Qu’est-ce que Muse, concrètement ?
Meta présente Muse comme un agent personnel. On peut lui demander de rechercher des informations, de remplir un formulaire, d’envoyer un courriel ou de réserver un voyage. Pour agir sur les services que son utilisateur l’autorise à consulter, l’agent dispose d’un navigateur installé dans un environnement virtuel dédié. Il peut retenir certaines préférences et proposer de poursuivre un projet sur plusieurs étapes. Meta affirme qu’il demande une validation avant des actions sensibles, comme l’envoi d’un message ou un achat.
L’ambition est claire : devenir l’intermédiaire auquel on confie une tâche, plutôt que l’outil auquel on pose seulement une question. Muse est accessible dans sa propre application et peut aussi être utilisé dans WhatsApp. Son déploiement a commencé aux États-Unis sur iOS, Android et le Web, avec une formule gratuite et des abonnements pour des usages plus étendus. Il ne s’agit donc pas, à ce stade, d’une disponibilité générale au Maroc.
Le chiffre qui fait parler : une comparaison à manier avec précision
Selon des données de Sensor Tower reprises dans une analyse financière, Muse aurait enregistré 1,43 million de téléchargements aux États-Unis durant ses douze premiers jours, contre 1,37 million pour l’application ChatGPT sur une période équivalente après son lancement. Reuters rapportait ensuite plus de 2,5 millions de téléchargements pour Muse environ deux semaines après sa sortie. Ces estimations mesurent une vitesse de démarrage ; elles ne constituent pas un décompte officiel publié par Meta ou Apple.
La nuance compte. La première place d’un classement de téléchargements ne signifie pas que Muse possède déjà davantage d’utilisateurs que ChatGPT, ni que ceux qui l’installent continueront à s’en servir. L’affirmation selon laquelle Muse aurait aussi dépassé ChatGPT en utilisateurs actifs quotidiens sur une période comparable demande des données chiffrées, une méthode et un périmètre clairement identifiés. Les éléments documentaires consultés permettent d’étayer la comparaison des téléchargements initiaux, pas de confirmer celle des utilisateurs quotidiens.
Une IA qui agit soulève une autre question : qui garde le contrôle ?
Pour être utile, Muse doit pouvoir accéder à des informations et à des services personnels. Meta indique que l’utilisateur choisit les connexions autorisées, peut les révoquer et dispose d’un historique des actions de l’agent. L’entreprise assure également que les mots de passe sont conservés séparément, que les conversations de Muse ne sont pas transmises à ses systèmes publicitaires et qu’une protection chiffrée supplémentaire est prévue. Ces garanties décrivent les dispositifs annoncés par Meta ; leur efficacité devra être jugée à l’usage.
Un autre élément invite à regarder au-delà de la démonstration technologique. Reuters a révélé que Meta testait, en interne, une fonction où des personnes peuvent prendre le relais de Muse pour certains appels téléphoniques. Meta présente ce test comme une étape avant une éventuelle mise à disposition, avec les informations appropriées pour les utilisateurs. Il rappelle qu’un service vendu comme « agent IA » peut, selon la fonction, faire intervenir des humains et soulever de nouvelles questions sur l’accès aux données personnelles.
Muse a réussi son entrée. Son démarrage montre qu’il existe un public pour des IA capables d’exécuter des tâches du quotidien. La suite se jouera sur des critères moins spectaculaires qu’un rang dans l’App Store : la fiabilité des actions accomplies, la protection des données et la capacité de Meta à transformer les curieux des premiers jours en utilisateurs réguliers.
L’ambition est claire : devenir l’intermédiaire auquel on confie une tâche, plutôt que l’outil auquel on pose seulement une question. Muse est accessible dans sa propre application et peut aussi être utilisé dans WhatsApp. Son déploiement a commencé aux États-Unis sur iOS, Android et le Web, avec une formule gratuite et des abonnements pour des usages plus étendus. Il ne s’agit donc pas, à ce stade, d’une disponibilité générale au Maroc.
Le chiffre qui fait parler : une comparaison à manier avec précision
Selon des données de Sensor Tower reprises dans une analyse financière, Muse aurait enregistré 1,43 million de téléchargements aux États-Unis durant ses douze premiers jours, contre 1,37 million pour l’application ChatGPT sur une période équivalente après son lancement. Reuters rapportait ensuite plus de 2,5 millions de téléchargements pour Muse environ deux semaines après sa sortie. Ces estimations mesurent une vitesse de démarrage ; elles ne constituent pas un décompte officiel publié par Meta ou Apple.
La nuance compte. La première place d’un classement de téléchargements ne signifie pas que Muse possède déjà davantage d’utilisateurs que ChatGPT, ni que ceux qui l’installent continueront à s’en servir. L’affirmation selon laquelle Muse aurait aussi dépassé ChatGPT en utilisateurs actifs quotidiens sur une période comparable demande des données chiffrées, une méthode et un périmètre clairement identifiés. Les éléments documentaires consultés permettent d’étayer la comparaison des téléchargements initiaux, pas de confirmer celle des utilisateurs quotidiens.
Une IA qui agit soulève une autre question : qui garde le contrôle ?
Pour être utile, Muse doit pouvoir accéder à des informations et à des services personnels. Meta indique que l’utilisateur choisit les connexions autorisées, peut les révoquer et dispose d’un historique des actions de l’agent. L’entreprise assure également que les mots de passe sont conservés séparément, que les conversations de Muse ne sont pas transmises à ses systèmes publicitaires et qu’une protection chiffrée supplémentaire est prévue. Ces garanties décrivent les dispositifs annoncés par Meta ; leur efficacité devra être jugée à l’usage.
Un autre élément invite à regarder au-delà de la démonstration technologique. Reuters a révélé que Meta testait, en interne, une fonction où des personnes peuvent prendre le relais de Muse pour certains appels téléphoniques. Meta présente ce test comme une étape avant une éventuelle mise à disposition, avec les informations appropriées pour les utilisateurs. Il rappelle qu’un service vendu comme « agent IA » peut, selon la fonction, faire intervenir des humains et soulever de nouvelles questions sur l’accès aux données personnelles.
Muse a réussi son entrée. Son démarrage montre qu’il existe un public pour des IA capables d’exécuter des tâches du quotidien. La suite se jouera sur des critères moins spectaculaires qu’un rang dans l’App Store : la fiabilité des actions accomplies, la protection des données et la capacité de Meta à transformer les curieux des premiers jours en utilisateurs réguliers.