Le sujet a même été porté au Parlement. Le conseiller parlementaire Abderrahmane El Ouafa, membre du groupe du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a adressé une question écrite à la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration. Il appelle à examiner la possibilité d’ajuster temporairement les horaires de travail les lendemains de matchs disputés tardivement, afin de permettre aux citoyens de suivre les prestations des Lions de l’Atlas.
Dans ce contexte, plusieurs responsables syndicaux estiment qu’une certaine souplesse pourrait être envisagée. Ali Lotfi considère que la mesure pourrait concerner principalement les administrations publiques, avec par exemple un léger décalage des heures de prise de service après les rencontres nocturnes. Selon lui, l’ampleur de l’engouement national justifie une réflexion adaptée.
De son côté, Younes Firachine plaide pour un équilibre entre l’intérêt des citoyens et la continuité des services publics. Il rappelle que des ajustements exceptionnels ont déjà été appliqués lors d’événements majeurs, ce qui pourrait servir de référence pour les matchs du Mondial.
Les différents intervenants s’accordent toutefois sur un point essentiel : toute adaptation éventuelle ne doit pas perturber le fonctionnement normal de l’administration ni la qualité des services rendus aux usagers.
Si l’idée d’une flexibilité gagne du terrain, elle reste encore au stade de la réflexion. Le débat devrait néanmoins s’intensifier à mesure que s’approche le coup d’envoi d’un Mondial qui mobilise déjà une forte attention au Maroc.