La montée du niveau marin n’est plus un risque lointain. Selon ONU Info, la hausse moyenne a atteint 4,7 millimètres par an entre 2014 et 2023, puis un record de 5,9 millimètres en 2024. Même dans le scénario climatique le plus favorable présenté par l’ONU, les océans pourraient gagner 0,55 mètre d’ici à 2100.
Les conséquences dépassent l’érosion du littoral : salinisation des nappes et des terres agricoles, dommages aux écoles, aux hôpitaux et aux réseaux d’assainissement, fragilisation de la pêche et du tourisme. ONU Info rappelle aussi que les ports assurent plus de 80 % du commerce mondial. Leur exposition croissante aux inondations fait donc de l’adaptation côtière un enjeu économique autant qu’environnemental.
Pour le Maroc, l’article ne fournit ni projection locale ni calendrier d’ouvrage. Il offre néanmoins une grille de lecture utile pour les collectivités, les opérateurs portuaires et les entreprises installées sur le littoral : surveiller le trait de côte, protéger les dunes, renforcer les alertes précoces et intégrer le risque marin aux décisions d’aménagement. L’ONU estime que les pays en développement auraient besoin de 310 à 365 milliards de dollars par an pour l’adaptation, contre environ 26 milliards mobilisés en 2023, ce qui souligne aussi l’enjeu d’accès au financement climatique.