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Maroc, 4ᵉ destination africaine la plus attractive pour l’investissement minier : vers un hub durable et innovant


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Jeudi 5 Février 2026

Le Maroc confirme sa progression dans l’arène minière africaine. Classé en 2026 comme la quatrième destination du continent la plus attractive pour l’investissement dans le secteur extractif, le Royaume s’illustre non seulement par la richesse de son sous-sol, mais aussi par les réformes structurelles menées pour améliorer son environnement d’affaires. Un succès qui attire les capitaux, renforce les chaînes de valeur locales et ouvre de nouvelles perspectives pour l’économie nationale.



Maroc, 4ᵉ destination africaine la plus attractive pour l’investissement minier : vers un hub durable et innovant

C’est une réalité qui commence à s’imposer auprès des observateurs internationaux : le Maroc ne se contente plus d’être un producteur de matières premières, il cherche à devenir un acteur incontournable de la transformation minière en Afrique. Selon la deuxième édition du classement « 25 Top Mining Destinations », publiée récemment, le Royaume se hisse à la quatrième position des pays africains les plus attractifs pour les investissements miniers, juste derrière des géants comme l’Afrique du Sud, la Namibie et le Botswana, et devant des acteurs historiques comme le Ghana ou la Zambie.
 

Cette reconnaissance n’est pas le fruit du hasard. Elle est le reflet d’une stratégie cohérente, façonnée depuis plus d’une décennie, qui vise à tirer parti de la diversité géologique du Maroc tout en renforçant l’environnement institutionnel et réglementaire. Longtemps associé au phosphate dont il détient une part majeure des réserves mondiales le Royaume a patiemment élargi son portefeuille de ressources. Aujourd’hui, le cuivre, le cobalt, le zinc, l’argent ou la barytine constituent des leviers essentiels pour attirer les investisseurs, notamment dans les chaînes industrielles liées à la transition énergétique.
 

Ce classement repose sur un indice composite qui va au-delà de la simple évaluation des réserves minérales. Il prend en compte des critères tels que la maturité des projets en cours, la qualité des infrastructures, la transparence réglementaire et la capacité à transformer le potentiel géologique en valeur économique tangible. Dans ce cadre, le Maroc se distingue par des progrès concrets : réforme du Code minier, digitalisation du cadastre minier, simplification des procédures d’attribution des permis et adoption progressive de standards ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance).
 

Sur le terrain, ces efforts se traduisent par une visibilité accrue des projets et une confiance renforcée des partenaires internationaux. Des acteurs marocains comme Managem se positionnent désormais sur des segments stratégiques comme le cobalt et le cuivre, en développant des stratégies d’intégration verticale pour accroître la valeur ajoutée locale. Cette capacité à structurer des chaînes de valeur résilientes est l’un des éléments les plus valorisés dans les classements internationaux.
 

Dans un contexte mondial marqué par la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement, la course aux métaux critiques et une concurrence géopolitique accrue notamment de la part des États-Unis et de la Chine le positionnement marocain est stratégique. Le pays bénéficie d’une position géographique favorable, d’une diplomatie économique proactive et d’une stabilité institutionnelle qui rassure les investisseurs.
 

Cette trajectoire s’inscrit pleinement dans la Stratégie nationale de développement du secteur minier à l’horizon 2030, adoptée en 2013 et maintenant relancée avec de nouvelles ambitions. L’objectif est clair : tripler le chiffre d’affaires du secteur pour atteindre 15 milliards de dirhams et doubler les emplois directs, à 30 000 postes, d’ici 2030. Pour y parvenir, le Maroc mise sur l’exploitation élargie de son potentiel géologique, la valorisation locale de ses ressources et l’amélioration continue de la gouvernance sectorielle.
 

Alors que certaines routes restent à tracer notamment en matière d’accès aux gisements éloignés et de formation spécialisée dans les métiers miniers le Royaume avance avec détermination. Son ascension dans le classement des destinations minières africaines est un signal fort : le Maroc est en train de faire du secteur extractif non seulement un pilier de croissance économique, mais aussi un vecteur d’innovation et de durabilité pour les générations à venir.

En 2026, loin d’être un simple producteur de ressources, le Maroc trace sa voie vers un modèle minier intégré, durable et compétitif, capable de répondre aux défis de la transition énergétique mondiale tout en créant de la valeur pour son économie et sa jeunesse.





Jeudi 5 Février 2026