L’individu, identifié comme K.B., a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a été remis aux autorités de Marrakech et placé en garde à vue sous la supervision du parquet général près la Cour d’appel.
Cet acte, loin d’être un simple écart, constitue une atteinte directe à un symbole national et soulève des questions sur le comportement de certains individus présents au Maroc durant cet événement sportif. Déchirer de la monnaie nationale n’est ni un geste spontané de passion sportive ni une erreur d’émotion : il s’agit d’une provocation délibérée qui dépasse le cadre du football.
Ce nouvel incident s’ajoute à une série de comportements préoccupants. Quelques jours plus tôt, l’influenceur algérien Raouf Belkacemi avait été placé en garde à vue après s’être filmé en train d’uriner dans les gradins du stade Prince Moulay El Hassan à Rabat, lors du match Algérie-RDC. À cela s’ajoutent les débordements constatés après l’élimination de l’Algérie face au Nigeria en quart de finale : contestations de l’arbitrage, tensions avec les joueurs adverses, tentatives d’intrusion sur la pelouse et agressions physiques de journalistes marocains par certains confrères algériens en zone mixte.
Pris isolément, ces faits pourraient être considérés comme des dérapages individuels. Mais leur accumulation, en peu de temps et dans le cadre d’une même compétition, illustre un climat de tension qui nuit à l’image du football africain et peut compliquer les échanges entre peuples liés par des liens historiques et culturels.
Il est important de rappeler que la très grande majorité des supporters algériens présents au Maroc ont fait preuve de respect, de convivialité et d’esprit sportif. Néanmoins, certains comportements isolés donnent une image négative de l’ensemble et alimentent des tensions ponctuelles parmi les spectateurs. Le football, espace de passion et d’émotion, ne doit jamais devenir un terrain d’expression de haine, de mépris ou de provocation gratuite.
Face à ces incidents, la réactivité et la fermeté des autorités marocaines envoient un message clair : aucune atteinte à l’ordre public, aux symboles nationaux ou à l’intégrité des personnes ne sera tolérée. Espérons que ces événements rappellent à tous — supporters, joueurs, influenceurs et médias — que la CAN doit rester avant tout une célébration du sport.