À Boston, le succès du Maroc (1-0) face à la Tartan Army a été décidé grâce à une réalisation de Ismael Saibari, auteur d’un geste d’une grande finesse technique rappelant étrangement le mythique but inscrit par Salaheddine Bassir à Saint-Étienne en 1998.
Plus qu’un simple parallèle historique, c’est la construction même des deux actions qui interpelle. Lors du Mondial français, l’action du deuxième but marocain était née d’une ouverture lumineuse de Tahar El Khalej, dont la passe avait déchiré le bloc écossais pour trouver Bassir à la limite du hors-jeu. L’attaquant marocain avait ensuite conclu avec une reprise de volée imparable face au gardien écossais Jim Leighton.
En 2026, face au même adversaire, le scénario a évolué dans sa forme tout en conservant son essence : exploiter les failles défensives dans l’axe écossais.
Cette fois, c’est Brahim Díaz qui a allumé l’étincelle grâce à une passe précise dans l’espace. Profitant d’un appel parfaitement synchronisé, Saibari a reproduit presque à l’identique le déplacement de son illustre prédécesseur. Mais là où Bassir avait privilégié une finition instantanée, le milieu marocain a ajouté une feinte de corps avant de conclure avec puissance sous la barre transversale.
Deux générations, deux contextes différents, mais une même identité footballistique : celle d’un Maroc capable d’allier intelligence tactique, verticalité et maîtrise technique face à des adversaires réputés pour leur impact physique.
En 1998, le but de Bassir avait lancé une démonstration offensive marocaine. En 2026, celui de Saibari a permis aux Lions de l’Atlas de prendre rapidement le contrôle de la rencontre. Les visages changent, les époques passent, mais certaines émotions semblent traverser le temps.