West Med Container Terminal a obtenu un crédit de 196,7 millions d'euros, soit environ 2,1 milliards de dirhams.
Ce financement rapproche le Terminal Est de son lancement attendu fin 2026, sans dissiper toutes les interrogations commerciales.
Signé le 8 juillet, l'accord réunit Attijariwafa bank, la Banque centrale populaire et Bank of Africa. Sa maturité atteint quinze ans.
Le crédit doit couvrir près de 78 % des 253 millions d'euros nécessaires à la première section du Terminal Est.
La structure concessionnaire, WMCT, est contrôlée à 50 % plus une action par Marsa Maroc. Terminal Investment Limited, filiale du groupe MSC, détient le solde.
Ce partenariat donne au projet une assise opérationnelle importante : disposer d'un grand armateur dans le tour de table peut faciliter l'arrivée de lignes maritimes, même si aucun trafic futur ne peut être tenu pour acquis.
L'ambition dépasse Nador. Le Maroc cherche à renforcer sa place sur les routes maritimes méditerranéennes, déjà portée par Tanger Med.
Le futur terminal doit aussi irriguer l'économie de l'Oriental, attirer des activités industrielles et logistiques et créer des emplois au-delà de l'enceinte portuaire.
Le financement constitue donc un jalon, pas une ligne d'arrivée. Les prochaines données à surveiller seront le respect du calendrier, le niveau d'équipement, les contrats commerciaux et les connexions routières et ferroviaires.
La première section reste annoncée pour le dernier trimestre 2026. À cette échéance, Nador West Med devra passer du récit stratégique à la réalité des quais, des navires et des volumes traités.