À Marseille, un festival novateur s'interroge sur l'impact de l'intelligence artificielle (IA) dans la création cinématographique. Le MarsAI Festival, qui se tiendra pour la première fois le 19 juin 2026, lance un appel à candidatures pour des films d'une minute réalisés avec des outils d'IA, seuls ou en combinaison avec des méthodes traditionnelles. Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 12 mai 2026. Cette initiative vise à questionner les nouvelles formes d'écriture, le rôle de l'auteur, et les futurs possibles du cinéma.
Historiquement, réaliser un film nécessitait une caméra, une équipe, des décors et un budget. Aujourd'hui, l'IA, bien que discrète, s'impose comme un nouvel acteur dans ce processus. Elle peut générer des images, esquisser des scènes, proposer des décors, aider à l'écriture et simuler des mouvements de caméra. Ce qui était autrefois de la science-fiction devient un outil de travail essentiel pour certains créateurs, transformant ainsi le geste créatif.
L'IA ne remplace pas l'auteur, le regard ou l'intuition. Elle invite à repenser la création d'œuvres cinématographiques. Le point de départ ne réside plus uniquement dans la caméra, mais dans la capacité à formuler une vision. Les cinéastes peuvent désormais partir d'une idée, d'une intention ou d'un univers qu'ils peuvent matérialiser différemment.
Cette évolution est suffisamment marquante pour donner naissance à des initiatives dédiées aux nouvelles écritures. Le MarsAI Festival, soutenu par La Plateforme et initié par Bruno Smadja, propose aux réalisateurs du monde entier de concevoir un film d'une minute en intégrant des outils d'IA. La participation peut être totale ou hybride, mais l'important reste la vision de l'auteur. Le film gagnant recevra une bourse de 10 000 euros, attribuée par un jury de professionnels, pour soutenir un nouveau projet.
Une minute pour capturer l'essentiel
Pourquoi une minute ? Cette contrainte impose une écriture concise où chaque seconde compte, chaque image engage et chaque silence raconte. Paradoxalement, cette brièveté s'allie aux possibilités infinies des outils génératifs, permettant la création d'univers visuels et l'expérimentation narrative sans lourde logistique. Le thème « Imaginez des futurs souhaitables » invite à rompre avec l'imaginaire dystopique souvent associé à la technologie, en explorant des visions positives et vivantes.
Un événement comme laboratoire d'idées
Le 19 juin 2026, en plus de la compétition, Marseille accueillera des conférences sur l'IA générative dans le domaine de l'image, des ateliers pratiques et des projections. La journée culminera avec une cérémonie de remise des prix et une soirée festive. Toutes les activités sont gratuites, créant un espace de réflexion et d'expérimentation autour des nouveaux usages de l'IA.
Le MarsAI Festival se positionne ainsi comme un révélateur d'un mouvement plus vaste : l'IA quitte le débat théorique pour intégrer concrètement les étapes invisibles de la création cinématographique, de l'écriture à la post-production.
À l'origine de cette initiative, La Plateforme, une école des métiers du numérique présente à Marseille, Cannes, Paris et Lille, se consacre à la formation aux nouveaux langages technologiques et à la culture numérique citoyenne. Bruno Smadja, fondateur du Mobile Film Festival, qui met en lumière de jeunes talents du cinéma depuis deux décennies, accompagne également ce projet.
Historiquement, réaliser un film nécessitait une caméra, une équipe, des décors et un budget. Aujourd'hui, l'IA, bien que discrète, s'impose comme un nouvel acteur dans ce processus. Elle peut générer des images, esquisser des scènes, proposer des décors, aider à l'écriture et simuler des mouvements de caméra. Ce qui était autrefois de la science-fiction devient un outil de travail essentiel pour certains créateurs, transformant ainsi le geste créatif.
L'IA ne remplace pas l'auteur, le regard ou l'intuition. Elle invite à repenser la création d'œuvres cinématographiques. Le point de départ ne réside plus uniquement dans la caméra, mais dans la capacité à formuler une vision. Les cinéastes peuvent désormais partir d'une idée, d'une intention ou d'un univers qu'ils peuvent matérialiser différemment.
Cette évolution est suffisamment marquante pour donner naissance à des initiatives dédiées aux nouvelles écritures. Le MarsAI Festival, soutenu par La Plateforme et initié par Bruno Smadja, propose aux réalisateurs du monde entier de concevoir un film d'une minute en intégrant des outils d'IA. La participation peut être totale ou hybride, mais l'important reste la vision de l'auteur. Le film gagnant recevra une bourse de 10 000 euros, attribuée par un jury de professionnels, pour soutenir un nouveau projet.
Une minute pour capturer l'essentiel
Pourquoi une minute ? Cette contrainte impose une écriture concise où chaque seconde compte, chaque image engage et chaque silence raconte. Paradoxalement, cette brièveté s'allie aux possibilités infinies des outils génératifs, permettant la création d'univers visuels et l'expérimentation narrative sans lourde logistique. Le thème « Imaginez des futurs souhaitables » invite à rompre avec l'imaginaire dystopique souvent associé à la technologie, en explorant des visions positives et vivantes.
Un événement comme laboratoire d'idées
Le 19 juin 2026, en plus de la compétition, Marseille accueillera des conférences sur l'IA générative dans le domaine de l'image, des ateliers pratiques et des projections. La journée culminera avec une cérémonie de remise des prix et une soirée festive. Toutes les activités sont gratuites, créant un espace de réflexion et d'expérimentation autour des nouveaux usages de l'IA.
Le MarsAI Festival se positionne ainsi comme un révélateur d'un mouvement plus vaste : l'IA quitte le débat théorique pour intégrer concrètement les étapes invisibles de la création cinématographique, de l'écriture à la post-production.
À l'origine de cette initiative, La Plateforme, une école des métiers du numérique présente à Marseille, Cannes, Paris et Lille, se consacre à la formation aux nouveaux langages technologiques et à la culture numérique citoyenne. Bruno Smadja, fondateur du Mobile Film Festival, qui met en lumière de jeunes talents du cinéma depuis deux décennies, accompagne également ce projet.


