour devenir matière, énergie et lumière. Originaire d’Azrou, Rachid Chaârir conçoit cette exposition comme un parcours artistique continu, structuré en différentes « stations » ou « Maqamat ».
Ce cheminement débute par une réflexion sur l’horizon, envisagé dans sa relation à la nature et à l’immensité, avant d’évoluer vers l’exploration de la lettre en tant que forme calligraphique. L’œuvre dépasse ensuite les limites de la toile pour investir l’espace tridimensionnel, notamment à travers une installation sculpturale intitulée « Cordes d’Ombre ».
Chaque pièce exposée s’inscrit dans un dialogue subtil entre opposés : plein et vide, mouvement et immobilité, ligne et couleur. L’artiste s’appuie sur la richesse graphique et rythmique de la lettre arabe, tout en s’en détachant pour en proposer une interprétation contemporaine. Cette approche est nourrie par une mémoire personnelle, liée notamment au travail du bois de son père, que l’artiste évoque comme une source d’inspiration.
L’un des moments forts de l’exposition est une installation immersive composée de lanières de cuir suspendues du plafond au sol. Dans cet espace, la lumière joue un rôle central : elle n’est pas un simple effet esthétique, mais un élément constitutif de l’œuvre. Chaârir interroge ainsi la capacité de la lettre à sortir du plan bidimensionnel pour occuper pleinement l’espace.
Dans cette démarche, l’horizon devient une notion clé. Loin d’être une limite, il est perçu comme une ouverture vers l’inconnu et l’infini, rejoignant à la fois une réflexion philosophique et une sensibilité inspirée de la pensée soufie. L’idée d’« extension » traverse également l’ensemble du travail, comme un fil reliant passé, présent et futur, et donnant à l’œuvre une dimension vivante et évolutive.
Inscrit dans le courant de la « Houroufia » marocaine, Rachid Chaârir revendique une évolution artistique progressive, passant de l’abstraction vers une exploration assumée de la lettre.
Du côté institutionnel, la Fondation Mohammed VI réaffirme, à travers cette exposition, son engagement en faveur des artistes des régions, notamment ceux de l’Atlas. Pour Radouane Mouraï, responsable de la division culturelle et artistique, cette initiative s’inscrit dans une volonté de créer des passerelles entre les talents locaux et le public, tout en faisant de ces espaces culturels des lieux de rencontre et de création.
Cette exposition s’intègre dans une programmation estivale plus large, qui se poursuivra dans plusieurs villes du Royaume, notamment à Tanger, Beni Mellal et Agadir.
Lors du vernissage, plusieurs artistes et visiteurs ont salué la richesse et l’originalité du travail présenté. Le peintre Abdellah Ouabbi a notamment souligné la singularité de l’approche de Chaârir, mettant en avant sa maîtrise de la lumière, de la couleur et de la composition. Du côté du public, l’émotion était palpable, notamment chez les jeunes visiteurs, séduits par la beauté et la modernité de la calligraphie revisitée.
Avec « Maquamat Al Imtidâd », la Fondation Mohammed VI propose ainsi une immersion artistique profonde, où la lettre arabe devient un vecteur de mémoire, de transformation et d’ouverture vers l’infini.
À travers ce projet, l’artiste propose une expérience à la fois visuelle et conceptuelle, où la calligraphie arabe se libère de ses formes classiques pour devenir matière, énergie et lumière. Originaire d’Azrou, Rachid Chaârir conçoit cette exposition comme un parcours artistique continu, structuré en différentes « stations » ou « Maqamat ».
Ce cheminement débute par une réflexion sur l’horizon, envisagé dans sa relation à la nature et à l’immensité, avant d’évoluer vers l’exploration de la lettre en tant que forme calligraphique. L’œuvre dépasse ensuite les limites de la toile pour investir l’espace tridimensionnel, notamment à travers une installation sculpturale intitulée « Cordes d’Ombre ».
Chaque pièce exposée s’inscrit dans un dialogue subtil entre opposés : plein et vide, mouvement et immobilité, ligne et couleur. L’artiste s’appuie sur la richesse graphique et rythmique de la lettre arabe, tout en s’en détachant pour en proposer une interprétation contemporaine. Cette approche est nourrie par une mémoire personnelle, liée notamment au travail du bois de son père, que l’artiste évoque comme une source d’inspiration.
L’un des moments forts de l’exposition est une installation immersive composée de lanières de cuir suspendues du plafond au sol. Dans cet espace, la lumière joue un rôle central : elle n’est pas un simple effet esthétique, mais un élément constitutif de l’œuvre. Chaârir interroge ainsi la capacité de la lettre à sortir du plan bidimensionnel pour occuper pleinement l’espace.
Dans cette démarche, l’horizon devient une notion clé. Loin d’être une limite, il est perçu comme une ouverture vers l’inconnu et l’infini, rejoignant à la fois une réflexion philosophique et une sensibilité inspirée de la pensée soufie. L’idée d’« extension » traverse également l’ensemble du travail, comme un fil reliant passé, présent et futur, et donnant à l’œuvre une dimension vivante et évolutive.
Inscrit dans le courant de la « Houroufia » marocaine, Rachid Chaârir revendique une évolution artistique progressive, passant de l’abstraction vers une exploration assumée de la lettre.
Du côté institutionnel, la Fondation Mohammed VI réaffirme, à travers cette exposition, son engagement en faveur des artistes des régions, notamment ceux de l’Atlas. Pour Radouane Mouraï, responsable de la division culturelle et artistique, cette initiative s’inscrit dans une volonté de créer des passerelles entre les talents locaux et le public, tout en faisant de ces espaces culturels des lieux de rencontre et de création.
Cette exposition s’intègre dans une programmation estivale plus large, qui se poursuivra dans plusieurs villes du Royaume, notamment à Tanger, Beni Mellal et Agadir.
Lors du vernissage, plusieurs artistes et visiteurs ont salué la richesse et l’originalité du travail présenté. Le peintre Abdellah Ouabbi a notamment souligné la singularité de l’approche de Chaârir, mettant en avant sa maîtrise de la lumière, de la couleur et de la composition. Du côté du public, l’émotion était palpable, notamment chez les jeunes visiteurs, séduits par la beauté et la modernité de la calligraphie revisitée.
Avec « Maquamat Al Imtidâd », la Fondation Mohammed VI propose ainsi une immersion artistique profonde, où la lettre arabe devient un vecteur de mémoire, de transformation et d’ouverture vers l’infini.


