De Durban à La Haye, un parcours de juriste engagée
Oslo a tranché. Ce vendredi 9 octobre 2026, le comité Nobel norvégien a attribué le prix de la paix à Navanethem « Navi » Pillay, ancienne haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme et juge à la Cour internationale de justice. Cette Sud-Africaine de 85 ans est récompensée pour son action en faveur du droit international. Née à Durban sous l'apartheid, elle incarne une génération de juristes qui ont fait du droit une arme contre l'injustice.
Le choix du comité n'est pas anodin. Dans un monde traversé par les guerres : Ukraine, Gaza, Corne de l'Afrique, primer une figure du droit international envoie un message : face à la force, les institutions de justice restent un recours. Pillay a siégé au Tribunal pénal international pour le Rwanda, où elle a jugé les auteurs du génocide de 1994, avant de diriger le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, puis la CIJ, basée à La Haye.
Cette distinction résonne en Afrique. Elle rappelle le rôle pionnier du continent dans la construction d'une justice internationale, mais aussi les critiques dont celle-ci fait l'objet, souvent jugée sélective.
Le choix du comité n'est pas anodin. Dans un monde traversé par les guerres : Ukraine, Gaza, Corne de l'Afrique, primer une figure du droit international envoie un message : face à la force, les institutions de justice restent un recours. Pillay a siégé au Tribunal pénal international pour le Rwanda, où elle a jugé les auteurs du génocide de 1994, avant de diriger le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, puis la CIJ, basée à La Haye.
Cette distinction résonne en Afrique. Elle rappelle le rôle pionnier du continent dans la construction d'une justice internationale, mais aussi les critiques dont celle-ci fait l'objet, souvent jugée sélective.