La disparition de Mostafa Derkaoui ravive la question de son influence sur le cinéma marocain. Dans Le360, les réalisateurs Ali Essafi et Abdeslam Kelaï décrivent une œuvre libre, multiple et expérimentale. Ils insistent sur sa capacité à interroger la société marocaine autant que les formes mêmes du cinéma.
Ali Essafi rappelle que l’interdiction du premier long métrage de Derkaoui, « De quelques événements sans signification », ne l’a pas conduit à abandonner. Le cinéaste a exploré l’art et essai, le cinéma d’auteur et des productions plus commerciales. Essafi revendique cette filiation dans son propre film « Après le déclin du jour ».
Abdeslam Kelaï voit dans ce parcours la recherche d’un langage cinématographique proprement marocain, construit à partir des réalités et contradictions du pays. Tourné en 1974, le premier film a longtemps été invisible avant que ses négatifs soient retrouvés en 2016 dans les archives de la Filmoteca de Catalunya, puis numérisés en 4K.
La version restaurée a rejoint la Berlinale en 2019, quarante-cinq ans après le tournage. Pour le patrimoine marocain, cette résurrection montre l’importance de localiser les copies, documenter les œuvres et organiser leur accès. L’héritage de Derkaoui ne relève donc pas seulement de l’hommage : il pose une question concrète de mémoire cinématographique et de transmission aux nouvelles générations.
Ali Essafi rappelle que l’interdiction du premier long métrage de Derkaoui, « De quelques événements sans signification », ne l’a pas conduit à abandonner. Le cinéaste a exploré l’art et essai, le cinéma d’auteur et des productions plus commerciales. Essafi revendique cette filiation dans son propre film « Après le déclin du jour ».
Abdeslam Kelaï voit dans ce parcours la recherche d’un langage cinématographique proprement marocain, construit à partir des réalités et contradictions du pays. Tourné en 1974, le premier film a longtemps été invisible avant que ses négatifs soient retrouvés en 2016 dans les archives de la Filmoteca de Catalunya, puis numérisés en 4K.
La version restaurée a rejoint la Berlinale en 2019, quarante-cinq ans après le tournage. Pour le patrimoine marocain, cette résurrection montre l’importance de localiser les copies, documenter les œuvres et organiser leur accès. L’héritage de Derkaoui ne relève donc pas seulement de l’hommage : il pose une question concrète de mémoire cinématographique et de transmission aux nouvelles générations.