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Mondial 2026 : Infantino balaie les appels au boycott et défend un football « au-dessus des divisions politiques »


Rédigé par le Mercredi 4 Février 2026

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a rejeté avec fermeté les appels au boycott de la Coupe du monde 2026, organisée principalement aux États-Unis, estimant que ce type d’initiative va à l’encontre des valeurs du sport et s’avère contre-productif.



Mondial 2026 : Infantino balaie les appels au boycott et défend un football « au-dessus des divisions politiques »

Ces déclarations s’inscrivent dans un climat politique tendu, nourri par des critiques visant l’administration américaine du président Donald Trump, notamment après des propos controversés sur le Groenland. Le débat a récemment pris de l’ampleur à la suite du soutien affiché par l’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, aux voix appelant au boycott du prochain Mondial.


Dans un entretien accordé à Sky News, Gianni Infantino a défendu une position diamétralement opposée, insistant sur la nécessité de préserver le football de toute instrumentalisation politique. « Les entreprises et les ambassadeurs étrangers continuent de se rendre aux États-Unis. Pourquoi le football devrait-il être le seul à boycotter ? », a-t-il interrogé, soulignant que, « dans un monde divisé et parfois agressif, le football demeure l’un des rares espaces capables de rassembler autour d’une passion commune ».


Se montrant catégorique, le patron de la FIFA a martelé son opposition « à toutes les interdictions et à tous les boycotts », jugeant qu’ils « n’apportent rien ». Dans la même logique, il a évoqué la possibilité d’un retour de la Russie dans les compétitions internationales, estimant que sa suspension, décidée après l’invasion de l’Ukraine en 2022, n’a pas produit les effets escomptés. « Cette interdiction n’a rien accompli, sinon alimenter frustration et ressentiment », a-t-il affirmé.


Ces prises de position surviennent alors que Gianni Infantino a récemment dû clarifier des propos ayant suscité la polémique au Royaume-Uni. Accusé d’avoir tenu une remarque jugée déplacée à l’égard des supporters britanniques lors d’une intervention à Davos, il a assuré n’avoir eu « aucune intention d’offenser », se présentant au contraire comme « un grand admirateur du football anglais ». La FIFA, en coordination avec les autorités suisses, a depuis engagé des démarches pour apaiser les tensions avec les fédérations anglaise, écossaise, galloise et nord-irlandaise.


Prévue en 2026, la Coupe du monde marquera une première par son ampleur, avec la participation de 48 équipes. Les États-Unis accueilleront la majorité des rencontres, tandis que le Mexique et le Canada coorganiseront l’événement avec un nombre plus restreint de matchs.





Salma Labtar
Journaliste sportive et militante féministe, lauréate de l'ISIC. Dompteuse de mots, je jongle avec... En savoir plus sur cet auteur
Mercredi 4 Février 2026