Selon l’instance, un billet aller-retour fixé à 150 dollars représente une hausse disproportionnée, susceptible de décourager de nombreux supporters. Le directeur des opérations du Mondial, Heimo Schirgi, a dénoncé une tarification « arbitraire », estimant qu’aucun événement international de cette envergure n’avait été confronté à une telle situation.
Au cœur des critiques figure le modèle tarifaire adopté par New Jersey Transit, accusé d’avoir multiplié par dix le prix habituel des billets durant la compétition. Une flambée qui pourrait pousser les spectateurs à se tourner vers d’autres moyens de transport, malgré un trajet relativement court d’environ 30 minutes depuis Penn Station jusqu’au stade.
De son côté, la gouverneure du New Jersey, Mikie Sherrill, estime que la FIFA devrait prendre en charge ces coûts, compte tenu des recettes attendues du tournoi, évaluées à près de 11 milliards de dollars.
Une position fermement rejetée par la FIFA, qui rappelle son statut d’organisation à but non lucratif. Elle souligne que les revenus générés par la Coupe du monde sont réinvestis dans le développement du football à l’échelle mondiale, notamment en faveur des jeunes et du football féminin.
Pour étayer ses arguments, l’instance a également comparé les tarifs pratiqués dans d’autres villes hôtes, où les transports publics restent nettement plus accessibles, avec des prix variant entre 1,25 et 15 dollars, en partie grâce à la proximité des stades avec les centres urbains.