Pour l’heure, aucune date n’a été arrêtée pour les prochaines visites de la FIFA au Maroc, en Espagne et au Portugal. Selon Mundo Deportivo, la feuille de route de cette nouvelle mission n’a pas encore été communiquée. Ces inspections doivent permettre à l’instance internationale de finaliser la validation des sites proposés par les trois pays organisateurs.
La FIFA avait déjà effectué une première visite de deux semaines dans les trois pays en mars dernier. La prochaine étape devrait toutefois revêtir une importance particulière, puisqu’elle intervient alors que plusieurs dossiers restent à trancher avant le rendez-vous mondial.
L’Espagne veut maintenir ses onze sites
Côté espagnol, le dossier des stades demeure également en évolution. Malgré les retraits de Malaga et de La Corogne, l’Espagne souhaiterait conserver onze sites dans sa candidature initiale. Valence et Vigo pourraient ainsi intégrer la liste, les responsables espagnols estimant que les deux villes disposent des infrastructures nécessaires pour accueillir des rencontres du Mondial.
De leur côté, les six sites proposés par le Maroc et les quatre enceintes portugaises devraient rester inchangés.
L’un des principaux enjeux concerne désormais le choix du stade qui accueillera la finale. Le futur Grand Stade Hassan II s’impose comme l’un des principaux candidats face aux ambitions espagnoles, notamment celles du Santiago Bernabéu et, dans une moindre mesure, du Camp Nou.
Les élections espagnoles au cœur des incertitudes
À cette bataille autour des sites s’ajoute désormais un facteur politique. Mundo Deportivo estime que les élections législatives espagnoles, convoquées pour le 29 novembre, pourraient avoir une incidence sur le calendrier des prochaines démarches de la FIFA.
Le quotidien espagnol avance qu’une visite avant le scrutin pourrait être délicate si les élections débouchaient ensuite sur un changement de gouvernement. Une nouvelle équipe au pouvoir pourrait en effet entraîner des modifications au sein de certaines instances chargées du suivi du projet.
Parmi elles figure notamment le Conseil supérieur des sports (CSD), actuellement présidé par José Manuel Rodríguez Uribes. Une alternance gouvernementale pourrait également avoir des répercussions sur la structure interministérielle mise en place pour coordonner la préparation du Mondial 2030.
Cette commission, créée par le gouvernement de Pedro Sánchez, est présidée par Milagros Tolón, ministre espagnole de l’Éducation, de la Formation professionnelle et des Sports. Elle rassemble quinze ministères, ainsi que la Fédération royale espagnole de football (RFEF) et le Comité olympique espagnol.
Dans ce contexte, une éventuelle visite de la FIFA avant les élections pourrait perdre de sa pertinence si une nouvelle équipe gouvernementale devait ensuite reprendre le dossier. Le futur exécutif serait en effet appelé à accompagner l’Espagne dans les dernières années de préparation de la Coupe du monde 2030.
Une candidature commune encore en quête de précisions
À moins de quatre ans du tournoi, plusieurs paramètres restent donc à clarifier. La liste définitive des sites espagnols, la répartition des rencontres et surtout le choix du stade de la finale demeurent au centre des discussions.
La prochaine visite de la FIFA devrait permettre de faire avancer ces différents dossiers. Mais en Espagne, le calendrier politique pourrait désormais peser sur cette nouvelle étape de la préparation, ajoutant une incertitude supplémentaire à une candidature commune entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal qui entre progressivement dans sa phase décisive.