Confiance des ménages : le rebond annuel masque un essoufflement
À 59,2 points, l’indice de confiance des ménages gagne 5,6 points par rapport au troisième trimestre 2025. Mais il perd 0,9 point face au trimestre précédent. Depuis les 64,4 points atteints au premier trimestre 2026, le recul cumulé atteint 5,2 points.
Ces comparaisons racontent deux réalités complémentaires : les ménages sont moins pessimistes qu’un an auparavant, mais le regain de confiance du début de l’année s’érode. Les sept composantes de l’indice progressent sur un an ; cinq se dégradent sur un trimestre.
La crainte d’une hausse du chômage contribue le plus au recul trimestriel. 61,3 % des ménages anticipent une augmentation du nombre de chômeurs, contre 17,3 % une diminution. Il s’agit d’anticipations, pas d’une mesure du chômage effectif.
Épargne au Maroc : seuls 2,8 % déclarent mettre de côté
Le chiffre le plus révélateur concerne les budgets. Selon le HCP, 58,2 % des ménages déclarent que leurs revenus couvrent leurs dépenses. Parallèlement, 39 % s’endettent ou puisent dans leur épargne. Seuls 2,8 % affirment épargner une partie de leur revenu.
L’équilibre financier demeure donc précaire pour une large partie des répondants. Couvrir ses dépenses ne signifie pas disposer d’une réserve pour absorber un imprévu.
Deux précisions s’imposent : les 39 % ne sont pas tous des ménages qui s’endettent, puisque certains utilisent leur épargne. Et les 2,8 % ne représentent pas l’ensemble des détenteurs d’un patrimoine ou d’une épargne accumulée. Ils désignent ceux qui déclarent actuellement mettre une partie de leur revenu de côté.
La capacité future à épargner se détériore
Pour les douze prochains mois, seuls 7,5 % des ménages pensent pouvoir épargner, contre 92,5 % qui ne le prévoient pas. Le solde correspondant tombe à −85 points, son niveau le plus défavorable dans la série présentée, du premier trimestre 2018 au troisième trimestre 2026.
Ce signal mérite d’autant plus d’attention que la capacité future d’épargne n’entre pas directement dans le calcul de l’indice de confiance. L’indicateur global peut ainsi s’améliorer sur un an alors que cette perspective se détériore.
Économiquement, cette faiblesse suggère des marges limitées pour préparer un projet ou faire face à une dépense exceptionnelle. L’enquête ne chiffre toutefois pas ces conséquences.
Prix alimentaires et niveau de vie : la pression demeure
Enfin, 76,3 % des ménages déclarent une dégradation de leur niveau de vie sur les douze derniers mois. Et 95,9 % estiment que les prix alimentaires ont augmenté. Ce dernier chiffre mesure une perception largement partagée, pas un taux d’inflation.
L’enjeu économique dépasse donc le seul redressement du moral : il concerne la capacité à retrouver une marge après les dépenses courantes. Les données du HCP montrent un pessimisme atténué sur un an, mais des budgets encore contraints. Elles ne permettent pas, en revanche, de réduire la classe moyenne aux seuls ménages qui épargnent.
Source : Haut-Commissariat au Plan, enquête de conjoncture auprès des ménages, troisième trimestre 2026.
Ces comparaisons racontent deux réalités complémentaires : les ménages sont moins pessimistes qu’un an auparavant, mais le regain de confiance du début de l’année s’érode. Les sept composantes de l’indice progressent sur un an ; cinq se dégradent sur un trimestre.
La crainte d’une hausse du chômage contribue le plus au recul trimestriel. 61,3 % des ménages anticipent une augmentation du nombre de chômeurs, contre 17,3 % une diminution. Il s’agit d’anticipations, pas d’une mesure du chômage effectif.
Épargne au Maroc : seuls 2,8 % déclarent mettre de côté
Le chiffre le plus révélateur concerne les budgets. Selon le HCP, 58,2 % des ménages déclarent que leurs revenus couvrent leurs dépenses. Parallèlement, 39 % s’endettent ou puisent dans leur épargne. Seuls 2,8 % affirment épargner une partie de leur revenu.
L’équilibre financier demeure donc précaire pour une large partie des répondants. Couvrir ses dépenses ne signifie pas disposer d’une réserve pour absorber un imprévu.
Deux précisions s’imposent : les 39 % ne sont pas tous des ménages qui s’endettent, puisque certains utilisent leur épargne. Et les 2,8 % ne représentent pas l’ensemble des détenteurs d’un patrimoine ou d’une épargne accumulée. Ils désignent ceux qui déclarent actuellement mettre une partie de leur revenu de côté.
La capacité future à épargner se détériore
Pour les douze prochains mois, seuls 7,5 % des ménages pensent pouvoir épargner, contre 92,5 % qui ne le prévoient pas. Le solde correspondant tombe à −85 points, son niveau le plus défavorable dans la série présentée, du premier trimestre 2018 au troisième trimestre 2026.
Ce signal mérite d’autant plus d’attention que la capacité future d’épargne n’entre pas directement dans le calcul de l’indice de confiance. L’indicateur global peut ainsi s’améliorer sur un an alors que cette perspective se détériore.
Économiquement, cette faiblesse suggère des marges limitées pour préparer un projet ou faire face à une dépense exceptionnelle. L’enquête ne chiffre toutefois pas ces conséquences.
Prix alimentaires et niveau de vie : la pression demeure
Enfin, 76,3 % des ménages déclarent une dégradation de leur niveau de vie sur les douze derniers mois. Et 95,9 % estiment que les prix alimentaires ont augmenté. Ce dernier chiffre mesure une perception largement partagée, pas un taux d’inflation.
L’enjeu économique dépasse donc le seul redressement du moral : il concerne la capacité à retrouver une marge après les dépenses courantes. Les données du HCP montrent un pessimisme atténué sur un an, mais des budgets encore contraints. Elles ne permettent pas, en revanche, de réduire la classe moyenne aux seuls ménages qui épargnent.
Source : Haut-Commissariat au Plan, enquête de conjoncture auprès des ménages, troisième trimestre 2026.