Le volume ne raconte qu'une partie de l'histoire
Les statistiques de l'Office national des pêches doivent être lues par espèce, port et période comparable. Une progression portée par des poissons à faible prix peut coexister avec un recul d'espèces mieux valorisées.
Les recettes peuvent aussi souffrir d'une qualité inégale, d'une offre concentrée ou d'une demande moins dynamique.
Pour les marins et les opérateurs, le chiffre d'affaires importe davantage que le tonnage isolé. Les coûts du carburant, de la glace, de l'entretien et du transport peuvent réduire encore le revenu net.
Mieux valoriser plutôt que seulement débarquer davantage
La réponse passe par la chaîne du froid, la traçabilité, la transformation et une meilleure organisation de la vente.
Des produits mieux conservés et mieux orientés vers les marchés peuvent générer plus de valeur sans augmenter la pression sur la ressource.
La durabilité reste centrale. Une course au volume fragilise les stocks et peut dégrader le revenu futur. La gestion scientifique des périodes de repos et des quotas doit accompagner la stratégie économique.
La Méditerranée débarque davantage, mais gagne moins. Le défi consiste désormais à créer plus de valeur par kilo tout en protégeant la ressource.