Depuis longtemps, le constat est connu, mais rarement assumé avec autant de clarté.
Le Maroc avance, certes, mais de manière inégale.
Certaines régions s’inscrivent pleinement dans les dynamiques de croissance, d’investissement et d’ouverture, tandis que d’autres continuent de faire face à des déficits structurels persistants, qu’il s’agisse d’accès aux soins, à l’emploi, à l’éducation ou aux infrastructures de base.
Ce déséquilibre n’est pas le fruit du hasard.
Il résulte d’un modèle de développement qui, pendant des années, a appliqué des réponses uniformes à des réalités profondément différentes. Aujourd’hui, un changement de paradigme est engagé.
La nouvelle approche rompt avec la logique descendante pour privilégier une vision ancrée dans les territoires.
Chaque région, chaque province, chaque espace est désormais appelé à être pensé à partir de ses spécificités, de ses contraintes et de ses potentialités.
Le développement ne se décrète plus depuis le centre. Il se construit à partir du terrain.
Les réalités locales illustrent parfaitement cette nécessité.
À Al Haouz , la reconstruction post-séisme ne peut se limiter à rebâtir l’existant. Elle doit ouvrir la voie à un modèle plus inclusif, fondé sur le désenclavement, l’accès aux services essentiels et la valorisation du monde rural.
Comme le souligne un élu local : « reconstruire est indispensable, mais reconstruire utile est une exigence ».
À Drâa-Tafilalet , les défis sont structurels. Rareté de l’eau, fragilité économique, exode des jeunes… La région appelle des solutions adaptées à ses ressources et à ses contraintes. Un acteur local le résume ainsi :
« nous avons besoin de réponses sur mesure, pas de modèles transposés ».
Dans l’Oriental , les séquelles économiques liées à la fermeture des frontières nécessitent un repositionnement stratégique, capable de relancer l’investissement et de redonner de la perspective aux acteurs économiques.
Dans les provinces du Sud , malgré des avancées notables en matière d’infrastructures, la question de l’impact social reste posée. Comme le rappelle un élu de Laâyoune :
« le développement ne prend tout son sens que lorsqu’il se traduit par des opportunités concrètes pour les jeunes ».
Ces situations contrastées confirment une réalité essentielle :
L’uniformité des politiques publiques ne peut produire que des inégalités. La nouvelle génération de programmes territoriaux repose également sur une refonte de la gouvernance.
Diagnostic précis, concertation élargie, implication des acteurs locaux : autant de leviers destinés à rapprocher la décision publique des réalités du terrain.
Certaines régions s’inscrivent pleinement dans les dynamiques de croissance, d’investissement et d’ouverture, tandis que d’autres continuent de faire face à des déficits structurels persistants, qu’il s’agisse d’accès aux soins, à l’emploi, à l’éducation ou aux infrastructures de base.
Ce déséquilibre n’est pas le fruit du hasard.
Il résulte d’un modèle de développement qui, pendant des années, a appliqué des réponses uniformes à des réalités profondément différentes. Aujourd’hui, un changement de paradigme est engagé.
La nouvelle approche rompt avec la logique descendante pour privilégier une vision ancrée dans les territoires.
Chaque région, chaque province, chaque espace est désormais appelé à être pensé à partir de ses spécificités, de ses contraintes et de ses potentialités.
Le développement ne se décrète plus depuis le centre. Il se construit à partir du terrain.
Les réalités locales illustrent parfaitement cette nécessité.
À Al Haouz , la reconstruction post-séisme ne peut se limiter à rebâtir l’existant. Elle doit ouvrir la voie à un modèle plus inclusif, fondé sur le désenclavement, l’accès aux services essentiels et la valorisation du monde rural.
Comme le souligne un élu local : « reconstruire est indispensable, mais reconstruire utile est une exigence ».
À Drâa-Tafilalet , les défis sont structurels. Rareté de l’eau, fragilité économique, exode des jeunes… La région appelle des solutions adaptées à ses ressources et à ses contraintes. Un acteur local le résume ainsi :
« nous avons besoin de réponses sur mesure, pas de modèles transposés ».
Dans l’Oriental , les séquelles économiques liées à la fermeture des frontières nécessitent un repositionnement stratégique, capable de relancer l’investissement et de redonner de la perspective aux acteurs économiques.
Dans les provinces du Sud , malgré des avancées notables en matière d’infrastructures, la question de l’impact social reste posée. Comme le rappelle un élu de Laâyoune :
« le développement ne prend tout son sens que lorsqu’il se traduit par des opportunités concrètes pour les jeunes ».
Ces situations contrastées confirment une réalité essentielle :
L’uniformité des politiques publiques ne peut produire que des inégalités. La nouvelle génération de programmes territoriaux repose également sur une refonte de la gouvernance.
Diagnostic précis, concertation élargie, implication des acteurs locaux : autant de leviers destinés à rapprocher la décision publique des réalités du terrain.
Mais une question demeure :
Cette participation sera-t-elle effective ou restera-t-elle symbolique ?
Car le véritable défi ne réside pas dans la conception.
Le Maroc a démontré sa capacité à élaborer des stratégies ambitieuses.
L’enjeu majeur reste leur mise en œuvre. Comme le souligne avec lucidité un ancien responsable public : « nous n’avons jamais manqué de visions, mais nous devons désormais garantir les résultats ».
Les mécanismes annoncés — gouvernance à plusieurs niveaux, recours à des structures d’exécution plus agiles, digitalisation du suivi — traduisent une volonté d’efficacité.
Mais cette volonté devra s’accompagner d’un principe fondamental :
la responsabilité.
Sans transparence réelle, sans évaluation rigoureuse et sans reddition des comptes, aucune réforme ne peut produire les effets attendus. Au fond, la question demeure entière : ce programme permettra-t-il de transformer un Maroc fragmenté en un Maroc équilibré ?
La réponse dépendra de choix concrets :
-privilégier l’impact sur l’affichage,
-accélérer l’exécution sans sacrifier la qualité,
-et instaurer une véritable culture de la performance publique.
Le Maroc se trouve aujourd’hui à un moment charnière de son histoire.
-Les moyens sont mobilisés.
-La vision est posée.
-Les outils sont en place.
Reste à traduire cette ambition en résultats tangibles. Car la réussite de ce programme ne se mesurera ni à l’ampleur des budgets, ni à la qualité des discours.
Elle se lira dans le quotidien des citoyens :
-dans un douar d’Al Haouz où l’accès aux soins devient une réalité,
-dans une oasis de Drâa-Tafilalet où un jeune trouve un avenir,
-dans une ville de l’Oriental où l’activité économique redémarre,
-dans les provinces du Sud où l’emploi devient une perspective concrète.
Alors, le Maroc deviendra-t-il un pays à une seule vitesse ?
La réponse ne réside pas dans les intentions affichées.
Elle se construira, jour après jour, sur le terrain.
Et désormais, le temps des promesses a laissé place au temps des résultats.
Rédigé par Abdelghani El Arrasse - Économiste Membre de L’AEI.
Car le véritable défi ne réside pas dans la conception.
Le Maroc a démontré sa capacité à élaborer des stratégies ambitieuses.
L’enjeu majeur reste leur mise en œuvre. Comme le souligne avec lucidité un ancien responsable public : « nous n’avons jamais manqué de visions, mais nous devons désormais garantir les résultats ».
Les mécanismes annoncés — gouvernance à plusieurs niveaux, recours à des structures d’exécution plus agiles, digitalisation du suivi — traduisent une volonté d’efficacité.
Mais cette volonté devra s’accompagner d’un principe fondamental :
la responsabilité.
Sans transparence réelle, sans évaluation rigoureuse et sans reddition des comptes, aucune réforme ne peut produire les effets attendus. Au fond, la question demeure entière : ce programme permettra-t-il de transformer un Maroc fragmenté en un Maroc équilibré ?
La réponse dépendra de choix concrets :
-privilégier l’impact sur l’affichage,
-accélérer l’exécution sans sacrifier la qualité,
-et instaurer une véritable culture de la performance publique.
Le Maroc se trouve aujourd’hui à un moment charnière de son histoire.
-Les moyens sont mobilisés.
-La vision est posée.
-Les outils sont en place.
Reste à traduire cette ambition en résultats tangibles. Car la réussite de ce programme ne se mesurera ni à l’ampleur des budgets, ni à la qualité des discours.
Elle se lira dans le quotidien des citoyens :
-dans un douar d’Al Haouz où l’accès aux soins devient une réalité,
-dans une oasis de Drâa-Tafilalet où un jeune trouve un avenir,
-dans une ville de l’Oriental où l’activité économique redémarre,
-dans les provinces du Sud où l’emploi devient une perspective concrète.
Alors, le Maroc deviendra-t-il un pays à une seule vitesse ?
La réponse ne réside pas dans les intentions affichées.
Elle se construira, jour après jour, sur le terrain.
Et désormais, le temps des promesses a laissé place au temps des résultats.
Rédigé par Abdelghani El Arrasse - Économiste Membre de L’AEI.
