L’épopée avait aussi ses coulisses
La Marche Verte, ce sont des drapeaux, des chants, une mobilisation populaire et une page majeure de l’Histoire contemporaine du Maroc.
Mais derrière les images devenues emblématiques, une autre réalité mérite de sortir de l’ombre : comment assurer la salubrité, la sécurité sanitaire et la dignité de 350 000 marcheurs réunis dans un environnement saharien exigeant ?
À la veille du 51ᵉ anniversaire de cet événement historique, célébré le 6 novembre 2026, le livre " Couverture en Hygiène du Milieu de la Marche Verte : Résonance de Souvenirs" , signé par Abdelhamid Azizi et Mohamed Jadouali, invite à regarder l’épopée par une porte rarement empruntée : celle de l’hygiène du milieu.
Un angle inattendu, presque déroutant pour les amateurs de grandes fresques nationales.
Car une marche historique ne se nourrit pas seulement de patriotisme.
Elle a aussi besoin d’eau saine, d’une logistique sanitaire, d’assainissement et d’organisation.
Mais derrière les images devenues emblématiques, une autre réalité mérite de sortir de l’ombre : comment assurer la salubrité, la sécurité sanitaire et la dignité de 350 000 marcheurs réunis dans un environnement saharien exigeant ?
À la veille du 51ᵉ anniversaire de cet événement historique, célébré le 6 novembre 2026, le livre " Couverture en Hygiène du Milieu de la Marche Verte : Résonance de Souvenirs" , signé par Abdelhamid Azizi et Mohamed Jadouali, invite à regarder l’épopée par une porte rarement empruntée : celle de l’hygiène du milieu.
Un angle inattendu, presque déroutant pour les amateurs de grandes fresques nationales.
Car une marche historique ne se nourrit pas seulement de patriotisme.
Elle a aussi besoin d’eau saine, d’une logistique sanitaire, d’assainissement et d’organisation.
Quand l’hygiène devient une affaire d’État
Ingénieur en génie civil et en génie sanitaire, lauréat de l’École Mohammadia des Ingénieurs, Abdelhamid Azizi apporte à cet ouvrage son expérience technique.
Son coauteur, Mohamed Jadouali, formé à l’hygiène et à l’assainissement, à l’administration publique et au droit, enrichit ce témoignage d’une mémoire professionnelle et administrative complémentaire.
Leur récit rappelle une évidence trop souvent négligée : la santé publique ne commence pas nécessairement dans un cabinet médical ou une salle d’hôpital.
Elle commence parfois au robinet, dans les circuits d’évacuation des déchets, sur les lieux de préparation des repas ou dans les gestes les plus élémentaires de l’hygiène quotidienne.
Dans les circonstances exceptionnelles de la Marche Verte, ces préoccupations devenaient des impératifs opérationnels.
Les professionnels engagés devaient conjuguer leur participation à l’événement avec des responsabilités d’encadrement et de couverture sanitaire.
Son coauteur, Mohamed Jadouali, formé à l’hygiène et à l’assainissement, à l’administration publique et au droit, enrichit ce témoignage d’une mémoire professionnelle et administrative complémentaire.
Leur récit rappelle une évidence trop souvent négligée : la santé publique ne commence pas nécessairement dans un cabinet médical ou une salle d’hôpital.
Elle commence parfois au robinet, dans les circuits d’évacuation des déchets, sur les lieux de préparation des repas ou dans les gestes les plus élémentaires de l’hygiène quotidienne.
Dans les circonstances exceptionnelles de la Marche Verte, ces préoccupations devenaient des impératifs opérationnels.
Les professionnels engagés devaient conjuguer leur participation à l’événement avec des responsabilités d’encadrement et de couverture sanitaire.
La bataille des détails qui changent tout
Derrière une mobilisation de cette ampleur, les défis étaient multiples : contrôler la qualité de l’eau de boisson, veiller à la salubrité des denrées alimentaires, gérer les déchets liquides et solides, maintenir l’hygiène individuelle et limiter les risques liés aux insectes, aux rongeurs et aux reptiles.
Il y avait aussi une question que les grands récits héroïques évoquent rarement : comment satisfaire les besoins naturels de milliers de femmes et d’hommes, tout en préservant autant que possible leur intimité, leur sécurité et leur dignité ?
L’hygiène possède parfois cette vertu : elle ramène les grandes ambitions nationales aux réalités les plus élémentaires de la condition humaine.
Les solutions ne pouvaient être simplement copiées des manuels.
Elles devaient s’adapter au terrain, aux déplacements, aux moyens disponibles et aux comportements des marcheurs.
Les auteurs évoquent également les difficultés liées au parasitisme et aux affections cutanées, notamment la gale.
Autant de risques qui rappellent qu’en matière sanitaire, l’imprévu se prépare et que la prévention exige de l’anticipation.
Il y avait aussi une question que les grands récits héroïques évoquent rarement : comment satisfaire les besoins naturels de milliers de femmes et d’hommes, tout en préservant autant que possible leur intimité, leur sécurité et leur dignité ?
L’hygiène possède parfois cette vertu : elle ramène les grandes ambitions nationales aux réalités les plus élémentaires de la condition humaine.
Les solutions ne pouvaient être simplement copiées des manuels.
Elles devaient s’adapter au terrain, aux déplacements, aux moyens disponibles et aux comportements des marcheurs.
Les auteurs évoquent également les difficultés liées au parasitisme et aux affections cutanées, notamment la gale.
Autant de risques qui rappellent qu’en matière sanitaire, l’imprévu se prépare et que la prévention exige de l’anticipation.
Les héros de l’ombre ont aussi leur mémoire
L’ouvrage rend hommage à feu Hassan II, initiateur de la Marche Verte, ainsi qu’aux femmes et aux hommes qui ont contribué à son organisation.
Sa singularité est ailleurs : restituer la place de compétences et de métiers souvent absents du récit collectif.
Ingénieurs sanitaires, techniciens d’hygiène et acteurs de terrain ont participé, chacun à sa manière, à l’encadrement de cette mobilisation.
Écrire ces souvenirs, c’est préserver une mémoire professionnelle, mais aussi transmettre aux nouvelles générations les enseignements d’une expérience collective.
Car l’Histoire ne se résume pas aux figures visibles.
Elle se construit également grâce aux gestes discrets, aux décisions techniques et aux solidarités qui rendent l’action possible.
Sa singularité est ailleurs : restituer la place de compétences et de métiers souvent absents du récit collectif.
Ingénieurs sanitaires, techniciens d’hygiène et acteurs de terrain ont participé, chacun à sa manière, à l’encadrement de cette mobilisation.
Écrire ces souvenirs, c’est préserver une mémoire professionnelle, mais aussi transmettre aux nouvelles générations les enseignements d’une expérience collective.
Car l’Histoire ne se résume pas aux figures visibles.
Elle se construit également grâce aux gestes discrets, aux décisions techniques et aux solidarités qui rendent l’action possible.
De la mémoire à l’urgence du présent
À l’heure des changements climatiques, des tensions sur les ressources en eau, des risques épidémiques et des défis liés aux rassemblements de masse, cette mémoire retrouve une étonnante actualité.
Que valent les dispositifs d’urgence sans eau potable, sans assainissement, sans coordination et sans anticipation des risques ?
L’expérience racontée par Abdelhamid Azizi et Mohamed Jadouali invite à repenser la préparation sanitaire des grands rassemblements et des déplacements de populations.
Elle rappelle que l’hygiène du milieu n’est ni une discipline accessoire ni une simple affaire de propreté.
Elle constitue un pilier de la santé publique.
La Marche Verte fut une épopée de volonté et de mobilisation nationale.
Ce livre en éclaire une autre dimension : celle des femmes et des hommes qui ont veillé, dans les coulisses, à protéger la santé et la dignité des marcheurs.
Parce qu’une grande page de l’Histoire se mesure aussi à ce qu’elle fait pour préserver l’hygiène, la santé et donc la vie.
Que valent les dispositifs d’urgence sans eau potable, sans assainissement, sans coordination et sans anticipation des risques ?
L’expérience racontée par Abdelhamid Azizi et Mohamed Jadouali invite à repenser la préparation sanitaire des grands rassemblements et des déplacements de populations.
Elle rappelle que l’hygiène du milieu n’est ni une discipline accessoire ni une simple affaire de propreté.
Elle constitue un pilier de la santé publique.
La Marche Verte fut une épopée de volonté et de mobilisation nationale.
Ce livre en éclaire une autre dimension : celle des femmes et des hommes qui ont veillé, dans les coulisses, à protéger la santé et la dignité des marcheurs.
Parce qu’une grande page de l’Histoire se mesure aussi à ce qu’elle fait pour préserver l’hygiène, la santé et donc la vie.