À l’approche de la Coupe du monde 2026, des voix proposent déjà d’assouplir les horaires de travail lors des matchs de l’équipe nationale marocaine. L’idée peut sembler légère. Elle ne l’est pas totalement. Dans un pays où le football structure une partie de l’imaginaire collectif, les rencontres du Maroc ne sont pas de simples événements sportifs. Ce sont des moments de rassemblement, parfois de tension joyeuse, souvent de communion nationale.
Le décalage horaire avec les pays hôtes du Mondial 2026 pourrait placer certaines rencontres à des heures peu compatibles avec l’organisation classique du travail. D’où la proposition : prévoir de la souplesse, éviter les absences sauvages, organiser plutôt que subir.
Reste une question d’équité. Tous les secteurs ne peuvent pas ajuster leurs horaires. Les hôpitaux, la sécurité, les transports, les usines, les commerces ou certains services publics ne fonctionnent pas comme un bureau. Une décision générale serait donc difficile. Mais des arrangements internes, anticipés et encadrés, peuvent éviter la pagaille.
Ce débat dit aussi quelque chose du rapport entre travail, identité collective et bien-être social. Le Maroc de 2026 ne peut plus ignorer ces moments où le pays vit au même rythme.
La sagesse serait peut-être d’assumer une flexibilité ponctuelle, sans transformer l’émotion nationale en désorganisation nationale.