Dans un communiqué, le ministère ghanéen des Affaires étrangères a dénoncé une décision jugée « arbitraire et extrêmement injuste », estimant que le joueur est écarté en raison de procédures judiciaires en cours au Royaume-Uni, sans condamnation ni décision de culpabilité.
Le gouvernement rappelle le principe fondamental de la présomption d’innocence, affirmant que l’utilisation d’accusations non encore jugées soulève des questions d’équité et de proportionnalité, tout en reconnaissant le droit souverain du Canada en matière de politique migratoire.
Selon les autorités ghanéennes, le joueur de 32 ans, ancien milieu d’Arsenal et actuellement à Villarreal, ne pourra pas se rendre à Toronto, où le Ghana doit disputer son premier match du tournoi face au Panama.
Cette absence est d’autant plus marquante que Thomas Partey compte parmi les cadres majeurs des Black Stars avec 57 sélections et 15 buts, et qu’il avait pourtant déjà rejoint sans difficulté le territoire américain, où la sélection ghanéenne a établi son camp de base.
La Fédération internationale de football (FIFA) a confirmé la situation, précisant qu’elle n’intervient pas dans les procédures d’immigration des pays hôtes, lesquelles relèvent exclusivement des autorités nationales.
Ce cas relance ainsi le débat sur les règles d’entrée des joueurs dans les compétitions internationales organisées sur plusieurs territoires, comme le Mondial 2026 co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique.