Quand on parle d’économie marocaine aujourd’hui, difficile d’ignorer le rôle central des façades maritimes. Nizar Baraka l’a rappelé avec force mercredi : plus de 96 % du commerce extérieur du Royaume transite par la mer, un chiffre qui dit tout de l’importance stratégique des ports pour notre prospérité collective.
Au cœur de cette dynamique, Tanger Med confirme sa stature de porte d’entrée incontournable. Avec près de 12 millions de conteneurs traités récemment, ce complexe s’impose comme le premier hub portuaire en Afrique et l’un des plus performants en Méditerranée. Son succès n’est pas une simple question de volume : il symbolise une capacité marocaine à rivaliser sur les grandes routes maritimes mondiales.
Mais l’ambition va plus loin. Baraka a souligné que Tanger Med n’est qu’un élément d’un réseau plus vaste. Nador West Med, qui devrait être opérationnel d’ici fin 2026, ambitionne de renforcer notre capacité logistique tout en ouvrant des possibilités inédites dans les secteurs industriel et énergétique. Dans le sud, le futur port de Dakhla Atlantique, prévu pour 2028, incarne une vision d’ouverture vers l’Afrique atlantique, en écho à l’Initiative Atlantique du Royaume, qui place la coopération régionale au centre de sa diplomatie économique.
Cette stratégie dépasse le simple développement d’infrastructures portuaires. Baraka a insisté sur une volonté affirmée de rendre ces plateformes durables, intelligentes et compétitives, en intégrant la transition énergétique notamment l’export d’hydrogène vert et en renforçant l’adaptation au changement climatique. La digitalisation des opérations et l’usage de l’intelligence artificielle figurent aussi parmi les priorités pour que nos ports soient des espaces à la pointe de l’innovation.
En encourageant des ports intégrés, verts et compétitifs, le Maroc ne se contente plus de suivre les flux du commerce mondial : il se donne les moyens de les façonner, avec audace, pragmatisme et vision partagée pour les générations futures.