Le choix du lieu et du moment n’est pas anodin. GITEX Africa s’affirme comme un «Davos» des infrastructures numériques du Sud, là où se négocient normes, standards et interconnexions. La présence de la commissaire européenne auprès de Mohamed Benchaâboun signale que Bruxelles identifie l’Afrique comme un terrain décisif de la prochaine décennie, notamment en matière de câblage du continent et de gouvernance des flux de données.
Au cœur de la discussion figure le Digital Network Act, présenté par la partie européenne comme un instrument destiné à encadrer l’activité des géants extra‑européens. Son efficacité, toutefois, suppose des interconnexions de confiance au-delà des frontières de l’Union, en particulier avec l’Afrique. Côté africain, les opérateurs télécoms, Maroc Telecom en tête, plaident pour un cadre de coopération qui ne soit ni une transposition unilatérale de normes conçues pour des marchés matures, ni une injonction technologique déconnectée des réalités du terrain.
Pour Maroc Telecom, la souveraineté n’est pas un slogan de laboratoire d’idées. Elle se mesure à la robustesse des câbles sous‑marins, à la redondance des data centers, à la capacité de maintenir le réseau en conditions dégradées face aux pannes, aux intrusions et aux pics de trafic. La déclaration de Mohamed Benchaâboun à l’issue de la rencontre insiste sur ce pragmatisme opérationnel: connecter des dizaines de millions d’usagers, de Tanger à Libreville, exige une approche de souveraineté adossée à l’ingénierie, à la résilience et à la continuité de service.
L’intérêt majeur de cette séquence réside dans la convergence des vulnérabilités et, partant, des intérêts. L’Europe redoute la captation et la fragilisation de ses données citoyennes et industrielles. L’Afrique s’inquiète de la dépendance de ses infrastructures critiques à des technologies propriétaires étrangères. De cette convergence émerge l’idée d’une troisième voie, un partenariat euro‑africain fondé sur des standards interopérables, des chaînes de valeur partagées et des architectures de données respectueuses des valeurs des deux rives.
Pour Bruxelles, nouer des alliances africaines crédibles devient une condition d’application effective de sa régulation et de sécurisation de ses flux. Pour les opérateurs africains, accéder à un cadre de co‑construction des normes, plutôt qu’à leur importation pure et simple, ouvre la voie à des solutions adaptées aux contextes climatiques, économiques et techniques locaux. Cette rencontre ne vaut donc pas simple photo d’opportunité. Elle ancre Maroc Telecom comme interlocuteur de premier plan dans le dialogue euro‑africain sur les infrastructures et la gouvernance du numérique, et dessine les contours d’une coopération où l’Afrique ne serait ni reléguée à la périphérie des grands clouds souverains, ni contrainte à l’isolement technologique, mais pleinement actrice d’une architecture de confiance pensée pour sa résilience et son développement.
Au cœur de la discussion figure le Digital Network Act, présenté par la partie européenne comme un instrument destiné à encadrer l’activité des géants extra‑européens. Son efficacité, toutefois, suppose des interconnexions de confiance au-delà des frontières de l’Union, en particulier avec l’Afrique. Côté africain, les opérateurs télécoms, Maroc Telecom en tête, plaident pour un cadre de coopération qui ne soit ni une transposition unilatérale de normes conçues pour des marchés matures, ni une injonction technologique déconnectée des réalités du terrain.
Pour Maroc Telecom, la souveraineté n’est pas un slogan de laboratoire d’idées. Elle se mesure à la robustesse des câbles sous‑marins, à la redondance des data centers, à la capacité de maintenir le réseau en conditions dégradées face aux pannes, aux intrusions et aux pics de trafic. La déclaration de Mohamed Benchaâboun à l’issue de la rencontre insiste sur ce pragmatisme opérationnel: connecter des dizaines de millions d’usagers, de Tanger à Libreville, exige une approche de souveraineté adossée à l’ingénierie, à la résilience et à la continuité de service.
L’intérêt majeur de cette séquence réside dans la convergence des vulnérabilités et, partant, des intérêts. L’Europe redoute la captation et la fragilisation de ses données citoyennes et industrielles. L’Afrique s’inquiète de la dépendance de ses infrastructures critiques à des technologies propriétaires étrangères. De cette convergence émerge l’idée d’une troisième voie, un partenariat euro‑africain fondé sur des standards interopérables, des chaînes de valeur partagées et des architectures de données respectueuses des valeurs des deux rives.
Pour Bruxelles, nouer des alliances africaines crédibles devient une condition d’application effective de sa régulation et de sécurisation de ses flux. Pour les opérateurs africains, accéder à un cadre de co‑construction des normes, plutôt qu’à leur importation pure et simple, ouvre la voie à des solutions adaptées aux contextes climatiques, économiques et techniques locaux. Cette rencontre ne vaut donc pas simple photo d’opportunité. Elle ancre Maroc Telecom comme interlocuteur de premier plan dans le dialogue euro‑africain sur les infrastructures et la gouvernance du numérique, et dessine les contours d’une coopération où l’Afrique ne serait ni reléguée à la périphérie des grands clouds souverains, ni contrainte à l’isolement technologique, mais pleinement actrice d’une architecture de confiance pensée pour sa résilience et son développement.