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Notation souveraine africaine : un nouvel outil à évaluer avec méthode


Rédigé par La Redaction le Dimanche 20 Septembre 2026



L’Union africaine met en avant sa propre agence de notation, l’Africa Credit Rating Agency, afin d’intégrer davantage de données et de réalités économiques locales dans l’évaluation du risque souverain. Africanews rappelle qu’une note influence la perception de la capacité d’un État à rembourser sa dette, donc son coût d’emprunt et son accès aux marchés de capitaux.

 

Le projet répond à une critique ancienne : la « prime de risque africaine » serait en partie alimentée par une connaissance insuffisante des économies du continent. Le conseiller de l’Union africaine sur les agences de notation, Misheck Mutize, présente le mandat de la nouvelle structure. L’article ne fournit toutefois ni calendrier opérationnel détaillé ni première notation permettant d’en mesurer les effets.

 

Pour le Maroc, membre de l’organisation continentale et emprunteur suivi par les marchés, l’intérêt est concret mais doit rester conditionnel. Une perspective africaine peut enrichir l’analyse, à condition que les méthodes, les données, les conflits d’intérêts et la gouvernance soient publiés. La crédibilité ne découlera pas de l’origine géographique de l’agence, mais de son indépendance, de la stabilité de ses critères et de la possibilité de contester ses évaluations.

 

Les entreprises marocaines actives en Afrique pourraient aussi bénéficier d’une information plus fine sur leurs marchés, sans confondre une note souveraine avec la situation d’un secteur ou d’un partenaire. Le bon indicateur sera la capacité de l’AfCRA à rendre ses hypothèses vérifiables, comparables dans le temps et compréhensibles par les investisseurs, les États et la société civile.





Dimanche 20 Septembre 2026