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Nord de la Cisjordanie: funérailles d’une famille, la colère gronde


Rédigé par le Lundi 16 Mars 2026



Dans le nord de la Cisjordanie, un couple palestinien et leurs deux enfants ont été tués par des tirs de l’armée israélienne lors d’une opération nocturne, déclenchant de larges funérailles et des protestations. L’incident intervient dans une phase d’escalade marquée par des raids répétés et des affrontements. La protection des civils et l’appel à la désescalade restent au centre des réactions internationales.

Deuil et protestations au nord de la Cisjordanie

Nord de la Cisjordanie: funérailles d’une famille, la colère gronde
Des funérailles émouvantes ont rassemblé des dizaines de Palestiniens dans le nord de la Cisjordanie après la mort d’un couple et de leurs deux enfants, tués par des tirs de l’armée israélienne lors d’une opération nocturne. Le drame illustre la dégradation d’une situation sécuritaire marquée par des raids réguliers, des échanges de tirs et une densité urbaine qui expose les civils. Les versions divergent : l’armée évoque des interventions contre des menaces imminentes, tandis que des témoins et ONG dénoncent des frappes disproportionnées et exigent des enquêtes indépendantes.

Sur le terrain, la peur se mêle à la colère. Les checkpoints se multiplient, les déplacements se compliquent, l’accès aux soins est entravé. Les marches funèbres se transforment parfois en protestations, dispersées par des moyens antiémeute. Les organisations internationales rappellent les obligations de protection des civils au regard du droit international humanitaire et plaident pour une désescalade. Mais l’absence de perspective politique et la fragmentation des acteurs rendent toute accalmie durable difficile.

Cette nouvelle tragédie s'ajoute à une longue liste où chaque incident nourrit le suivant. À court terme, une baisse de l’intensité des opérations et un accès sans entrave aux services d’urgence pourraient sauver des vies. À long terme, seule une solution politique crédible, adossée à des garanties de sécurité et de droits, pourrait rompre la dynamique de confrontation. En attendant, le coût humain s’alourdit, et la société civile tente de maintenir des filets de soutien dans un contexte de plus en plus précaire.




Mamoune ACHARKI
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la... En savoir plus sur cet auteur
Lundi 16 Mars 2026