Le quotidien La Nación évoque « la fin du rêve » en soulignant la résistance de l’équipe de Lionel Scaloni face à une Espagne dominatrice.
« L’Argentine a résisté jusqu’où elle a pu », titre le journal, mettant en avant la prestation exceptionnelle du gardien Emiliano « Dibu » Martínez, longtemps auteur de plusieurs arrêts décisifs avant le but espagnol inscrit en prolongation.
De son côté, Página 12 remercie la « Scaloneta » pour les émotions offertes au peuple argentin durant ces dernières années.
« Il ne reste que les joies, les souvenirs et, pour un temps, les regrets », écrit le quotidien, qui estime toutefois que « l’Espagne est championne à juste titre » après avoir largement maîtrisé cette finale.
Le site Infobae souligne également les difficultés rencontrées par l’Argentine, confrontée à l’expulsion d’Enzo Fernández et aux blessures de Cristian « Cuti » Romero et Lisandro Martínez, tout en saluant un parcours mondial « remarquable » malgré l’échec en finale.
Même constat pour Clarín, qui reconnaît « la supériorité de l’Espagne » tout en rendant hommage à Emiliano Martínez, considéré comme l’un des principaux artisans de la présence de l’Albiceleste en finale grâce à ses nombreuses interventions décisives.
Les larmes de Messi au cœur des hommages
Au-delà de l’analyse sportive, la plupart des médias argentins ont consacré une large place à l’émotion de Lionel Messi au coup de sifflet final.
Après avoir reçu sa médaille de finaliste, le capitaine argentin est apparu très ému en quittant le podium, sous les acclamations des supporters présents au MetLife Stadium.
« Au début, il n’a pas pleuré. Il est resté fort malgré l’amertume de la fin d’un cycle qui aurait pu être triomphal. Mais lorsqu’il est passé devant le trophée et qu’il est descendu de la scène, alors que les tribunes scandaient "Messi ! Messi !", il a fondu en larmes », relate Clarín.
Le quotidien sportif Olé s’est lui aussi attardé sur cette scène, évoquant également l’émotion du sélectionneur Lionel Scaloni, aperçu en larmes après la rencontre, alors que des interrogations entourent déjà son avenir à la tête de la sélection.
Dans un éditorial, Página 12 estime que « la fête est finie », considérant cette finale comme la conclusion d’un cycle exceptionnel pour l’Albiceleste. Malgré la déception, la presse argentine s’accorde à saluer le parcours de son équipe, tout en reconnaissant que l’Espagne a mérité son deuxième sacre mondial au terme d’une compétition maîtrisée de bout en bout.