À fin mars 2026, les produits de la pêche côtière et artisanale ont atteint une valeur de plus de 3,11 milliards de dirhams, en baisse de 3% sur un an. Derrière cette relative stabilité en valeur se cache toutefois une réalité plus tendue : les volumes ont chuté de 34%, pour s’établir à 89.895 tonnes.
Une évolution qui traduit un ralentissement tangible de l’activité, même si certaines filières parviennent à tirer leur épingle du jeu. C’est notamment le cas des céphalopodes, dont la valeur progresse de 8%, et des crustacés, en hausse de 6%. Sur le terrain, ces segments apparaissent comme des relais de croissance, portés par une demande relativement soutenue.
Les algues affichent une progression des volumes de 17%, mais leur valeur recule de 24%, signe d’une pression sur les prix. À l’inverse, plusieurs espèces majeures tirent les chiffres vers le bas. Les poissons pélagiques enregistrent une forte baisse de 43% en valeur et de 49% en volume. Le poisson blanc recule également, tandis que les coquillages subissent la chute la plus sévère avec -56% en valeur.
Ce déséquilibre entre espèces reflète une recomposition progressive de la structure des débarquements. Les dynamiques de capture ne suivent pas toutes la même trajectoire, et les revenus du secteur s’appuient de plus en plus sur quelques segments spécifiques.