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Petits pélagiques : 3 milliards de dirhams, mais une richesse maritime sous surveillance


Rédigé par le Jeudi 25 Juin 2026



Sardine, maquereau, anchois : derrière ces produits familiers se cache une filière stratégique pour l'économie maritime marocaine. La pêcherie des petits pélagiques génère près de 3 milliards de dirhams de valeur annuelle et fait vivre directement plus de 32.500 personnes. Elle représente aussi une part majeure des débarquements nationaux et alimente les conserveries, les unités de transformation ainsi que le marché intérieur.
  Le chiffre impressionne, mais il ne doit pas faire oublier la fragilité de la ressource. Les petits pélagiques ne sont pas une rente inépuisable. Ils dépendent des équilibres marins, des conditions climatiques, de la pression de pêche et de la qualité de la gestion scientifique des stocks. Dans un contexte où les effets du changement climatique se font déjà sentir sur les écosystèmes marins, la prudence n'est pas un luxe administratif.
  Le dialogue relancé autour de la filière intervient donc à un moment sensible. Il faut protéger la ressource sans casser l'activité. Il faut préserver les emplois sans encourager une course aux volumes. Cette équation est particulièrement délicate dans les régions du Sud, où la pêche constitue un moteur social autant qu'industriel.
  Le Maroc a construit une filière halieutique exportatrice et compétitive. La prochaine étape consiste à faire en sorte qu'elle reste viable dans dix ou vingt ans. La valeur d'une sardine ne se mesure pas seulement à la sortie du port. Elle se mesure aussi à ce qu'il restera dans la mer demain.




Jeudi 25 Juin 2026