Un demi-siècle après l’expulsion de Marocains établis en Algérie, les blessures de cet épisode historique continuent d’inspirer des œuvres consacrées à la mémoire et à la transmission.
C’est dans ce contexte que paraît « Oran-Oujda, un amour sans frontières », un livre signé par le sociologue, statisticien et poète Hachemi Salhi, publié par les Éditions de la Mémoire dans le cadre du lancement de leur nouvelle collection « Monographies Mémorielles ».
Annoncé le 30 octobre 2026, cet ouvrage propose une approche littéraire et mémorielle des événements de décembre 1975, à travers un récit familial marqué par la séparation, l’exil et l’attachement entre générations.
La publication s’inscrit dans le contexte des commémorations de la Marche verte et de l’Aïd Al-Wahda, avec l’ambition de rappeler un épisode douloureux de l’histoire des familles marocaines établies en Algérie.
Une grand-mère oranaise face aux frontières et à la séparation
Au cœur de l’ouvrage se trouve le parcours d’une grand-mère originaire d’Oran, confrontée à la séparation de sa famille après l’expulsion de sa fille aînée et de ses sept petits-enfants en décembre 1975, au moment de l’Aïd Al-Adha.
Le récit suit son périple pour retrouver les siens, d’abord à Oujda, puis à Rabat.
Pour rejoindre sa famille, elle entreprend une traversée clandestine de la frontière algéro-marocaine, fermée depuis 1994.
À travers cette trajectoire individuelle, Hachemi Salhi met en scène les conséquences humaines des ruptures politiques et territoriales, particulièrement lorsqu’elles touchent des familles dont les liens dépassent les frontières nationales.
La grand-mère incarne ainsi la persistance des attaches familiales malgré les années de séparation, les déplacements forcés et les obstacles géographiques.
Ce parcours constitue le fil conducteur d’une réflexion sur la mémoire des expulsions et sur les souffrances vécues par les familles concernées.
Le devoir de mémoire au centre du récit
Au-delà de son intrigue familiale, « Oran-Oujda, un amour sans frontières » aborde la question du devoir de mémoire et de sa transmission aux nouvelles générations.
L’ouvrage interroge la manière dont les événements du passé continuent d'influencer les identités individuelles et collectives, plusieurs décennies après leur déroulement.
Pour l’auteur, la mémoire ne doit pas se limiter à la conservation des souvenirs. Elle constitue également un moyen de sensibiliser aux conséquences humaines des conflits et de promouvoir une culture fondée sur la paix et le respect des droits humains.
La transmission intergénérationnelle occupe une place centrale dans cette démarche, notamment pour préserver les témoignages des personnes touchées par les événements de 1975.
En donnant une dimension littéraire à cette histoire, Hachemi Salhi cherche à rendre perceptibles les émotions et les expériences humaines qui accompagnent les grandes ruptures historiques.
Une couverture signée par une artiste d’Oujda
La dimension artistique de l’ouvrage se retrouve également dans sa couverture, réalisée par Farah Es-Souiri, une jeune artiste peintre originaire d’Oujda.
Son œuvre, intitulée « L’attente », représente une scène où une bougie apparaît comme une source fragile de lumière et d’espérance face à une situation marquée par l’incertitude.
Cette illustration accompagne la tonalité mémorielle du récit, en mettant en avant les sentiments d’attente, de séparation et d’espoir qui traversent l’histoire de la grand-mère.
Le livre comprend également une postface de Patrick Bonney, intitulée « L’art d’être grand-mère : l’odyssée d’une mémé contre la barbarie ».
Ces contributions complètent l’approche littéraire de Hachemi Salhi, en associant écriture, réflexion mémorielle et expression artistique.
Une publication bientôt accessible gratuitement sur L’ODJ Média
L’ouvrage devrait prochainement être proposé en accès libre et en téléchargement gratuit sur la plateforme numérique de L’ODJ Média, appartenant au groupe de presse Rissala, basé à Rabat.
Cette mise à disposition permettra aux lecteurs intéressés par l’histoire des Marocains expulsés d’Algérie de découvrir gratuitement le récit dans sa version numérique.
Une édition papier est également annoncée. Elle fera l’objet de présentations, de rencontres avec les lecteurs et de séances de signature à l’occasion d’un « Tour du Maroc du devoir de mémoire », prévu en 2027.
Le livre est proposé au prix annoncé de 70 dirhams au Maroc, de 10 euros en France et de 1.070 dinars en Algérie.
Hachemi Salhi, un auteur engagé dans la préservation de la mémoire
Né en 1952 à Oran, Hachemi Salhi est sociologue, statisticien et poète.
Il préside l’association française « Le devoir de mémoire 1975 », engagée dans le soutien aux Marocains expulsés d’Algérie en décembre 1975.
Selon le communiqué de présentation, l’auteur a consacré sept ouvrages à cette tragédie et à ses conséquences humaines.
Avec « Oran-Oujda, un amour sans frontières », il poursuit ce travail de documentation et de transmission en privilégiant cette fois un récit centré sur les relations familiales et la résistance des liens affectifs aux séparations.
À travers le destin d’une grand-mère et de sa famille, l’ouvrage invite ainsi à réfléchir à la place des souvenirs dans les relations entre les peuples et à la manière dont la littérature peut contribuer à préserver la mémoire des événements historiques.
Sa publication et les rencontres annoncées pour 2027 pourraient également ouvrir de nouveaux espaces d’échange autour des témoignages, de la transmission et de l’histoire des familles marocaines concernées par les expulsions de 1975.
C’est dans ce contexte que paraît « Oran-Oujda, un amour sans frontières », un livre signé par le sociologue, statisticien et poète Hachemi Salhi, publié par les Éditions de la Mémoire dans le cadre du lancement de leur nouvelle collection « Monographies Mémorielles ».
Annoncé le 30 octobre 2026, cet ouvrage propose une approche littéraire et mémorielle des événements de décembre 1975, à travers un récit familial marqué par la séparation, l’exil et l’attachement entre générations.
La publication s’inscrit dans le contexte des commémorations de la Marche verte et de l’Aïd Al-Wahda, avec l’ambition de rappeler un épisode douloureux de l’histoire des familles marocaines établies en Algérie.
Une grand-mère oranaise face aux frontières et à la séparation
Au cœur de l’ouvrage se trouve le parcours d’une grand-mère originaire d’Oran, confrontée à la séparation de sa famille après l’expulsion de sa fille aînée et de ses sept petits-enfants en décembre 1975, au moment de l’Aïd Al-Adha.
Le récit suit son périple pour retrouver les siens, d’abord à Oujda, puis à Rabat.
Pour rejoindre sa famille, elle entreprend une traversée clandestine de la frontière algéro-marocaine, fermée depuis 1994.
À travers cette trajectoire individuelle, Hachemi Salhi met en scène les conséquences humaines des ruptures politiques et territoriales, particulièrement lorsqu’elles touchent des familles dont les liens dépassent les frontières nationales.
La grand-mère incarne ainsi la persistance des attaches familiales malgré les années de séparation, les déplacements forcés et les obstacles géographiques.
Ce parcours constitue le fil conducteur d’une réflexion sur la mémoire des expulsions et sur les souffrances vécues par les familles concernées.
Le devoir de mémoire au centre du récit
Au-delà de son intrigue familiale, « Oran-Oujda, un amour sans frontières » aborde la question du devoir de mémoire et de sa transmission aux nouvelles générations.
L’ouvrage interroge la manière dont les événements du passé continuent d'influencer les identités individuelles et collectives, plusieurs décennies après leur déroulement.
Pour l’auteur, la mémoire ne doit pas se limiter à la conservation des souvenirs. Elle constitue également un moyen de sensibiliser aux conséquences humaines des conflits et de promouvoir une culture fondée sur la paix et le respect des droits humains.
La transmission intergénérationnelle occupe une place centrale dans cette démarche, notamment pour préserver les témoignages des personnes touchées par les événements de 1975.
En donnant une dimension littéraire à cette histoire, Hachemi Salhi cherche à rendre perceptibles les émotions et les expériences humaines qui accompagnent les grandes ruptures historiques.
Une couverture signée par une artiste d’Oujda
La dimension artistique de l’ouvrage se retrouve également dans sa couverture, réalisée par Farah Es-Souiri, une jeune artiste peintre originaire d’Oujda.
Son œuvre, intitulée « L’attente », représente une scène où une bougie apparaît comme une source fragile de lumière et d’espérance face à une situation marquée par l’incertitude.
Cette illustration accompagne la tonalité mémorielle du récit, en mettant en avant les sentiments d’attente, de séparation et d’espoir qui traversent l’histoire de la grand-mère.
Le livre comprend également une postface de Patrick Bonney, intitulée « L’art d’être grand-mère : l’odyssée d’une mémé contre la barbarie ».
Ces contributions complètent l’approche littéraire de Hachemi Salhi, en associant écriture, réflexion mémorielle et expression artistique.
Une publication bientôt accessible gratuitement sur L’ODJ Média
L’ouvrage devrait prochainement être proposé en accès libre et en téléchargement gratuit sur la plateforme numérique de L’ODJ Média, appartenant au groupe de presse Rissala, basé à Rabat.
Cette mise à disposition permettra aux lecteurs intéressés par l’histoire des Marocains expulsés d’Algérie de découvrir gratuitement le récit dans sa version numérique.
Une édition papier est également annoncée. Elle fera l’objet de présentations, de rencontres avec les lecteurs et de séances de signature à l’occasion d’un « Tour du Maroc du devoir de mémoire », prévu en 2027.
Le livre est proposé au prix annoncé de 70 dirhams au Maroc, de 10 euros en France et de 1.070 dinars en Algérie.
Hachemi Salhi, un auteur engagé dans la préservation de la mémoire
Né en 1952 à Oran, Hachemi Salhi est sociologue, statisticien et poète.
Il préside l’association française « Le devoir de mémoire 1975 », engagée dans le soutien aux Marocains expulsés d’Algérie en décembre 1975.
Selon le communiqué de présentation, l’auteur a consacré sept ouvrages à cette tragédie et à ses conséquences humaines.
Avec « Oran-Oujda, un amour sans frontières », il poursuit ce travail de documentation et de transmission en privilégiant cette fois un récit centré sur les relations familiales et la résistance des liens affectifs aux séparations.
À travers le destin d’une grand-mère et de sa famille, l’ouvrage invite ainsi à réfléchir à la place des souvenirs dans les relations entre les peuples et à la manière dont la littérature peut contribuer à préserver la mémoire des événements historiques.
Sa publication et les rencontres annoncées pour 2027 pourraient également ouvrir de nouveaux espaces d’échange autour des témoignages, de la transmission et de l’histoire des familles marocaines concernées par les expulsions de 1975.


