Une fusillade en pleine zone urbaine
Selon les premières informations officielles, des individus armés ont ouvert le feu sans distinction sur les personnes présentes. Dix victimes sont décédées sur place, tandis qu’une onzième a succombé à ses blessures à l’hôpital. Les services de secours ont également pris en charge douze blessés par balles, dont certains dans un état sérieux. Les autorités locales ont confirmé que toutes les victimes recevaient des soins médicaux dans différents centres hospitaliers de la région.
La ville de Salamanque, déjà marquée par des épisodes répétés de criminalité, s’est réveillée sous le choc. Des images et témoignages diffusés sur les réseaux sociaux montrent un important déploiement des forces de sécurité autour du terrain, rapidement bouclé pour permettre aux enquêteurs de travailler. Pour beaucoup d’habitants, la stupeur domine. Un terrain de foot, c’est censé être « l’blassa dyal l’farah », pas un champ de tirs.
Un climat sécuritaire déjà très tendu
Cette attaque intervient dans un contexte local particulièrement lourd. Dans la nuit de samedi à dimanche, soit quelques heures avant la fusillade, quatre sacs contenant des restes humains avaient été abandonnés dans la même ville. Un signal glaçant qui souligne l’emprise croissante des groupes criminels dans la région.
L’État de Guanajuato est considéré comme l’un des plus violents du pays. Centre industriel stratégique, il abrite des usines d’assemblage automobile et attire aussi des touristes. Mais derrière cette façade économique, plusieurs groupes criminels organisés s’y disputent le trafic de drogue et le vol de carburant, un marché illégal très lucratif. Cette lutte pour le contrôle territorial se traduit régulièrement par des règlements de comptes sanglants.
Les autorités sous pression
Les autorités locales ont indiqué avoir lancé une enquête pour identifier les auteurs de la fusillade. Elles assurent être mobilisées pour retrouver les responsables et rétablir l’ordre. À ce stade, aucun suspect n’a été officiellement présenté. La pression est forte, car la population réclame des réponses rapides et concrètes.
Au niveau national, ce drame contraste avec les déclarations récentes du gouvernement de Claudia Sheinbaum. En début d’année, l’exécutif mexicain avait affirmé que le taux d’homicides en 2025 avait atteint son niveau le plus bas depuis dix ans. Des chiffres qui, sur le terrain, peinent à convaincre, surtout dans des États comme Guanajuato où les violences armées restent quasi quotidiennes.
Un signal d’alarme de plus
Cette attaque rappelle brutalement que la sécurité demeure l’un des grands défis du pays. Elle pose aussi la question de la protection des espaces publics, censés être des lieux de vie, de sport et de rassemblement. Pour les habitants de Salamanque, l’urgence est claire : pouvoir sortir, jouer au football ou simplement se retrouver sans craindre pour sa vie.
Les prochaines heures seront cruciales. Les regards sont désormais tournés vers les résultats de l’enquête et les mesures qui pourraient être annoncées pour éviter que ce genre de tragédie ne se répète.