Le trafic portuaire continue de progresser
Au cours des trois premiers mois de l’année, le groupe a traité 16,3 millions de tonnes de marchandises, soit une hausse de 4% sur un an. Cette évolution reflète la bonne tenue de plusieurs segments du trafic maritime marocain, dans un contexte marqué par une activité soutenue du commerce extérieur.
Le trafic conteneurs a toutefois évolué de manière contrastée. Le segment domestique a enregistré une progression de 8%, atteignant 319.311 EVP, soutenu par les échanges commerciaux nationaux et internationaux. En parallèle, le trafic de transbordement a reculé de 8% à 389.814 EVP. Marsa Maroc explique cette baisse par une priorité accordée aux flux domestiques au port de Casablanca.
Casablanca modernise ses infrastructures
Le groupe poursuit également son programme de modernisation portuaire. Marsa Maroc a achevé la première phase des travaux d’approfondissement du terminal polyvalent du port de Casablanca.
Cette opération concerne 230 mètres de quai portés à une profondeur de -12 mètres, permettant désormais l’accueil de navires pouvant atteindre 60.000 tonnes. Ce chantier s’inscrit dans une stratégie visant à adapter les infrastructures marocaines aux nouvelles exigences du transport maritime international.
Les vracs et le roulier tirent l’activité
Les activités liées aux vracs ont elles aussi soutenu les performances du groupe. Les vracs liquides ont progressé de 13%, tandis que les vracs solides ont augmenté de 6%, notamment grâce à la hausse des importations de céréales et d’aliments pour bétail.
Le trafic roulier et celui des véhicules neufs ont également maintenu une tendance positive, avec des hausses respectives de 17% et 11% au premier trimestre.
Côté investissements, Marsa Maroc a mobilisé 2,489 milliards de dirhams durant cette période. Les fonds engagés concernent principalement le développement des infrastructures et l’équipement des nouveaux terminaux du port de Nador West Med.
Le groupe affirme par ailleurs conserver une situation financière solide. À fin mars 2026, son endettement net ressort négatif à 945 millions de dirhams, grâce à des disponibilités évaluées à 2,55 milliards de dirhams.