La Russie, arbitre ou partie prenante ?
La Russie se pose en arbitre. Ce jeudi 8 octobre 2026, Vladimir Poutine a rencontré son homologue iranien Masoud Pezeshkian à Türkmenbaşy, au Turkménistan, en marge du sommet de la Communauté des États indépendants. Le président russe a promis le soutien de Moscou pour mettre fin à la guerre menée par les États-Unis contre l'Iran. La rencontre précède un sommet régional.
Ce rapprochement n'est pas nouveau. Moscou et Téhéran resserrent leurs liens depuis plusieurs années, notamment sur les plans militaire et énergétique. Dans le conflit américano-iranien, la Russie se présente comme une puissance capable de peser, à la fois partenaire de l'Iran et interlocuteur d'autres acteurs régionaux.
La guerre en Iran déborde déjà sur ses voisins : les houthis ciblent l'Arabie saoudite, le Yémen redevient un front, et les marchés de l'énergie s'agitent. Le Maroc observe ce dossier de loin, mais pas sans intérêt. Rabat a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran en 2018, accusant l'Iran de soutenir le Front Polisario via le Hezbollah. Depuis, les relations sont restées tendues, même si des signaux d'ouverture ont circulé.
Sur le plan économique, le royaume reste vulnérable aux chocs pétroliers. Un conflit durable au Moyen-Orient renchérit l'énergie et fragilise le pouvoir d'achat des ménages.
Pour un jeune Marocain, l'axe Moscou-Téhéran semble bien loin. Pourtant, de cet équilibre dépendent le prix du carburant, la stabilité des marchés et, en partie, la sécurité régionale. Le Maroc, qui a fait de son intégrité territoriale et de la stabilité ses priorités, a tout à gagner d'un monde où les puissances négocient plutôt que de s'affronter. C'est aussi cela, la souveraineté : comprendre les rapports de force avant qu'ils ne s'imposent à nous.
Ce rapprochement n'est pas nouveau. Moscou et Téhéran resserrent leurs liens depuis plusieurs années, notamment sur les plans militaire et énergétique. Dans le conflit américano-iranien, la Russie se présente comme une puissance capable de peser, à la fois partenaire de l'Iran et interlocuteur d'autres acteurs régionaux.
La guerre en Iran déborde déjà sur ses voisins : les houthis ciblent l'Arabie saoudite, le Yémen redevient un front, et les marchés de l'énergie s'agitent. Le Maroc observe ce dossier de loin, mais pas sans intérêt. Rabat a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran en 2018, accusant l'Iran de soutenir le Front Polisario via le Hezbollah. Depuis, les relations sont restées tendues, même si des signaux d'ouverture ont circulé.
Sur le plan économique, le royaume reste vulnérable aux chocs pétroliers. Un conflit durable au Moyen-Orient renchérit l'énergie et fragilise le pouvoir d'achat des ménages.
Pour un jeune Marocain, l'axe Moscou-Téhéran semble bien loin. Pourtant, de cet équilibre dépendent le prix du carburant, la stabilité des marchés et, en partie, la sécurité régionale. Le Maroc, qui a fait de son intégrité territoriale et de la stabilité ses priorités, a tout à gagner d'un monde où les puissances négocient plutôt que de s'affronter. C'est aussi cela, la souveraineté : comprendre les rapports de force avant qu'ils ne s'imposent à nous.



