Aide sociale portée progressivement à 1 000 DH, pensions minimales à 3 000 DH, réforme de l’IR, soutien aux factures d’électricité, logement, médicaments et alimentation : le programme gouvernemental 2026-2031 comporte de nombreux engagements susceptibles de modifier le budget des ménages. Leur portée dépend toutefois des bénéficiaires concernés, des conditions d’accès et du calendrier d’application.** Le pouvoir d’achat se joue au supermarché, mais aussi devant une ordonnance, une facture d’électricité ou une échéance de loyer. Il dépend du revenu disponible, des dépenses indispensables et de la sécurité financière face à un accident de parcours. C’est cette définition large que retient le programme gouvernemental.
Ce décompte constitue un classement éditorial : certaines mesures appartiennent à un même chantier et leurs bénéficiaires peuvent se recouper. Il ne correspond pas à une liste officielle de 50 aides indépendantes et cumulables.
Aides sociales et revenus : renforcer les ressources disponibles
1. Porter progressivement l’aide sociale directe minimale de 500 à 1 000 DH par mois.
Le relèvement doit suivre une programmation financière tenant compte de la composition familiale et du coût de la vie. Il s’accompagnerait d’une révision périodique des montants.
2. Relever le seuil annuel exonéré de l’impôt sur le revenu.
Le programme prévoit un passage de 40 000 à 60 000 DH de revenu net imposable, dans une réforme progressive étalée entre 2027 et 2031.
3. Réduire et simplifier les tranches imposables de l’IR.
Le nombre de tranches imposables passerait de cinq à trois, avec des taux de 10 %, 20 % et 30 %. Le taux marginal maximal serait ramené de 37 % à 30 %. Le coût et les incidences sur les recettes publiques doivent être évalués avant déploiement.
4. Relever progressivement les pensions principales minimales à 3 000 DH mensuels.
L’engagement concerne les différents régimes, selon un calendrier et un financement à établir. Il ne signifie pas qu’une pension contributive de ce montant serait automatiquement accordée à toute personne âgée.
5. Réviser périodiquement les pensions minimales et les petites pensions.
Le programme prévoit cette révision pour limiter leur érosion sous l’effet du coût de la vie, sans annoncer une formule automatique d’indexation.
6. Permettre à la veuve de percevoir 100 % de la pension principale du conjoint décédé.
Cette évolution, présentée par rapport à une référence de 50 %, doit préserver les droits des orphelins et des autres ayants droit. Des règles sont prévues en présence de plusieurs bénéficiaires.
7. Compléter la protection des personnes âgées sans droits suffisants à la retraite.
Un revenu de solidarité vieillesse, intégré à l’aide sociale directe et ciblé selon le revenu réel, est envisagé. Aucun montant distinct n’est précisé dans ce passage.
8. Élargir l’indemnisation de la perte d’emploi.
Les conditions d’éligibilité seraient révisées pour étendre la couverture, tout en conservant la nature assurantielle du mécanisme et son articulation avec le retour à l’emploi.
9. Éviter la suppression immédiate de l’aide sociale lors d’une première embauche.
Un mécanisme de sortie progressive doit maintenir une assistance pendant la transition vers une activité, pour ne pas pénaliser la déclaration du travail.
10. Revoir le ciblage social à partir du revenu réellement disponible.
Le programme prévoit une transition progressive, des recours et un lissage des revenus occasionnels ou saisonniers, afin qu’une rentrée temporaire ne provoque pas une perte injustifiée de l’aide. L’indice socioéconomique resterait complémentaire lorsque les données de revenu sont insuffisantes.
Électricité et logement : alléger les charges les plus lourdes
11. Compenser certaines factures d’électricité ne dépassant pas 100 DH mensuels.
Pour la résidence principale des ménages éligibles selon leur revenu réel, la compensation correspondrait au montant de la facture concernée. Elle serait appliquée automatiquement par le distributeur, sous forme de réduction visible, sans demande écrite.
12. Maintenir l’aide à l’acquisition d’un logement.
Les deux niveaux annoncés sont 100 000 DH pour un logement ne dépassant pas 300 000 DH, et 70 000 DH pour un logement situé au-dessus de ce seuil jusqu’à 700 000 DH. La prolongation du dispositif jusqu’à la fin de la législature serait précédée d’une évaluation indépendante avant l’échéance de 2028. L’objectif cumulé serait d’au moins 300 000 bénéficiaires.
Aides sociales et revenus : renforcer les ressources disponibles
1. Porter progressivement l’aide sociale directe minimale de 500 à 1 000 DH par mois.
Le relèvement doit suivre une programmation financière tenant compte de la composition familiale et du coût de la vie. Il s’accompagnerait d’une révision périodique des montants.
2. Relever le seuil annuel exonéré de l’impôt sur le revenu.
Le programme prévoit un passage de 40 000 à 60 000 DH de revenu net imposable, dans une réforme progressive étalée entre 2027 et 2031.
3. Réduire et simplifier les tranches imposables de l’IR.
Le nombre de tranches imposables passerait de cinq à trois, avec des taux de 10 %, 20 % et 30 %. Le taux marginal maximal serait ramené de 37 % à 30 %. Le coût et les incidences sur les recettes publiques doivent être évalués avant déploiement.
4. Relever progressivement les pensions principales minimales à 3 000 DH mensuels.
L’engagement concerne les différents régimes, selon un calendrier et un financement à établir. Il ne signifie pas qu’une pension contributive de ce montant serait automatiquement accordée à toute personne âgée.
5. Réviser périodiquement les pensions minimales et les petites pensions.
Le programme prévoit cette révision pour limiter leur érosion sous l’effet du coût de la vie, sans annoncer une formule automatique d’indexation.
6. Permettre à la veuve de percevoir 100 % de la pension principale du conjoint décédé.
Cette évolution, présentée par rapport à une référence de 50 %, doit préserver les droits des orphelins et des autres ayants droit. Des règles sont prévues en présence de plusieurs bénéficiaires.
7. Compléter la protection des personnes âgées sans droits suffisants à la retraite.
Un revenu de solidarité vieillesse, intégré à l’aide sociale directe et ciblé selon le revenu réel, est envisagé. Aucun montant distinct n’est précisé dans ce passage.
8. Élargir l’indemnisation de la perte d’emploi.
Les conditions d’éligibilité seraient révisées pour étendre la couverture, tout en conservant la nature assurantielle du mécanisme et son articulation avec le retour à l’emploi.
9. Éviter la suppression immédiate de l’aide sociale lors d’une première embauche.
Un mécanisme de sortie progressive doit maintenir une assistance pendant la transition vers une activité, pour ne pas pénaliser la déclaration du travail.
10. Revoir le ciblage social à partir du revenu réellement disponible.
Le programme prévoit une transition progressive, des recours et un lissage des revenus occasionnels ou saisonniers, afin qu’une rentrée temporaire ne provoque pas une perte injustifiée de l’aide. L’indice socioéconomique resterait complémentaire lorsque les données de revenu sont insuffisantes.
Électricité et logement : alléger les charges les plus lourdes
11. Compenser certaines factures d’électricité ne dépassant pas 100 DH mensuels.
Pour la résidence principale des ménages éligibles selon leur revenu réel, la compensation correspondrait au montant de la facture concernée. Elle serait appliquée automatiquement par le distributeur, sous forme de réduction visible, sans demande écrite.
12. Maintenir l’aide à l’acquisition d’un logement.
Les deux niveaux annoncés sont 100 000 DH pour un logement ne dépassant pas 300 000 DH, et 70 000 DH pour un logement situé au-dessus de ce seuil jusqu’à 700 000 DH. La prolongation du dispositif jusqu’à la fin de la législature serait précédée d’une évaluation indépendante avant l’échéance de 2028. L’objectif cumulé serait d’au moins 300 000 bénéficiaires.
- Faciliter le financement d’une première résidence.
Avec les banques et les établissements de crédit, le gouvernement développerait des garanties pour l’apport initial et des financements de longue durée à conditions stables, en prévenant le surendettement. - Créer une offre nationale de logements locatifs abordables.
Le foncier public serait mobilisé au profit d’opérateurs s’engageant contractuellement sur des loyers plafonnés. Les jeunes, étudiants, nouveaux ménages et travailleurs mobiles sont particulièrement concernés. - Proposer environ 100 000 solutions résidentielles aux jeunes entre 2027 et 2031.
Petites locations, résidences, colocations et mobilisation du parc privé composeraient cette offre. L’État apporterait du foncier, des incitations et des garanties ; il ne construirait pas directement toutes les unités. - Accorder 40 000 DH aux ménages éligibles pour l’habitat rural.
Le programme vise la construction ou la réhabilitation de 100 000 logements durant la législature. Un complément pourrait dépendre de la vulnérabilité, de l’éloignement et des dépenses de sécurité du bâtiment. - Fournir un accompagnement technique gratuit pour le logement rural.
Des modèles architecturaux adaptables et une assistance doivent aider les ménages à construire plus sûrement, avec des exigences de résistance aux risques et d’efficacité énergétique et hydrique. - Agir contre la rétention foncière et remettre des logements vacants sur le marché.
Le programme associe révision de la fiscalité des terrains non bâtis, suivi des prix et incitations à la location déclarée. L’effet attendu sur les prix restera dépendant des marchés locaux ; aucune baisse uniforme n’est garantie.
- Réexaminer les prix publics des médicaments.
La révision porterait aussi sur les mécanismes de remboursement, avec encouragement des génériques. Aucun pourcentage général de baisse n’est fixé. - Réduire les délais de remboursement de l’assurance maladie.
L’amélioration de la couverture doit aussi limiter le temps pendant lequel les ménages supportent les dépenses avant remboursement. - Développer la facturation directe et le tiers payant dans les établissements publics.
Les organismes assureurs régleraient directement leur part aux structures concernées. Cela ne signifie pas que tous les soins deviendraient gratuits : la part restant éventuellement à la charge de l’assuré dépendrait des règles applicables. - Protéger davantage la continuité des soins lorsque les droits sont suspendus.
Le programme distingue l’incapacité temporaire de payer les cotisations du refus injustifié de cotiser, afin de traiter les situations de vulnérabilité sans supprimer le principe contributif. - Intégrer progressivement les troubles psychiques et mentaux aux affections prises en charge à 100 % par l’AMO.
L’engagement s’inscrit dans les catégories d’affections chroniques et de longue durée. Son périmètre effectif devra être précisé. - Prendre intégralement en charge un panier de prestations liées au handicap.
Il comprendrait notamment consultations et traitements spécialisés, rééducation, réadaptation, orthophonie, accompagnements psychologique et psychomoteur et médicaments indispensables. - Organiser la prise en charge des équipements d’assistance.
Fauteuils roulants, prothèses, aides auditives ou visuelles et outils de communication figureraient sur une liste nationale. Les conditions et taux de remboursement, le renouvellement et l’entretien restent à définir : une gratuité intégrale de tous ces équipements ne peut être annoncée. - Développer les services d’aide et de soins à domicile.
Ils doivent faciliter le maintien des personnes âgées ou handicapées dans leur environnement et alléger les contraintes familiales. Le programme ne précise pas une gratuité générale de ces services. - Étendre l’accueil de jour et les services de répit.
Ces solutions peuvent soulager les aidants et leur permettre de conserver un emploi ou de suivre une formation, avec un effet possible sur les revenus du foyer.
- Soutenir progressivement l’accès aux crèches pour les familles modestes.
Le programme prévoit un appui à la garde et à la petite enfance, particulièrement pour les enfants de ménages à revenus limités ou vulnérables. - Achever la généralisation du préscolaire à l’horizon 2028.
Une offre accessible peut réduire le recours à des solutions privées. Le texte ne permet toutefois pas de chiffrer une économie identique pour chaque famille. - Étendre et améliorer le transport scolaire rural.
La cible annoncée est d’environ 730 000 élèves, contre une référence d’environ 624 000 dans le programme, avec priorité aux difficultés liées à l’éloignement. - Améliorer l’hébergement et la restauration scolaires.
Environ 85 000 élèves sont visés, notamment dans les Dar Talib et Dar Taliba, avec des exigences de qualité de l’accueil et de l’alimentation. - Renforcer le soutien pédagogique pendant le temps scolaire.
La détection précoce des difficultés et l’accompagnement peuvent limiter le besoin de cours particuliers payants. Cette économie constitue un effet possible, pas une réduction de dépense garantie. - Prévoir la gratuité d’Internet pour certains usages éducatifs.
L’engagement concerne les usages liés aux plateformes et solutions pédagogiques désignées par le programme. Il ne correspond pas à la gratuité de l’abonnement Internet de tout le ménage. - Prévoir une allocation mensuelle nette de 7 000 DH pour les doctorants relevant du dispositif concerné.
Cette mesure s’inscrit dans la poursuite du programme de formation des doctorants moniteurs de nouvelle génération. Elle ne concerne pas automatiquement tous les inscrits en doctorat. - Encourager le mariage par une aide pouvant atteindre 5 000 DH.
Le programme mentionne ce soutien aux jeunes souhaitant se marier, sans détailler dans le passage concerné les critères d’attribution ou le calendrier. - Étendre les tarifs préférentiels destinés aux personnes âgées.
Les transports publics et les activités culturelles et sportives sont concernés, sans taux national uniforme de réduction annoncé. - Accompagner financièrement les enfants orphelins ou abandonnés accueillis en institution.
Le programme s’appuie sur le mécanisme d’aide spécifique et prévoit un accompagnement vers l’autonomie après la sortie de l’établissement. - Couvrir certains frais des participants au programme de volontariat.
Transport, alimentation et hébergement, lorsque nécessaire, pourraient être soutenus, avec assurance pendant la participation. Le volontariat ne serait ni un emploi salarié ni une garantie de recrutement.
- Créer un dispositif de premier contrat visant environ 500 000 jeunes sur cinq ans.
L’État prendrait en charge une partie du coût du recrutement. Une fraction significative du soutien dépendrait du maintien du jeune après la période d’aide. - Accompagner environ 60 000 entreprises de jeunes.
Incubation, financement, garanties et accès aux marchés seraient proposés pendant une durée pouvant atteindre deux ans. La pérennité serait appréciée après trois ans. - Instituer des prêts sans intérêt pour les jeunes ruraux porteurs de projets agricoles.
Le dispositif contribuerait à l’objectif de stabilisation de 80 000 jeunes en milieu rural. Il ne s’agit pas d’une subvention universelle de montant prédéfini. - Déployer un programme d’insertion spécifique aux jeunes femmes.
Il réunirait formation, crèches, transport, possibilités de travail à distance et services de proximité pour réduire les obstacles à l’activité rémunérée. - Créer un passeport de mobilité professionnelle.
Une partie des frais de transport, de déplacement et d’hébergement provisoire serait prise en charge pour les jeunes acceptant une formation ou un emploi hors de leur résidence. La cible est d’environ 250 000 opérations en cinq ans, pas nécessairement autant de personnes distinctes. - Ouvrir environ 125 000 possibilités de mobilité professionnelle internationale légale.
Des accords avec des pays en manque de certaines qualifications encadreraient les parcours, avec préparation linguistique, certifications et contrats réguliers. Ce volume constitue un objectif d’accès à l’emploi, pas une allocation.
- Raccourcir les circuits de distribution alimentaire.
Plateformes régionales, contrats directs et modernisation des marchés de gros doivent réduire les coûts inutiles, tout en préservant la rémunération des producteurs. - Réorganiser la filière des viandes rouges.
Le programme associe aliments du bétail, reconstitution du cheptel, marchés, abattoirs et traçabilité. Les facilités d’importation seraient temporaires et évaluées selon leur effet réel sur les prix au consommateur. - Améliorer l’acheminement des poissons de grande consommation vers les marchés intérieurs.
Le froid, le transport et la surveillance des pratiques anticoncurrentielles doivent améliorer l’offre et limiter les coûts. - Sécuriser l’approvisionnement alimentaire et surveiller les marges.
Plans saisonniers, suivi des stocks et alertes sur les prix doivent prévenir les pénuries. Les ajustements d’importation ou les restrictions exceptionnelles d’exportation reposeraient sur des règles annoncées, limitées dans le temps et compatibles avec les engagements commerciaux. - Réduire le coût des transferts d’argent des Marocains du monde.
Le programme prévoit des solutions numériques compétitives et des produits proposés par les banques et organismes financiers publics à des tarifs encadrés, transparents et publiés. - Renforcer la concurrence dans les télécommunications et les transports.
Le partage des infrastructures doit réduire les coûts de déploiement du très haut débit. Dans le transport par autocar, le programme prévoit de traiter les droits d’exclusivité et l’encadrement des prix. Leur traduction en baisse de facture ou de billet devra être constatée.
Le véritable test sera le budget des ménages
Ces engagements n’ont ni le même calendrier ni le même effet. Une allocation augmente les ressources ; le tiers payant réduit une avance de frais ; une crèche peut faciliter le maintien dans l’emploi ; une plateforme alimentaire cherche à améliorer le fonctionnement du marché.
Il faudra donc observer séparément les montants effectivement versés, les dépenses réellement évitées, les prix pratiqués et les revenus durablement obtenus. Une mesure inscrite au programme marque un engagement politique. Son adoption, son financement et son application permettront de juger ce qu’elle change pour les familles.
Sur l’IR, la précision reste indispensable : le texte prévoit une trajectoire progressive vers un taux marginal maximal de 30 %. Une éventuelle évolution ultérieure vers les 20 % évoqués pendant la campagne ne figure pas dans cet engagement et demeure à confirmer dans le PLF 2027.
Il faudra donc observer séparément les montants effectivement versés, les dépenses réellement évitées, les prix pratiqués et les revenus durablement obtenus. Une mesure inscrite au programme marque un engagement politique. Son adoption, son financement et son application permettront de juger ce qu’elle change pour les familles.
Sur l’IR, la précision reste indispensable : le texte prévoit une trajectoire progressive vers un taux marginal maximal de 30 %. Une éventuelle évolution ultérieure vers les 20 % évoqués pendant la campagne ne figure pas dans cet engagement et demeure à confirmer dans le PLF 2027.